
Interview de Marie-CƩcile Pouliquenn conteuse et professeure de Yoga...Partons sur les traces d'Innana, cette grande dƩesse mƩsopotanienne, et dƩcouvrons la qualitƩ cyclique de la Vie...comment accueillir les "bas" de la Vie, voici ce que nous explorons au cours de cet entretien
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Listen to Sur les tracesd 'Innana by Laurence Verrier MP3 song. Sur les tracesd 'Innana song from Laurence Verrier is available on Audio.com. The duration of song is 41:23. This high-quality MP3 track has 259.402 kbps bitrate and was uploaded on 18 Jun 2023. Stream and download Sur les tracesd 'Innana by Laurence Verrier for free on Audio.com ā your ultimate destination for MP3 music.










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Marie-CĆ©cile Pouliquel is a storyteller, dancer, and yoga teacher who explores various body practices. She discusses the myth of Inanna, an ancient Mesopotamian goddess who descends to the underworld and undergoes a transformation. Inanna must strip away her identity and possessions to reach her sister in the underworld. She dies and is reborn, symbolizing the cycle of death and rebirth. Marie-CĆ©cile relates this myth to her own experiences, including her journey through illness. She emphasizes the power of stories and suggests attending storytelling festivals to reconnect with the art of imagination. Bonjour Ć tous, bonjour Marie-CĆ©cile. Bonjour Laurence, bonjour Ć toutes. Alors aujourd'hui je reƧois Marie-CĆ©cile Pouliquel pour une des intervenantes d'Active la magicienne qui va nous parler d'un sujet passionnant, Inanna. Vous en saurez plus dans quelques instants. Je vais d'abord commencer par se prĆ©senter Marie-CĆ©cile. Alors Marie-CĆ©cile tu es amoureuse du corps et des mouvements, des mots et de la parole. A la fois conteuse, danseuse et professeure de yoga, tu relis la parole, le souffle et le mouvement, persuadĆ©e que le changement commence par nous-mĆŖmes. Petite, tu grimpais aux arbres, tu organisais des spectacles, tu sauvais les animaux sauvages. Tu voulais prendre soin, tu voulais comprendre le monde et les gens autour de toi. Pour comprendre le monde, tu es partie habiter une terre de lĆ©gendes, l'Irlande, et tu as Ć©tĆ© sĆ©duite par la poĆ©sie de ce pays et ses lĆ©gendes. Ća a marquĆ© le dĆ©but de ton cheminement de conteuse que tu as poursuivi au QuĆ©bec. Tu deviens ensuite infirmiĆØre en souhaitant connaĆ®tre les soins hospitaliers. Tu t'y es vite sentie Ć l'Ć©troit et tu as voulu comprendre le corps de maniĆØre plus vaste. Ainsi tu es devenue professeure de yoga. Tu explores depuis 25 ans toutes sortes de pratiques corporelles pour apprendre, comprendre, expĆ©rimenter. Théâtre, clown d'impro, aikido, danse libre, body-mind-centering, shiatsu, mĆ©decine chinoise. Et c'est dans le yoga que tu t'es sentie chez toi. Plusieurs Ć©vĆ©nements ont Ć©tĆ© initiatiques pour toi. La naissance de tes filles et la parentalitĆ©, le dĆ©cĆØs de ta mĆØre que tu as eu la chance d'accompagner jusqu'au dernier souffle et ta traversĆ©e d'une maladie depuis l'Ć©tĆ© 2021. Tu en es ressorti Ć chaque fois transformĆ©. Tu savoures d'autant plus le vivant qui t'entoure et te traverse. Tu es une yogi crĆ©ative et engagĆ©e qui cherche Ć trouver une bulle de tranquillitĆ© chaque jour. Ton intention, crĆ©er des espaces de ressourcement et de crĆ©ativitĆ© Ć travers le yoga, la relaxation et le mouvement conscient poĆ©tique. Alors Marie-CĆ©cile, le sujet que tu as choisi pour ton interview est sur les traces d'Inanna, oser descendre pour mieux s'Ć©lever. C'est un sujet qui peut sembler trĆØs Ć©nigmatique et j'aimerais du coup que tu commences par nous expliquer qui est cette Inanna. Oui alors Inanna c'est une dĆ©esse trĆØs ancienne qui Ć©tait localisĆ©e en MĆ©sopotamie. Selon les lieux, on l'appelle aussi Ishtar. Donc c'est Ishtar ou Inanna. C'est un peu la mĆŖme dĆ©esse. Parfois Ishtar est plus connue mais moi c'est vraiment Inanna qui me tient Ć cÅur. Et Inanna donc cette dĆ©esse MĆ©sopotamienne c'Ć©tait une dĆ©esse du monde d'en haut. Une dĆ©esse trĆØs solaire, trĆØs occupĆ©e. Une dĆ©esse, une reine mĆŖme en fait. Une reine du monde d'en haut qui dĆ©cide Ć un moment donnĆ© d'aller rejoindre sa sÅur qui vit dans le monde d'en bas. Et c'est toute la descente d'Inanna qui pour descendre, rejoindre sa sÅur, doit se dĆ©pouiller de tous les atours qu'elle a pour la rejoindre. Et puis arrivĆ© en bas, Inanna meurt. Elle meurt Ć elle-mĆŖme avant de refaire le trajet pour remonter dans sa vie d'avant. C'est vraiment la symbolique aussi de la mort au symbolique et de la renaissance. Oui et dans les textes en fait on dit que c'est mĆŖme, enfin cette symbolique de mort et de renaissance se retrouve dans beaucoup de textes et c'est mĆŖme antĆ©rieur Ć la mort et Ć la rĆ©surrection du Christ en fait. Donc c'est ce schĆ©ma de mort et de renaissance. Et du coup peux-tu nous expliquer justement ton interprĆ©tation du mythe d'Inanna ? Eh bien moi ce mythe m'a beaucoup accompagnĆ©e et me touche dĆ©jĆ depuis un certain temps parce que c'est cette descente où pour descendre et mourir Ć elle-mĆŖme, elle doit se dĆ©pouiller. En fait elle a sept, ah il y a quelqu'un qui arrive, elle doit, elle a sept portes Ć passer pour accĆ©der au monde d'en bas. Bonjour. Pour accĆ©der au monde d'en bas, elle doit passer sept portes, sept portes Ć chaque fois avec un gardien de la porte qui lui demande de se dĆ©pouiller dans la tour qu'elle a dans sa vie de reine quand elle est Ć la surface en fait. Donc au dĆ©part elle doit dĆ©poser sa couronne et elle demande, mais pourquoi tu me demandes de dĆ©poser cette couronne, je suis la reine du monde en haut, et le gardien lui dit le monde d'en bas a ses lois que personne ne peut contester donc tu dois dĆ©poser ta couronne. Donc elle dĆ©pose sa couronne et puis elle continue, il y a une autre porte où elle doit dĆ©poser son collier et au fur et Ć mesure en fait elle se dĆ©pouille de tout ce qui montre qui elle est de l'extĆ©rieur en fait. Et c'est ce dĆ©pouillement moi qui me touche parce que c'est un dĆ©pouillement pour qu'elle arrive finalement nue en bas, dans ce monde d'en bas, en Ć©tant juste qui elle est sans tout le dĆ©cor, sans toutes les reprĆ©sentations en fait qu'on peut avoir de soi dans le monde qui nous entoure. Mais les personnages finalement qu'on peut adopter selon les circonstances dans nos vies en fait. Oui, il y a des diffĆ©rents rĆ“les qu'on peut jouer en fait, donc le rĆ“le Ƨa peut ĆŖtre le rĆ“le de mĆØre, le rĆ“le de conjointe, le rĆ“le par rapport Ć la profession et c'est ce dĆ©pouillement qui fait qu'au bout du compte en fait c'est une quĆŖte pour aller vers qui elle est rĆ©ellement en fait, quand elle a plus tous ces personnages lĆ qu'elle joue dans la vie ordinaire. Donc finalement ce qui meurt dans l'histoire c'est pas Inanna elle-mĆŖme mais c'est plutĆ“t tout ce qui quelque part voilait son ĆŖtre profond. Oui, il y a de Ƨa mais dans l'histoire racontĆ©e elle meurt quand mĆŖme complĆØtement parce que elle meurt et elle est mĆŖme suspendue Ć des crochets comme des crochets de boucherie. Mais bon c'est dans le mythe aussi, elle reste trois jours suspendue Ć ses crochets avant de revivre. Et est-ce qu'il y a un Ć©lĆ©ment dĆ©clencheur qui lui permet justement de renaĆ®tre ? Et bien alors lĆ c'est trĆØs intĆ©ressant aussi parce que avant de descendre elle a demandĆ© Ć une de ses amies de monter la garde Ć la surface en lui disant que si dans, alors je sais plus, je pense qu'elle dit trois jours, si dans trois jours elle n'est pas revenue de lancer l'alerte et pour, parce qu'il y a quelque chose qui s'est mal dĆ©roulĆ© pour elle. Et son amie c'est Ninchibur, elle reste Ć la surface et effectivement au bout de trois jours elle dit ok il faut que j'aille chercher de l'aide et elle va chercher de l'aide en allant voir les dieux du ciel, enfin les dieux les plus puissants et Ć chaque fois elle s'est un peu rembarrĆ©e en disant bon Ć©coute Inanna est descendue, elle n'avait pas le droit d'y aller, qu'elle se dĆ©brouille en gros. Donc elle en voit plusieurs qui lui disent Ƨa et lĆ Ninchibur se dit qu'elle va pas toquer Ć la bonne porte en fait. C'est pas en allant demander aux dieux du ciel, aux dieux d'en haut, les super puissants que Ƨa va marcher et elle va voir un autre personnage qui lui l'Ć©coute, il Ć©coute vraiment ce qu'elle a Ć dire avec beaucoup de compassion et c'est vraiment un texte trĆØs ancien et il y a cette compassion qui dit ah mais vraiment Inanna elle est descendue, elle n'est pas remontĆ©e, faut vraiment faire quelque chose en fait. Donc c'est un dieu empathique et qui vient gratter sous ses ongles pour rĆ©cupĆ©rer de la poussiĆØre et avec cette poussiĆØre et ses deux petits ĆŖtres qui vont ĆŖtre capables de passer sur tout le chemin pour descendre dans le monde d'en bas et ils vont aller apporter l'eau, enfin dĆ©jĆ ils vont discuter avec la sÅur d'Inanna. Inanna Ć ce moment lĆ elle est dans une douleur extrĆŖme, c'est dĆ©crit comme une douleur de l'enfantement en fait et donc elle l'hurle en disant oh mon ventre, en disant oh oui ton ventre, oui tu as mal et oh mes Ć©paules et elle hurle comme Ƨa, Erich Kegels sa sÅur et Ć chaque fois ses petits ĆŖtres l'Ć©coutent avec empathie en reformulant et c'est la consigne qu'ils avaient eu d'Enki qui les a envoyĆ©s et au bout d'un moment la douleur d'Erich Kegels s'apaise et elle veut remercier les deux petits ĆŖtres qui l'ont Ć©coutĆ© en leur proposant tous les trĆ©sors de la terre qu'elle a et eux ils disent bah non en fait on veut pas tous les trĆ©sors de la terre, on voudrait juste rĆ©cupĆ©rer le corps d'Inanna. Donc elle accepte, les petits ĆŖtres y vont autour d'Inanna et il lui donne le souffle de la vie et l'eau de la vie et c'est par le souffle et l'eau qu'elle revit et qu'il la ramĆØne Ć la surface. Donc il y a un peu de magie et beaucoup d'empathie en fait et puis aussi la prĆ©sence de son ami qui est restĆ© comme une gardienne Ć la surface et Ƨa je trouve Ƨa trĆØs intĆ©ressant aussi Ć explorer ce cette gardienne qui reste Ć la surface et qui fait en sorte que l'aide arrive. Est-ce que cette gardienne justement on peut la comprendre dans un sens je dirais intĆ©rieur c'est Ć dire une facette de nous et dans un sens aussi extĆ©rieur c'est Ć dire d'avoir du soutien aussi d'autres d'Ć©ventuellement une amie ou comment est-ce que toi tu vois Ƨa? Eh bien je le vois un peu Ć double sens effectivement comme soit une thĆ©rapeute ou une amie qui a ce regard extĆ©rieur et qui sait qu'on peut descendre parce qu'on sait qu'il y a quelqu'un qui est lĆ pour nous et puis c'est aussi cette partie de soi qui reste tĆ©moin de ce qui se passe et Ƨa moi je l'ai senti aussi beaucoup dans ma traversĆ©e de la maladie en fait d'avoir ce regard extĆ©rieur qui Ć©tait une partie de moi rĆ©ellement qui faisait ce pĆ“le de gardienne en fait. Parlons un peu de la remontĆ©e ensuite d'Inana, est-ce qu'il y a des Ć©lĆ©ments caractĆ©ristiques en fait, comment est-ce qu'elle remonte et comment elle a Ć©tĆ© transformĆ©e aussi par ses aventures? Alors quand elle remonte il y a quand mĆŖme les lois du monde d'en bas qui sont irrĆ©vocables donc il y a forcĆ©ment un Ć©change donc si elle remonte il y a quelqu'un qui doit mourir Ć sa place donc Ƨa rappelle le mythe d'OrphĆ©e et d'Eurydice que quand quelqu'un monte quelqu'un doit descendre et donc arriver en haut alors le texte ne dit pas qu'elle rĆ©cupĆØre tous ses atours en fait donc elle remonte en Ć©tant elle-mĆŖme, ce soi qu'elle a trouvĆ© en descendant complĆØtement dans le monde d'en bas et c'est arrivĆ© en haut donc il y a deux gros gardiens qui sont montĆ©s avec elle de chaque cĆ“tĆ© et ils disent ok la premiĆØre personne qu'on rencontre on descend avec et la premiĆØre personne qu'ils rencontrent c'est Ninchibur son ami qui est restĆ© Ć la surface donc ils disent ok on la prend et c'est elle qui meurt et toi tu remontes et lĆ elle dit non non non pas Ninchibur c'est pas possible c'est grĆ¢ce Ć elle que je suis remontĆ©e donc elle nĆ©gocie et ils vont un petit peu plus loin lĆ elle rencontre son fils et lĆ les deux gardiens ils disent ok c'est lui qu'on prend c'est lui qui va mourir Ć ta place et lĆ il dit non non non pas mon fils pas mon fils c'est pas possible et ils continuent leur chemin et ils arrivent dans la salle du trĆ“ne donc elle a Ć©tĆ© la reine de ce royaume lĆ et sur le trĆ“ne bien installĆ© et totalement confortable il y a son mari qui est en train de boire enfin qui est trĆØs trĆØs bien installĆ© qui n'Ć©tait pas du tout inquiet par la disparition d'Inanna et quand elle le voit elle dit bah lui vous pouvez le prendre en fait et donc il redescend avec son mari qui nĆ©gocie un petit peu et qui dit ok je veux bien descendre mais seulement la moitiĆ© de l'annĆ©e donc il va ĆŖtre dans le monde d'en bas la moitiĆ© de l'annĆ©e et dans le monde d'en haut la moitiĆ© de l'annĆ©e et là ça fait rĆ©fĆ©rence aussi au mythe de DĆ©mĆ©ter et PersĆ©phone mais pareil c'est antĆ©rieur au mythe de DĆ©mĆ©ter et de PersĆ©phone sur l'apparition des saisons donc il y a toute cette remontĆ©e cet Ć©change et aprĆØs Ƨa pose toute la question du aussi du fĆ©minin masculin mais et ce qu'on peut en dire c'est que son mari en descendant vient connecter avec sa part fĆ©minine et il y a un Ć©quilibre qui se recrĆ©e dans cette exploration aussi. D'accord, est-ce que tu peux nous dire quelques mots justement sur parce que peut-ĆŖtre Ƨa nous aidera aussi Ć comprendre comment ce mythe peut nous inspirer dans certains passages justement dans certaines descentes de notre vie est-ce que tu peux nous dire ce que tu as envie de nous dire de ta propre descente et comment en fait ce mythe t'a accompagnĆ© justement dans cette traversĆ©e de la maladie que tu as vĆ©cu ? Et bien en fait Ƨa a vraiment Ć©tĆ© trĆØs prĆ©sent dans tout le dĆ©pouillement et puis cette descente et de savoir que et bien il y a ce mythe qui existe depuis des millĆ©naires et qu'il y a une remontĆ©e en fait aprĆØs il y a une mort et une remontĆ©e et rĆ©ellement Ƨa a Ć©tĆ© un support Ć©norme pour moi de voir ma descente la perte de Ć plein de niveaux diffĆ©rents donc le deuil de beaucoup de parties de moi et Ć chaque fois je me dis ok Ƨa aussi je le perds mais Ƨa fait quoi mes nanas ? Elle a tout dĆ©posĆ©, elle s'est dĆ©pouillĆ©e de tout et finalement ok elle meurt aussi Ć elle-mĆŖme mais mais c'est pas la fin en fait et moi donc la maladie que j'ai traversĆ©e c'est une tumeur au cerveau qui Ć©tait, il y a une mouche qui vient sur la camĆ©ra, donc c'est une tumeur au cerveau qui Ć©tait bĆ©nigne donc non cancĆ©reuse et qui a pu ĆŖtre enlevĆ©e donc on m'a quand mĆŖme ouvert le crĆ¢ne Ć l'arriĆØre donc c'est une grosse intervention, une grosse intervention du cerveau avec des sĆ©quelles parce que Ƨa touchait le nerf facial, le nerf auditif donc le nerf auditif j'ai complĆØtement perdu l'audition et et l'Ć©quilibre que parce que l'oreille interne s'occupe de l'Ć©quilibre mais Ƨa je l'ai rĆ©cupĆ©rĆ© avec avec la pratique aprĆØs j'ai eu, c'est quand j'ai eu la complication Ć l'oeil trois mois aprĆØs l'opĆ©ration liĆ©e Ć la paralysie faciale que lĆ c'Ć©tait lĆ j'Ć©tais je pense suspendu au crochet lĆ les trois crochets et lĆ c'est il y avait vraiment ce mythe qui Ć©tait prĆ©sent en disant ok en fait c'est pas possible de la roue tourne aussi en fait je suis tout en bas lĆ je vois pas trop comment je pourrais descendre plus en bas que Ƨa donc forcĆ©ment la roue va tourner et puis il y a cette histoire aussi de descente et de remontĆ©e en fait et Ƨa me rappelait c'Ć©tait un ancrage profond de de la vie cyclique en fait qu'on vit. Et du coup une confiance aussi dans ces cycles de la vie Ć laquelle tu as pu te raccrocher. Oui et je me suis rendu compte en traversant que j'avais quand mĆŖme une confiance assez, enfin une confiance indĆ©fectible dans ces cycles qu'on traverse. Et puis aussi dans cette descente c'Ć©tait mon expĆ©rience de des cycles menstruels et des cycles fĆ©minins que c'est comme si je descendais complĆØtement et c'est comme si dans cet hiver dans cet hiver il y avait il y avait j'Ć©tais complĆØtement dans dans dans le cycle de l'hiver du cycle mais que je savais que le printemps il revenait en fait. Parce que je l'avais expĆ©rimentĆ© un nombre enfin depuis 30 ans de de vie cyclique aussi et le mythe d'Inanna reprĆ©sente aussi cette vie cyclique. Et bon du coup comme je l'ai dit au dĆ©but tu es Ć©galement conteuse Marie-CĆ©cile donc on sent aussi ton amour des histoires, le sens noble du terme et aussi ce souci d'aller chercher la source de ces histoires et tout ce que Ƨa peut avoir de prĆ©cieux comme enseignement puisque les contes au dĆ©part comme les mythes c'est quand mĆŖme vraiment des enseignements initiatiques. Comment est-ce que nous qui ne sommes pas conteuses etc nous pouvons quelque part nous appuyer aussi peut-ĆŖtre sur sur ces histoires avec un grand H pour aller puiser de la force, aller puiser peut-ĆŖtre mĆŖme des clĆ©s en fait de comprĆ©hension de ce qu'on peut traverser. Est-ce que tu aurais quelques quelques pistes Ć nous suggĆ©rer ? Quelle attitude on peut avoir par rapport Ć ces histoires pour qu'elles puissent justement nous ouvrir des espaces intĆ©rieurs ? IntĆ©ressant comme question. En fait les histoires elles sont partout, les histoires nous entourent que ce soit les contes, les lĆ©gendes dans les livres mais les livres, les histoires dans les livres elles attendent d'ĆŖtre racontĆ©es et les histoires, enfin lĆ dans le monde dans le monde actuel dans lequel on vit, c'est peut-ĆŖtre plus tant les conteurs qu'on entend mais tous les films, tout se retrouve dans toutes les histoires qu'on entend autour de nous et les histoires Ć©changĆ©es, les histoires partagĆ©es de chacune aussi. En fait les histoires sont partout, on est des ĆŖtres, il y a un livre de lettres fabulateurs de Nancy Houston, oui c'est Nancy Houston, que j'aime beaucoup, c'est qu'on est des ĆŖtres d'histoire, c'est fondateur des ĆŖtres humains en fait. On a besoin des histoires pour exister. Donc les histoires sont partout et elles nous nourrissent pour moi. Et comment justement dans cette sociĆ©tĆ© qui a un peu mis Ć mal cette transmission aussi orale des histoires, parce que dans les gĆ©nĆ©rations antĆ©rieures et mĆŖme depuis trĆØs longtemps il y avait cette, les gens se rĆ©unissaient pour dĆ©veiller etc, il y avait les conteurs, les conteuses, il y avait aussi des transmissions qui se faisaient dans les familles etc, ou par des initiations directement, où c'est vrai qu'on n'est pas baignĆ© lĆ -dedans, dans la sociĆ©tĆ© dans laquelle on vit, du moins dans l'Occident, et du coup qu'est-ce qui selon toi pourrait nous aider Ć retrouver en fait ce chemin-lĆ qui sans doute est quelque part en nous, qu'est-ce qui pourrait nous y aider ? Est-ce que c'est commencer par une histoire en particulier ? Est-ce que c'est se connecter peut-ĆŖtre Ć son Ć¢me d'enfant ? Je ne sais pas. Et bien en cherchant un petit peu, il y a quand mĆŖme, surtout l'Ć©tĆ©, avec l'Ć©tĆ© qui arrive, lĆ , beaucoup de festivals de conteurs en fait. Et ce que je trouve prĆ©cieux dans le conte par rapport Ć des histoires qui sont filmĆ©es par rapport Ć des films, parce que les contes c'est des scĆ©narios, des scĆ©narios qu'on raconte, mais dans le conte, vu que c'est racontĆ©, chacun imagine les paysages qu'il a envie d'imaginer. Et c'est lĆ la richesse du conte, parce qu'en racontant, on Ć©voque des paysages, donc c'est beaucoup sur les sens et sur... on amĆØne les auditeurs dans un univers où chacun imagine et se fait ses propres reprĆ©sentations. Et par exemple, j'Ć©tais dans une Ć©cole, lĆ , où je racontais une histoire avec un arbre magique qui produisait tous les fruits qu'on souhaitait, une fois qu'on avait le nom de l'arbre magique, et j'avais mis des petits fils de laine trĆØs lĆ©ger sur une branche et je leur ai demandĆ©, j'avais pas prĆ©vu de faire comme Ƨa, c'est la premiĆØre fois que je faisais Ƨa, mais Ć la fin de venir cueillir un petit fil en me disant quels fruits ils Ć©taient en train de cueillir. Et je les ai vus attraper leurs fils, sentir le fil et dire qu'ils sentaient l'odeur du fruit qu'ils avaient ramassĆ©. Et c'Ć©tait vraiment, mais je sens l'odeur de la fraise, je sens l'odeur de la banane, et j'ai trouvĆ© Ƨa magique en fait, d'ailleurs c'est un arbre magique, mais en discutant aprĆØs avec une amie, elle me dit, mais en fait tu les as amenĆ©s dans un Ć©tat hypnotique, qui sait qu'ils ont Ć©tĆ© capables de sentir l'odeur du fil, du fil fruit qu'ils ont ramassĆ©. Et je crois que j'ai perdu le fil de ta question. Je te disais justement comment on pouvait retrouver ce chemin-lĆ dans notre sociĆ©tĆ© actuelle. Et bien il y a ces histoires, tous les festivals de contes, si vous cherchez un petit peu, il y en a plein pendant l'Ć©tĆ©, d'expĆ©rimenter cette parole, cet art de la parole en fait, qui permet d'imaginer, d'Ć©voquer et de visualiser des choses avec chacun son paysage. Et finalement moi dans les yoga nidra que je guide, les yoga nidra c'est des relaxations guidĆ©es, et j'amĆØne aussi avec le choix des mots, la parole et de la voix, dans cet Ć©tat en fait, où chacun imagine le paysage qui traverse. Et c'est ce mĆŖme art de la parole, et lĆ où je trouve que Ƨa a le plus de valeur, c'est quand je dis aux gens qui sont prĆ©sents de me donner les mots qu'ils aimeraient voir apparaĆ®tre dans l'histoire, et je m'arrange pour tisser et pour intĆ©grer tous les mots qu'on m'a donnĆ©s. Et c'est finalement en Ć©tant sur ce fil d'incertitude que je suis la plus crĆ©ative, parce que je ne sais pas ce qui va se dĆ©rouler. Une fois je me suis retrouvĆ©e avec des ados qui me disaient d'intĆ©grer dans l'histoire une machine Ć coudre, et lĆ je me disais, oh lĆ , comment je vais amener une machine Ć coudre dans cette relaxation en fait. Et finalement Ƨa a fait un truc hyper cohĆ©rent, mais cohĆ©rent parce qu'on est dans un monde imaginaire dans lequel tout peut arriver en fait. Et pour en revenir Ć Inanna et Ć ce thĆØme, oser descendre pour mieux s'Ć©lever, on en a un peu parlĆ© mais j'aimerais bien que tu puisses expliquer un peu mieux justement comment on peut vraiment intĆ©grer Ƨa je dirais dans notre vie, notamment dans... en fait comment Ƨa peut amener Ć changer notre conception de notre vie finalement, d'intĆ©grer ce mythe d'Inanna et de comprendre qu'en fait cette descente permet ensuite de mieux s'Ć©lever et donc de ressortir grandie quelque part de l'Ć©preuve, ce qui n'est pas du tout en adĆ©quation non plus avec la vision de notre sociĆ©tĆ©. Par exemple je pense Ć la dĆ©pression, qui est quelque chose qui est trĆØs mĆ©dicalisĆ©e, qui est trĆØs mal vue dans notre sociĆ©tĆ©. Bon, il y a des personnes qui sont rĆ©ellement malades, mais je pense qu'il y a aussi beaucoup d'Ć©tiquettes de dĆ©pression qui sont posĆ©es sur des descentes finalement, des descentes qui pourraient ĆŖtre initiatiques si elles Ć©taient quelque part vĆ©cues en conscience ou accompagnĆ©es en conscience. Comment est-ce que justement on peut nous retrouver ce chemin d'oser finalement, se laisser aller Ć descendre quand c'est nĆ©cessaire, ou d'oser peut-ĆŖtre accueillir les Ć©preuves qui nous mettent Ć terre ? Quel serait pour toi peut-ĆŖtre un pas possible ou un chemin possible ? Ce mythe d'Inanna touche aux deuils, Ć tous les deuils de la vie en fait. Les deuils, alors en anglais il y a un mot qui je trouve plus adaptĆ© que deuil, c'est grief, et grief est plus global parce que c'est cette tristesse, ce chagrin qu'on a quand on perd quelque chose. Et deuil en franƧais est plus, enfin je le trouve plus difficile Ć intĆ©grer et Ć accepter, mais finalement c'est accepter que dans notre vie, que notre vie est une succession de deuils, et accepter qu'il y a de l'impermanence aussi dans notre vie et que rien n'est acquis pour toujours. Et Ƨa moi je l'ai senti trĆØs fort en fait au moment du diagnostic, Ƨa a Ć©tĆ© un diagnostic assez brutal et où dans la mĆŖme phrase on m'a dit que j'avais une tumeur au cerveau qui fallait l'opĆ©rer alors que la veille j'avais rien, enfin mĆŖme le matin, mĆŖme j'avais rien quoi. Et c'Ć©tait tellement Ć©norme en fait, surtout que j'Ć©tais en train de quitter mon compagnon, tout est arrivĆ© en mĆŖme temps, et c'Ć©tait tellement Ć©norme que je me suis dit ok lĆ je peux que lĆ¢cher. Et je me rends compte que pour avoir Ć©tĆ© en mesure de faire Ƨa, c'est que j'avais une pratique en fait, mes 25 annĆ©es de pratique de yoga, de connaissances intĆ©rieures et tout Ƨa, que ce chemin de lĆ¢cher, de me laisser ĆŖtre portĆ©, je pense que Ƨa m'a vraiment aidĆ© Ć ce moment lĆ en fait. Mais c'est sĆ»r, il y a vraiment cette question de l'impermanence et que tout ce qu'on a finalement, Ć un moment donnĆ© on va le perdre pour revenir Ć qui on est vraiment. Donc c'est une perte de ce qu'on a pour revenir Ć ce qu'on est je dirais. Oui sans doute que ce dĆ©pouillement de ce qu'on a est nĆ©cessaire justement pour arriver plus dans l'aspect de l'ĆŖtre, qui lui est une forme aussi de sĆ©curitĆ© intĆ©rieure qui justement ne se base pas sur, et mĆŖme de joie intĆ©rieure, qui ne se base pas sur finalement de quoi est faite concrĆØtement notre vie quoi. Ou en tout cas qui se base moins sur de quoi est faite notre vie. Ce n'est pas dire que bon, on a tout Ć abandonner de l'extĆ©rieur mais quelque part il y a une forme, dans cet espace lĆ , il y a une forme de sĆ©curitĆ© intĆ©rieure et mĆŖme de joie dans les pires moments qui peuvent arriver, dans les pires Ć©vĆ©nements. Oui, moi ce que j'ai senti aussi trĆØs fort c'Ć©tait la curiositĆ© qui m'a beaucoup portĆ© de garder un regard curieux Ć tout ce qui m'arrivait en fait. MĆŖme dans la rƩƩducation, dans ce truc de, il y a un moment je ne pouvais pas marcher et tourner la tĆŖte en mĆŖme temps, il fallait que je m'arrĆŖte pour regarder Ć gauche et Ć droite. Mais de garder une curiositĆ©, de comprendre comment Ƨa marche et c'est une curiositĆ© joyeuse en fait, une curiositĆ© de Ā« oh mais comment Ƨa marche en fait tu vois ? Ā». Et rĆ©ellement Ƨa m'a portĆ©, et c'est une attitude dans toutes les mĆ©ditations bouddhistes et justement sur l'impermanence et toute cette question de l'impermanence, c'est, il y a ce cĆ“tĆ© de garder de la curiositĆ© et de l'intĆ©rĆŖt pour ce qui est lĆ . Oui, on rejoint quelque part dans ce que tu dis, ce qui a traversĆ© un peu je pense toutes nos interviews lĆ , des cinq intervenants d'Actives magiciennes, ClĆ©mentine hier Ć©voquait Ƨa par rapport au jeu et de garder cette forme de recul et de curiositĆ©, mais d'attitude un peu joueuse en fait, face Ć ce que la vie nous propose. On l'a tout dit quelque part Ć notre faƧon, en employant des mots diffĆ©rents. Et c'est vrai que c'est, je pense aussi, moi j'ai le sentiment que c'est une espĆØce de, alors je dirais pas de combat, mais d'attitude assez rĆ©volutionnaire, dans le sens qui va Ć l'encontre justement de notre sociĆ©tĆ© actuelle, notre sociĆ©tĆ© matĆ©rialiste aussi, puisqu'on a quand mĆŖme parlĆ© de se dĆ©pouiller de ce qu'on a, etc., qui va un peu Ć contre-courant en fait, de ce qu'on nous apprend de maniĆØre gĆ©nĆ©rale dans la sociĆ©tĆ© dans laquelle on vit. Et c'est vrai que c'est, il me semble aussi que cette amie lĆ , qui veille sur Inanna, c'est prĆ©cieux aussi d'avoir des amis qui quelque part veillent sur nous et que, sur qui on peut aussi veiller quand c'est le moment, pour aussi nous rappeler que, parce que cette amie reste Ć la surface, donc c'est aussi celle qui est lĆ avec la lumiĆØre, enfin du cĆ“tĆ© de la lumiĆØre, et qui rappelle Ć Inanna que, en fait, c'est pas parce qu'elle a l'impression d'ĆŖtre, qu'il n'y a que le noir et les tĆ©nĆØbres qui existent, que la lumiĆØre n'existe plus, c'est juste qu'elle a un endroit où elle la voit plus. Et c'est vrai qu'il me semble que c'est prĆ©cieux aussi d'avoir ces histoires, d'avoir peut-ĆŖtre d'autres femmes, puisqu'en l'occurrence on parle plutĆ“t des femmes qui ont peut-ĆŖtre, qui sont peut-ĆŖtre juste un pas devant, ou qui ont vĆ©cu un Ć©vĆ©nement comme ce qu'on est en train de vivre, et qui peuvent nous dire Ā« rappelle-toi quoi en fait Ā». LĆ , ok, t'as l'impression que tu vas mourir et que tu pourras jamais remonter, et que c'est pas possible, tu trouveras jamais la force et qu'il n'y a plus rien de beau qui existe, mais moi je suis lĆ , un peu comme la gardienne qui te dit en fait Ā« je suis lĆ et je t'attends quoi, j'attends que tu remontes Ā». Donc c'est aussi, il me semble trĆØs prĆ©cieux cette sororitĆ©, c'est un mot qu'on emploie beaucoup maintenant, mais qui peut prendre tout son sens dans ces moments-lĆ . Est-ce que toi justement, tu as vĆ©cu Ƨa aussi ? Ah ben oui, vraiment, c'Ć©tait vraiment, j'ai eu un soutien, un support Ć©norme d'amis, proches et lointaines d'ailleurs, toute une partie dans le monde virtuel de rĆ©seaux que j'avais, mais qui ont Ć©tĆ© d'un support extraordinaire, et puis un support aussi trĆØs proche, avec pendant le temps que j'Ć©tais Ć l'hĆ“pital et en centre de rƩƩducation, des amis qui m'amenaient Ć manger par exemple, parce que vu ce qu'ils servent Ć l'hĆ“pital, il n'y a aucun moyen de rĆ©cupĆ©rer des forces. Donc c'Ć©tait aussi, elles Ć©taient lĆ , et puis j'ai eu la chance de faire toute cette traversĆ©e en Ć©tant aussi soutenue dans un groupe de formation que je suivais de danse libre en fait, et c'est un groupe de 20 personnes qui ont Ć©tĆ© lĆ , ils m'ont vu avec le visage tout paralysĆ©, et que d'ailleurs c'est dans la danse où mon Ć©quilibre est revenu beaucoup plus rapidement que dans la vie ordinaire, et Ƨa a Ć©tĆ© d'un support Ć©norme, je ne sais mĆŖme pas comment j'aurais traversĆ© sans la prĆ©sence de ces ĆŖtres-lĆ qui Ć©taient effectivement Ć la surface, et qui me voyaient Ć©voluer chaque mois quand on se retrouvait. Et puis pour revenir Ć ton truc de contre-courant et d'acte de rĆ©sistance, moi je trouve que l'acte de rĆ©sistance, un des actes de rĆ©sistance le plus fort qu'on puisse avoir actuellement, c'est le choix de se reposer en fait, de prendre le temps de se faire des pauses dans la journĆ©e, et d'ĆŖtre dans un Ć©tat de repos, au moins de temps en temps, de se crĆ©er des petits espaces de tranquillitĆ© et de repos, où on n'est pas sur sollicitĆ© en permanence par tout ce qui se passe autour de nous, et c'est vraiment un choix et un acte de rĆ©sistance, enfin le choix de se reposer, et des fois je me dis mais qu'est-ce que, enfin comment serait le monde si toutes les personnes qui prenaient des dĆ©cisions prenaient des dĆ©cisions Ć partir d'un endroit reposĆ© et disponible en fait ? Et je me dis mais si je peux apporter moi, tu vois, des bulles de repos et de tranquillitĆ©, des bulles où les gens se sentent suffisamment en sĆ©curitĆ© pour pouvoir se dĆ©tendre et se poser et reprendre des forces, waouh ! Et est-ce que justement c'est une des choses fortes que tu souhaites apporter dans la retraite actuelle de la magicienne ? Et bien ouais, c'est vraiment la base de ma pratique en fait, et cette descente dans le monde d'en bas, c'est aussi ce temps en suspens en fait, ce temps de rien avant de remonter, et ce temps où on meurt Ć soi-mĆŖme, mais où on reprend des forces, comme dans le cycle menstruel en fait, où il y a ce temps de pause avant de pouvoir remonter, mais on ne peut pas remonter si Ć la base on n'a pas repris des forces, on n'a pas dĆ©posĆ©. Effectivement, oui, quand tu en parles, je me dis que c'est aussi une belle reprĆ©sentation de cette semaine avec Acti de la magicienne, qu'on peut aussi peut-ĆŖtre le lire dans ce sens-lĆ , dans le sens, voilĆ , de cette descente en nous pour chacune des participants, de cette descente en elle dans un consĆ©curisant avec des gardiens, lĆ pour le coup il n'y en a pas qu'une, il y en a cinq, qui sont lĆ pour veiller justement, mais lĆ pour le coup d'aller plonger dans un espace de ressourcement pour pouvoir ensuite remonter Ć la surface, je dirais plus dans le sens de ce que peut Ć©voquer Clarissa PinkolastĆØs dans Femmes qui courent avec les loups, c'est-Ć -dire rentrer Ć la maison, rentrer en soi, pour ensuite pouvoir remonter Ć la surface dans le monde extĆ©rieur, mais nourrie et rĆ©gĆ©nĆ©rĆ©e par cette exploration intĆ©rieure en fait, dans le monde des profondeurs, donc je trouve que c'est une trĆØs belle mĆ©taphore aussi de ce qui va se passer durant cette semaine en fait. Ben oui, Ƨa tombe bien, et surtout en octobre je trouve c'est aussi le temps de retour Ć l'intĆ©rieur, donc Ƨa tombe bien avec la saison aussi. Oui, et puis on va ĆŖtre juste avant la fĆŖte des morts, etc., donc effectivement, c'est une Ć©nergie qui est trĆØs spĆ©ciale et qui implique Ć la plonger dans les profondeurs, et faire en mĆŖme temps avec beaucoup de joie et de fĆŖte, je dirais, dans cette semaine. Eh ben merci Marie-CĆ©cile. Pour finir, est-ce que tu aurais une petite formule magique, une ou plusieurs petites phrases qui peut-ĆŖtre te soutiennent, te permettent de rester sur ce fil dans ta vie, dans ton quotidien, quand tu as besoin de reprendre des forces ou de retrouver ton axe ? Oui, alors il y a une phrase d'un poĆØte philosophe irlandais qui s'appelle John O'Donohue qui me touche beaucoup depuis longtemps, et c'est celle-ci, c'est Ā« J'aimerais vivre ma vie comme la riviĆØre s'Ć©coule, portĆ©e par la surprise de son propre dĆ©roulement Ā». Ok, merci beaucoup Marie-CĆ©cile, c'Ć©tait trĆØs intĆ©ressant, et puis donc vous pouvez retrouver Marie-CĆ©cile lors de la retraite Ā« Actu de la magicienne Ā» 2023, le 29 octobre 2023 en ArdĆØche, dans un lieu qui invite aussi, je dirais une plongĆ©e en soi, d'ailleurs Ƨa s'appelle Ā« Au fil de soi Ā», ce n'est pas anodin. Merci pour votre Ć©coute, je vous dis Ć trĆØs bientĆ“t. Au revoir Marie-CĆ©cile. Merci Laurent, merci Ć vous. Sous-titres rĆ©alisĆ©s para la communautĆ© d'Amara.org
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