
Listen to CEP CIME PIERRE4 by Manuella Maury MP3 song. CEP CIME PIERRE4 song from Manuella Maury is available on Audio.com. The duration of song is 05:36. This high-quality MP3 track has 130.041 kbps bitrate and was uploaded on 12 May 2026. Stream and download CEP CIME PIERRE4 by Manuella Maury for free on Audio.com – your ultimate destination for MP3 music.










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The speaker discusses the concept of "Murthier," which involves building small walls rather than monumental structures. They reflect on the historical role of wall builders in Valais and the importance of maintaining dry stone walls for vineyard cultivation. The uncertainty of how long a stone wall will last is emphasized, as well as the decline in winter maintenance work on walls leading to their deterioration. The significance of preserving traditional craftsmanship and the challenges of passing down these skills to future generations are highlighted. The loss of expertise in various traditional trades is lamented, underscoring the need to revive and value these skills before they disappear completely. Le titre c'est Murthier. Moi j'aime bien, j'aime bien Murthier. Il y a deux, on pourrait aussi dire murailleur. Mais quand on entend murailleur, on a plutôt tendance à entendre une muraille. Et puis muraille, qui dit muraille, des murailles de Chine, quelque chose d'assez conséquent. Je ne me considère pas comme un constructeur d'ouvrages monumentaux. Mais Murthier pour moi c'est construire des petits murs finalement. Et c'est là que je vois, année après année, jusqu'où, jusqu'à quelle grandeur de mur je peux me permettre. Et j'aime bien ce côté Murthier. Je trouve que ça se rapproche plus de l'artisanat, de quelque chose qui... Le murailleur on sent déjà plus la grosse machine, des choses de plus grande ampleur. Murthier je trouve que c'est plus à ma place. Dans l'histoire justement des Murthiers, je ne pense pas qu'ils s'appelaient ou qu'ils se baptisaient. Eux c'était comme un peu tout le monde. Est-ce que quand même malgré tout, on pourrait dire que c'était les Vignerons, les Murthiers en Valais ? Alors je ne suis pas autant connaisseur de l'histoire. Mais il y a des ouvrages qui ont paru il y a quelques années maintenant. Où ils ont essayé de retrouver un peu tout ce qui... Enfin dans les archives de la bibliothèque cantonale. Et ils ont découvert des sortes de contrats qui étaient passés entre des propriétaires terriens et des maçons. Donc c'était soit des gens qui avaient une formation de maçons, qui venaient faire ces murs. Soit des Vignerons. Au final à une époque où il n'y avait pas 36 métiers, le but c'était de cultiver la terre. Puis on survivait avec les produits de la terre. Donc comme on est en Valais ou en Europe, on a quatre saisons. Il y a toujours une saison qui est l'hiver où tout ce qui est végétation est en repos. Donc durant ces périodes-là, on cultive plus rien. Donc on profitait d'essayer d'acquérir de nouvelles terres en construisant des murs. Il fallait restaurer les murs existants parce que c'est des murs vivants. Donc c'est des murs qui nécessitent une observation, un contrôle régulier. Sinon à terme ça s'écroule et ainsi de suite. Précisément, revenons là-dessus sur les centres à transmission. C'est-à-dire un savoir-faire qui d'abord est organique, ça veut dire qu'on le fait comme tu dis pour vivre, qui petit à petit en fait on rentre presque dans une forme de folklore. Est-ce que c'est le cas en Valais ? Alors le folklore, on pourrait l'imaginer oui et non. Je pense qu'aujourd'hui il y a une image qui se détache de ça. C'est un héritage, c'est un patrimoine et on se doit de le préserver je pense. Mais je le dis souvent aux étudiants, cette semaine j'ai des viticulteurs justement et de quelle manière c'est un outil de travail pour eux. Donc sans murs de vignes, ils n'ont pas de parcelles à cultiver. En tout cas, s'ils laissaient ces murs à l'abandon, les murs s'écrouleraient, on retrouverait beaucoup d'érosion et on ne pourrait plus cultiver la vigne comme on le fait aujourd'hui. Combien de temps ? Combien de temps il faut pour qu'un mur s'écroule ? C'est très difficile. La notion de temps d'un mur en pierre sèche c'est compliqué. D'ailleurs aucun bureau d'ingénieur se lancerait un peu sur cette question-là parce qu'en fait on n'en sait rien. Un mur qui présente une déformation légère, on appelle ça un ventre par exemple, c'est un bombement sur l'avant du mur, il peut tenir 20, 30, 40 ans ou s'écrouler demain. C'est très compliqué à estimer ça. C'est pour ça qu'à l'époque, on avait cette période d'hivernal qui permettait aux vignerons, aux propriétaires terriens de venir faire ces petites corrections, de revenir mettre en place une pierre, replacer une couverte, redémonter, refaire un petit bout de mur qui s'était écroulé, qui permettait de maintenir ces murs en état pour les années à venir. Là où je voulais en venir, c'est qu'à une période, peut-être dans les années 70 à peu près, ces travaux hivernaux, peut-être parce qu'on commence à travailler, il y a moins de main d'œuvre, il y a moins de main d'œuvre durant l'hiver, ce genre de choses, ces travaux de la vigne ont été un petit peu abandonnés ou oubliés, on va dire, et d'où la transmission, pareil, la transmission a aussi été un petit peu mise de côté. Et on se retrouve 30 ans après avec des murs qui commencent à s'écrouler un petit peu de partout, car les travaux durant l'hiver n'ont pas été faits. Et pour les refaire, on essaye de trouver des personnes aujourd'hui pour le refaire et voilà, il n'y a plus personne. C'est vachement bien. Donc ça veut dire que tu dis aujourd'hui, au fond, on a laissé perdre quelque chose, mais ce n'est pas seulement dans ce domaine-là, je vois par exemple les costumes à la RTS, c'était des couturières, tous ces gens-là n'ont pas pu transmettre à d'autres, et tout ça, c'est mort, donc on va chercher des gens partout ailleurs pour un savoir-faire qui était là, qu'on aurait pu transmettre. On essaie de retrouver du monde. Pas comme ça, alors justement. Ben justement, alors comment ça s'est passé, je ne sais pas, mais à un moment donné, je pense qu'il y a un changement.
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