
Emission littƩraire SpƩciale Rencontre de l'auteure Claire Baglin
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Listen to Podcast Claire Baglin by La Jeanne en voix MP3 song. Podcast Claire Baglin song from La Jeanne en voix is available on Audio.com. The duration of song is 23:13. This high-quality MP3 track has 1411.2 kbps bitrate and was uploaded on 10 Mar 2023. Stream and download Podcast Claire Baglin by La Jeanne en voix for free on Audio.com ā your ultimate destination for MP3 music.










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Claire Baguin, author of the book "En salle," is interviewed on a literature show. She discusses her various jobs, including fast food and being a bookseller. She explains her writing process and how she chose her publisher, Editions de Minuit. The interviewer asks about the alternating narratives in her book and why she chose to write a biography. Claire clarifies that it is not her own biography but a fictional story inspired by her experiences. She also discusses the inspiration behind the book and her desire to write about work. Bonjour Ć toutes et Ć tous, bienvenue dans une nouvelle Ć©mission de La Jeune Envoie. Aujourd'hui, une Ć©mission spĆ©ciale littĆ©rature, nous recevons Claire Baguin, l'auteur du livre Ā« En salle Ā». Claire, nous avons lu votre livre, nous vous avons dĆ©couvert au travers de vos pages, mais nous voulons en savoir plus. Tout d'abord, merci d'ĆŖtre lĆ . Merci beaucoup de m'avoir invitĆ©e. Alors, Claire Baguin, qui ĆŖtes-vous ? Quelle question ! J'ai Ć©crit un roman qui s'appelle Ā« En salle Ā», qui est sorti aux Ćditions de l'Uni en septembre, et tout le reste, pas beaucoup de choses. J'ai fait plusieurs mĆ©tiers. J'ai l'impression que le mĆ©tier est souvent un peu plus important, pour moi en tout cas, mais j'ai travaillĆ© dans le fast-food, j'ai travaillĆ© en tant que vendeuse de canapĆ©s, j'ai Ć©tĆ© libraire, et je crois que Ƨa rĆ©pond Ć la question plus que le reste. D'accord. Merci. Le travail que nous avons fait pour prĆ©parer votre venue a consistĆ© Ć le regarder Ć travers les yeux de diffĆ©rents acteurs du livre. Nous avons donc Ć©coutĆ© tout d'abord un coup de cÅur que nous avons Ć©crit en nous mettant dans la peau d'un libraire. C'est Manon qui va nous le lire. Aujourd'hui, un collĆ©gien est venu dans ma librairie. Il cherchait un livre pour son devoir de franƧais. Il m'a dit Ā« J'ai aperƧu un livre blanc, pas trĆØs attirant de premier abord. Il s'appelle Ā« En salle Ā» de l'auteur Claire Bavlin. Ć cĆ“tĆ©, il y avait un livre sur Mickey avec une belle premiĆØre de couverture. Il coĆ»tait 18 euros et je n'avais que 16 euros, alors j'ai pris le livre blanc. Dans le livre Ā« En salle Ā», l'enfant frĆ©veuse devient dĆ©sillusion face Ć la rudesse du travail. Pour une fois, le hĆ©ros est ordinaire, ce qui permet de se sentir proche de lui dans de nombreuses situations. Cet Ć©lĆØve a achetĆ© ce livre par manque d'argent. Pourtant, 16 euros, c'est cher quand mĆŖme pour un livre, mais je suis persuadĆ©e qu'il l'apprĆ©ciera. Nous allons poursuivre avec Camille et Manon pour les questions que les Ć©lĆØves se sont posĆ©es lors de la lecture de votre roman Claire. Avant de travailler chez McDo, aviez-vous imaginĆ© que cela se dĆ©roulerait comme Ƨa? Je n'ai pas travaillĆ© chez McDo, j'ai travaillĆ© dans le fast-food. C'est une question qui est trĆØs importante pour moi, la question des marques, la prĆ©sence des marques franƧaises, je m'y suis opposĆ©e vraiment fortement. Je ne m'attendais pas Ć la faƧon dont s'est dĆ©roulĆ© le travail. J'ai l'impression qu'on s'attend assez peu finalement, de toute faƧon, Ć ce qui nous tourne dessus quand on commence un nouveau travail, quand on apprend un nouveau travail aussi, parce qu'on est formĆ© dans le fast-food au dĆ©but et dans le roman, on est formĆ© dans le fast-food au dĆ©but, c'est-Ć -dire que le lecteur, de la mĆŖme faƧon que le narrateur du roman, rentre dans un fast-food, comprend comment Ƨa fonctionne et ensuite Ć©volue d'un poste Ć l'autre. C'Ć©tait peut-ĆŖtre l'expĆ©rience de travail que je voulais faire revivre d'une certaine faƧon au lecteur, d'une certaine faƧon, d'abord lĆ . DĆ©jĆ petite, vous Ć©criviez des histoires ? Oui, alors oui, je rĆ©ponds oui, mais elles n'ont absolument aucun rapport avec le roman. Ce qui m'amuse beaucoup, c'est que je ne vois pas cette Ć©criture-lĆ , petite, comme une droite ligne vers le roman actuel. Je sais que j'avais un goĆ»t pour l'Ć©criture, l'histoire, et mĆŖme d'ailleurs peut-ĆŖtre un goĆ»t pour la graphie, le fait mĆŖme d'Ć©crire. Je me rappelle avoir Ć©crit des choses petites, par exemple en disant, j'aimerais avoir une sorte de punition d'Ć©criture, de ne pas coller des chewing-gums sur une table, juste pour pouvoir l'Ć©crire plusieurs fois et faire cette graphie. Je pense que peut-ĆŖtre ce qui est restĆ©, ce n'est pas les histoires que j'Ć©crivais Ć l'Ć©poque, c'est la graphie, vraiment, le geste d'Ć©crire. Merci. A-t-il Ć©tĆ© compliquĆ© de publier votre premier roman ? CompliquĆ©, je ne sais pas. En fait, je pense que je l'ai envoyĆ© au bon Ć©diteur. C'est surtout cette question-lĆ , c'est-Ć -dire que c'est le travail en amont sur un texte et ensuite le travail de savoir Ć qui on va l'envoyer, Ć qui on l'adresse, puisque c'est vraiment pour moi une adresse. Je l'ai envoyĆ©e Ć un seul Ć©diteur, aux Ćditions de Nuit, Ć mon Ć©diteur qui est Thomas Simonnet, et je ne me suis pas trompĆ©e. La difficultĆ©, elle Ć©tait plutĆ“t dans le travail d'Ć©criture en amont et dans les lectures aussi, mais ces lectures-lĆ que j'avais en tant que lectrice, elles m'ont permis de comprendre les lignes Ć©ditoriales de plusieurs maisons et de savoir envoyer Ć la bonne personne. VoilĆ . D'accord. Merci. Pourquoi avoir choisi les Ćditions de Minuit comme Ć©diteur ? C'est une trĆØs bonne question. Les Ćditions de Minuit, pour mille raisons peut-ĆŖtre, c'est que je suis une lectrice de leur catalogue et des auteurs qui publient chez Minuit. Je pense Ć plusieurs auteurs. En ce moment, j'aime Seb EscaĆÆa, par exemple, qui est un auteur que j'aime Ć©normĆ©ment, qui dĆ©veloppe une poĆ©sie particuliĆØre. Les plus proches de Romand en salle, il y a Ć©galement l'Ć©tabli Troubadours. Il y a un roman qui a Ć©tĆ© publiĆ© Ć l'Ćdition de Minuit qui s'intĆ©resse Ć un manÅuvre dans une usine Renault. Et il y a d'autres auteurs qui m'ont beaucoup plu. Je me souviens d'un Ć©diteur de Beckett Ć©galement. Mais je pense Ć©galement Ć ma dĆ©couverte toute rĆ©cente encore de ClĆ©ment Rosset, qui est un philosophe qui a Ć©galement Ć©crit de la littĆ©rature. En fait, c'est pour ces raisons-lĆ que je les ai envoyĆ©es aux Ćditions de Minuit. Et aussi parce que j'Ć©tais d'accord avec mon Ć©diteur sur les vues et sur le travail Ć effectuer sur le manuscrit. Et c'est Ƨa qui est le plus important, c'est-Ć -dire le dialogue avec l'Ć©diteur. Merci. Merci. Pourquoi avoir choisi cette couverture ? Alors, il faut savoir que la couverture des Ćditions de Minuit est historique. C'est-Ć -dire que tous les livres des Ćditions de Minuit ont cette couverture. Il faut le savoir. C'est-Ć -dire que c'est une couverture qui n'a jamais bougĆ© depuis la crĆ©ation des Ćditions de Minuit. Et c'est Ƨa qui fait que c'est une maison historique. C'est-Ć -dire qu'on reconnaĆ®t une couverture des Ćditions de Minuit. Alors, il n'y a pas de photographie dessus. Mais des grands formats des Ćditions de Minuit ont tenu Ć avoir ce symbole, ce M, cette Ć©toile. Et c'est Ƨa qui est trĆØs beau. C'est-Ć -dire que c'est une couverture intemporelle. Et aprĆØs, il y a les poches. La collection poches de Minuit qui, eux, ont des photographies. Et ce livre devient un poche. Je suis curieuse de savoir quelles photos on va choisir. VoilĆ . Ce livre devient un poche. Pourquoi avez-vous fait le choix de faire deux rĆ©cits alternĆ©s ? Alors, la question du choix, c'est toujours une question qui m'interroge. Est-ce qu'on choisit ? Moi, j'ai l'impression que c'Ć©tait plutĆ“t des tĆ¢tonnements jusqu'Ć cette forme-lĆ qui a convenu. C'est-Ć -dire qu'il y a eu plusieurs essais d'Ć©criture, etc. Et plusieurs Ć©checs aussi, d'une certaine faƧon, mĆŖme si on pourrait considĆ©rer que ces Ć©checs n'en sont pas. Mais j'ai choisi l'alternance parce que c'Ć©tait la meilleure forme pour raconter une histoire de faƧade et une histoire d'usine corrĆ©lĆ©e. Et je pense que je tenais Ć garder intact chaque rĆ©cit, chaque ligne. Et les faire se croiser, Ƨa, c'est le travail du lecteur pour moi. Mais j'ai mis l'alternance parce qu'elle laisse une place au lecteur. Merci. Pourquoi avoir choisi comme type de livre une biographie ? Alors, une biographie ? Je ne comprends pas la question. Peut-ĆŖtre que vous la reposez. Pourquoi avoir choisi d'Ć©crire votre vie dans le livre ? Ah, cette question-lĆ , oui. Alors, je n'ai pas Ć©crit ma vie dans ce livre. Et ce n'est pas tout Ć fait... Enfin, vous pourrez considĆ©rer qu'effectivement, il y a des Ć©lĆ©ments biographiques. Mais ce n'est pas ma biographie. Et mĆŖme les passages dans le fast-food sont assez Ć©loignĆ©s, finalement, des montages dans le fast-food. Donc, en fait, ce roman, puisque c'est ce terme-lĆ que j'ai choisi, c'est ce genre-lĆ , parce que c'est un genre littĆ©raire, le roman, me tenait Ć©normĆ©ment Ć cÅur puisque c'est avant tout, peut-ĆŖtre, la rĆ©appropriation des souvenirs. C'est-Ć -dire que c'est la question du souvenir. Qu'est-ce qu'on fait avec un souvenir ? Qu'est-ce qu'il devient ? Et comment Ƨa fait roman ? Je pense que raconter un Ć©pisode de ma vie, ou du moi-mĆŖme, dans le fast-food, je sais que c'est peut-ĆŖtre Ƨa qu'il y avait dans les premiers J. Ća n'aurait pas donnĆ© ce roman. Et c'est le travail de rĆ©appropriation du souvenir qui a donnĆ© ce roman. Vraiment. C'est pour Ƨa que je pense que je n'ai pas compris la question, premiĆØrement, c'est que cet objet me semble assez Ć©loignĆ© de moi, en fait, finalement. Et l'anarchie, ce n'est pas moi, d'ailleurs. VoilĆ . Merci. Comment vous ĆŖtes venue l'inspiration pour Ć©crire ce roman ? Alors, il n'a pas Ć©tĆ© question d'inspiration pour Ć©crire ce roman, ce qui peut sembler bizarre, mais j'avais... C'Ć©tait vraiment une sorte d'envie. Je sais que c'est un terme qu'utilise beaucoup un critique littĆ©raire et un professeur qui s'appelle Roland Barthes, que je lis beaucoup. Il parle du dĆ©sir d'Ć©criture. Il parle en termes de dĆ©sir, il parle du fantasme d'Ć©criture. Et je pense que ce n'Ć©tait pas une inspiration, c'est-Ć -dire que Ƨa ne s'est pas imposĆ©. C'est que j'avais envie d'Ć©crire sur le travail et ensuite, je n'y arrivais pas. Et ensuite, j'ai eu cette expĆ©rience de travail au fast-food qui m'a menĆ©e vers des pages d'Ć©criture sur le fast-food alors mĆŖme que je ne pensais pas pouvoir Ć©crire un jour dessus. Je ne l'envisageais pas comme une matiĆØre d'Ć©criture. Et Ƨa s'est imposĆ© un peu plus tard. C'est pour Ƨa que la question d'inspiration, elle est particuliĆØre, mais je crois que c'est moins une question d'inspiration que, aussi, d'une certaine faƧon, je ne savais pas Ć©crire sur autre chose. Enfin, sur le fast-food, en tout cas, je ne savais pas Ć©crire sur autre chose. L'usine, c'Ć©tait une envie et le fast-food, c'Ć©tait un imposĆ©. Par qui, d'ailleurs ? Je ne sais pas. J'ai mis 6 mois pour l'Ć©lection du 1er juillet. AprĆØs, il y a eu un an de retravail avec l'Ć©diteur. La grosse partie du travail, Ƨa a Ć©tĆ© aussi le travail de cohĆ©rence et la prĆ©cision aussi de l'ensemble. C'est-Ć -dire qu'il fallait prĆ©ciser la forme. Il fallait lui permettre de garder toute sa cohĆ©rence. Je pense que dans le 1er juillet, c'est peut-ĆŖtre ce qui manquait encore. Peut-ĆŖtre un an et 6 mois, finalement, on pourrait dire. Comptez-vous Ć©crire d'autres romans ? Oui, je pense. On verra. J'espĆØre. Continuons en Ć©coutant un prĆ©sent de passage lu par Manon et par Martin. Et pourquoi ici plutĆ“t qu'ailleurs ? Je suppose que vous avez postulĆ© partout, mĆŖme chez nos concurrents. Non, je connais surtout votre chaĆ®ne. Les autres, je n'ai jamais essayĆ©. Vous ĆŖtes sĆ»re que vous allez vous rĆ©veiller ? Vous n'allez pas avoir de panne de rĆ©veil ? D'accord, vous n'aimez pas les grasses matinĆ©es. Mais vous n'avez pas envie d'aller Ć la mer cet Ć©tĆ© ? De profiter de vos vacances ? Vous faites quoi comme Ć©tudes ? D'accord, donc, vous allez partir comme tous les autres pour la rentrĆ©e, c'est Ƨa ? J'ai une derniĆØre idĆ©e. Je dirais que mon principal dĆ©faut, c'est que je n'ai pas assez d'expĆ©rience. ArrĆŖtez, arrĆŖtez, ce n'est pas un dĆ©faut. Il faut bien commencer quelque part, et ici, vous ĆŖtes formĆ©s. Un dĆ©faut. Donnez-moi un dĆ©faut, n'importe lequel, choisissez. Vous ĆŖtes impulsive ? Vous avez du mal Ć garder votre calme, parfois ? Non, non, non. Vous avez du mal Ć garder votre calme, parfois ? Non, non. Vous n'avez pas peur du Covid et des maladies ? Ce n'est pas ici que je l'attraperai plus qu'ailleurs. Bonne rĆ©ponse. Vous ĆŖtes tĆŖte en l'air ? Vous avez tendance Ć oublier ? Non, enfin, pas vraiment. Vous n'ĆŖtes pas dĆ©goĆ»tĆ©e par certaines tĆ¢ches ? Ća ne vous dĆ©range pas de sortir les poubelles ? Je le fais toutes les semaines chez moi. Il y a des gens que Ƨa dĆ©goĆ»te. Non, pas moi. Je comprendrais si c'Ć©tait le cas. Si j'y rĆ©flĆ©chis bien, non, Ƨa ne me pose pas de problĆØme. Donc, vous n'avez pas de dĆ©faut, c'est Ƨa que vous me dites ? Vous ĆŖtes parfaite comme moi, alors ? Bon. Je ne vous cache pas que j'ai une centaine de candidatures sur mon bureau. Sans parler de celles en ligne qui attendent. Et lĆ , je vois encore cinq candidates aprĆØs vous. J'ai Ć©crit mi-septembre, mais je peux Ć©crire fin. Ce serait bon pour vous de travailler jusqu'Ć cette pĆ©riode ? Oui, pourquoi pas. Parfait. AprĆØs, vous pouvez me dire Ƨa et dĆ©missionner quand vous voulez. Cette lecture est-elle fidĆØle Ć ce que vous avez Ć©crit ? Est-ce qu'elle reflĆØte bien ce que vous avez imaginĆ© ? Une lecture fidĆØle, je ne sais pas si Ƨa existe. Je pense qu'une lecture, de toute faƧon, procĆØde de l'interprĆ©tation du lecteur. Mon interprĆ©tation du roman n'a pas de valeur absolue. C'est-Ć -dire que mon interprĆ©tation du roman ne veut pas dire que... Elle vaut plus que celle des lecteurs, en fait. Je n'ai pas la version premiĆØre de l'interprĆ©tation du lecteur. Mais je suis ravie d'Ć©couter une nouvelle lecture. Et Ƨa me fait trĆØs plaisir d'entendre cet Ć©change. Et puis aussi, le ton de la narratrice dans la lecture est assez drĆ“le. Parce qu'il y a une sorte de joie, enfin, d'innocence. C'est assez amusant. Et je ne sais pas, Ƨa me donne une autre image de cette narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. Et puis, il y a une autre image de la narratrice qui pourrait ĆŖtre devant le directeur. 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Il y avait un ton et un humour perceptibles dĆØs les premiĆØres pages. Un travail sur la structure originale, l'alternance constante des deux rĆ©cits, et deux mondes. Celui de l'enfance et celui du travail en face faute. Tous les deux trĆØs bien dĆ©crits avec un mĆ©lange de gravitĆ© et de lĆ©gĆØretĆ©. Ensuite, nous lui avons demandĆ© quels Ć©taient ses critĆØres pour choisir un livre que vous vouliez Ć©diter. Il nous a rĆ©pondu. Je n'ai pas de critĆØre fixe puisque je veux ĆŖtre avant tout Ć©tonnĆ©, surpris par le manuscrit. J'aime les propositions d'Ć©criture les plus nouvelles possibles. J'aime que l'Ć©criture ait un rythme, une certaine prĆ©cision. Mais cela peut se manifester de multiples maniĆØres. J'attends ce qui vient, comme on regarde au loin vers le large. Et enfin, combien d'heures et d'Ć©tapes avez-vous passĆ© sur le livre pour qu'il soit prĆŖt Ć ĆŖtre vendu ? Il y a en gros cinq Ć©tapes. La premiĆØre, la lecture du texte et l'Ć©change avec l'auteur. Cela peut ĆŖtre trĆØs court, comme demander de multiples aller-retours. Tout dĆ©pend du texte et des questions qui surgissent entre nous, de la difficultĆ© Ć rĆ©soudre certains points. La deuxiĆØme, la relecture orthotypographique, correction de l'orthographe et de la grammaire, vĆ©rification du respect du code typographique. La troisiĆØme, les Ć©preuves. On fait prĆ©parer une mise en page du texte par un photocompositeur extĆ©rieur. On les relit et les fait relire par l'auteur qui donne son bon Ć tirer. On appelle Ƨa dans notre jargon le B.A.T. La quatriĆØme, l'envoi du fichier du B.A.T. Ć l'imprimeur. Normandie roto-impression avec le tirage souhaitĆ©. La cinquiĆØme et la derniĆØre, la livraison du livre en quelques exemplaires chez nous, pour vĆ©rification. Quelques-uns pour envoi aux journalistes susceptibles de les chroniquer dans leur journal. Quelques-uns Ć l'auteur. Et le reste chez notre distributeur, qu'il enverra ensuite aux libraires, qui en font la commande. Je vais rĆ©agir Ć ces plusieurs lectures. Ća m'a marquĆ©e. Il y a un moment où il rĆ©pond qu'en fait il n'a pas de critĆØre pour choisir des manuscrits, mais il est attentif aux propositions d'Ć©criture. Et je pense que c'est peut-ĆŖtre le plus important pour moi, ces propositions d'Ć©criture justement. Parce qu'on revient Ć la question de la phrase. Et je crois qu'aux Ć©ditions de nuit, c'est pour Ƨa que je l'ai envoyĆ© lĆ -bas aussi, c'est une maison d'Ć©dition qui est proprement littĆ©raire en France. Ća ne veut peut-ĆŖtre rien dire de dire Ƨa, parce qu'il n'y a pas de maison d'Ć©dition qui ne serait pas littĆ©raire, quoique, mais c'Ć©tait leur intĆ©rĆŖt profond pour justement l'Ć©criture et la phrase, et quel travail littĆ©raire on fait avec le geste de travail, avec les lignes, avec le fast-food, quel travail on fait avec tout Ƨa. Ća me touche d'entendre Ƨa, et Ƨa me fait prĆ©ciser que j'ai bien fait de le renvoyer. J'ai bien choisi mon Ć©diteur. Je suis trĆØs contente d'ĆŖtre avec eux et de travailler avec eux. D'accord. Les Ć©lĆØves se sont Ć©galement mis Ć ... Les Ć©lĆØves se sont Ć©galement mis Ć la place de l'Ć©crivain et se sont prĆŖtĆ©s au jeu de la rĆ©daction. Manon, tu peux bien le dire, s'il te plaĆ®t ? Un jour peut-ĆŖtre, je travaillais au McDo. Quand j'Ć©tais petite, mes parents m'ont emmenĆ©e pour la premiĆØre fois au McDo. Je trouvais qu'il y avait une bonne ambiance et une bonne odeur. J'ai pris un Pimil pour la premiĆØre fois, et j'ai trouvĆ© Ƨa dĆ©licieux. Et Ć chaque fois que mes parents me demandaient ce que je voulais manger, je rĆ©pondais McDo. Quand j'ai eu mes 14 ans, je dĆ©cidais de faire mon stage lĆ -bas, mais Ƨa ne s'est pas passĆ© comme prĆ©vu. Car les clients Ć©taient toujours mĆ©contents, le service trop long, et puis Ć la fin de chaque journĆ©e, lorsque je rentrais chez moi, je sentais les frites. C'Ć©tait toujours moi qui faisais le mĆ©nage, je me suis sentie seule et mal aimĆ©e. J'ai eu l'impression d'ĆŖtre exploitĆ©e tout au long de ma semaine. Finalement, avec le recul, je ne souhaite plus y travailler. Pour terminer, Claire, nous avons une derniĆØre question. Imaginez que vous ĆŖtes maintenant manager dans une grande enseigne de fast-food, et que vous rencontrez Claire Baglin, dont vous venez de lire le livre. Que lui dites-vous ? En tant que manager dans fast-food, de responsable, je n'ai absolument aucune idĆ©e. C'est une grande question. En vĆ©ritĆ©, je crois qu'il n'y a personne avec qui j'ai travaillĆ© qui a lu ce roman, par exemple. Parce que ce ne sont pas des gens qui sont lecteurs, et Ƨa ne fait rien d'ailleurs. Mais je ne sais pas du tout ce que je dirais Ć une personne qui aurait Ć©crit un roman sur le monde où je travaille. Je pense que je m'attacherais peut-ĆŖtre Ć la prĆ©cision. Je pense que j'ai Ć©tĆ© prĆ©cise. Je ne sais pas si j'ai bien Ć©crit l'ensemble, mais je crois que j'ai essayĆ© d'ĆŖtre prĆ©cise. Et j'ai eu des retours parfois d'Ć©quipiers de fast-food qui m'ont dit que c'Ć©tait prĆ©cis. Et mĆŖme d'Ć©quipiers de fast-food d'il y a plusieurs annĆ©es. C'est-Ć -dire que dans la fin des annĆ©es 90, les fast-food Ć peu de choses prĆØs Ć©taient Ć peu prĆØs les mĆŖmes. Les mĆ©thodes de travail Ć©taient Ć peu prĆØs les mĆŖmes, les machines Ć©taient les mĆŖmes. Donc je pense que ce serait plutĆ“t une question de prĆ©cision. Et puis encore une fois, ce n'est pas un roman qui cherche Ć critiquer ou Ć faire une critique du travail par exemple. Le travail est dur lĆ -bas. Il est ce qu'il est. Mais ce n'est pas non plus un roman Ć charge. Je ne voulais pas faire de roman Ć charge, de pamphlet ou quoi que ce soit. Je pense que les choses peuvent ĆŖtre comprises diffĆ©remment. Et par la littĆ©rature aussi, par la phrase. Donc c'Ć©tait Ƨa. J'avais envie d'ĆŖtre prĆ©cise. Et je pense qu'un manager qui dirait ce roman se dirait que Ƨa restitue Ć peu prĆØs la faƧon dont il y a cette rotation des postes, dont il y a la trame qui s'Ć©tablit chaque jour. Et la trame, c'est trĆØs important dans ce roman-lĆ . Sous-titres rĆ©alisĆ©s para la communautĆ© d'Amara.org Cette Ć©mission touche Ć sa fin. Merci beaucoup Claire Baglin. Merci Ć©galement Ć Martin, notre libraire, pour ce projet. Merci Ć tous pour votre Ć©coute et Ć bientĆ“t sur la chaĆ®ne où on voit Le meilleur de nous-mĆŖmes. Abonnez-vous !
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