
Consultant on Foreign Policy and Security Governance. at Various Organizations Former Project Coordinator at Freedom House Former Security Sector Reform Advisor at United Nations Former Senior Political Officer at Organisation for Security and Cooperation in Europe Former Diplomat at Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Armenia
Listen to Armenolobby & Sossi Tatikyan par Nicolas Tavitian by Belga Hay MP3 song. Armenolobby & Sossi Tatikyan par Nicolas Tavitian song from Belga Hay is available on Audio.com. The duration of song is 31:09. This high-quality MP3 track has 160 kbps bitrate and was uploaded on 25 Jul 2023. Stream and download Armenolobby & Sossi Tatikyan par Nicolas Tavitian by Belga Hay for free on Audio.com ā your ultimate destination for MP3 music.










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ArmĆ©nolobby is a new show hosted by Nicolas Tavitian. It focuses on politics and media. The current situation in the region includes the ongoing conflict between Armenia and Azerbaijan, with recent attacks and threats. The strategy of Azerbaijan is to pressure Armenia and make life difficult for the people of Nagorno-Karabakh. The Council of Europe has condemned the blockade, but the European Union's position is unclear. An interview with Sosie Patikian, an expert in public affairs and foreign security policy, discusses the recent summit and its mixed results. Progress has been made in terms of opening communication routes, but there are concerns about alternative routes proposed by Azerbaijan. The issue of prisoners of war is also unclear. Overall, there has been some progress, but there are still concerns about the situation. ArmĆ©nolobby, votre nouvelle Ć©mission avec Nicolas Tavitian et ses invitĆ©s, tous les lundis Ć 15h et les mercredis Ć 11h. Alors bonjour et bienvenue sur ArmĆ©nolobby, l'Ć©mission qui s'intĆ©resse aux Ć¢ges de la politique et des mĆ©dias. Ce mois de juillet 2023, la durĆ©e du ciel du Haut-Karabakh a dĆ©passĆ© les 7 mois puisqu'il a Ć©tĆ© mis en place le 12 dĆ©cembre 2022. Si vous Ć©coutez ArmĆ©nolobby, c'est que vous ĆŖtes dĆ©jĆ bien informĆ©. Il est donc inutile que je vous rappelle l'actualitĆ© dans la rĆ©gion, les 4 soldats tuĆ©s rĆ©cemment dans une attaque de la part de l'AzerbaĆÆdjan, les menaces constantes Ć la fois sur les habitants du Haut-Karabakh et sur la frontiĆØre de l'ArmĆ©nie et surtout le resserrement du blocu puisque mĆŖme les camions de la Croix-Rouge sont dĆ©sormais interdits de passage au moment où je vous parle. D'une maniĆØre gĆ©nĆ©rale, la stratĆ©gie actuelle de l'AzerbaĆÆdjan consiste Ć mettre l'ArmĆ©nie sous pression tout en rendant la vie impossible aux habitants du Haut-Karabakh. Le dictateur Aliyev entend ainsi obtenir des concessions supplĆ©mentaires de la part de l'ArmĆ©nie et une reddition sans compĆ©tition de la part des ArmĆ©niens du Haut-Karabakh prĆ©alable au nettoyage ethnique. Lors de la derniĆØre Ć©mission, nous avons vu que l'AssemblĆ©e parlementaire du Conseil de l'Europe s'Ć©tait enfin saisie de la question de ce blocus qu'elle avait condamnĆ© sans ambiguĆÆtĆ©. Elle avait aussi saisi toute sa dimension dĆ©nonƧant tout particuliĆØrement les discours de haine entretenus par les autoritĆ©s du territoire. Nous avions constatĆ© aussi que l'exĆ©cutif du Conseil de l'Europe, le comitĆ© des ministres, n'a pas encore pris d'initiative Ć ce propos. Mais le Conseil de l'Europe n'est pas la seule, ni mĆŖme la principale institution europĆ©enne. La plus connue et de loin la plus puissante, c'est l'Union europĆ©enne. Et c'est elle que je voudrais parler aujourd'hui. Quelle est sa position sur toutes ces questions ? Quelles actions a-t-elle entreprise et quelles actions pourrait-elle entreprendre ? Et que pouvons-nous faire, nous, citoyens europĆ©ens, pour qu'elle contribue pleinement Ć rĆ©soudre le problĆØme ? C'est ce que nous allons voir. Avant de passer Ć l'interview, je voudrais avertir l'auditeur que l'experte que j'ai interrogĆ©e s'est exprimĆ©e en anglais et non pas en franƧais. Je m'en excuse auprĆØs des auditeurs qui ne sont pas familiers de cette langue. Une version sous-titrĆ©e de la vidĆ©o, plutĆ“t de l'Ć©mission, sera postĆ©e en vidĆ©o sur le compte YouTube de Belgrade. Passons tout de suite Ć l'interview. Bonsoir. Bonjour. Bonjour, Nicolas. Vous ĆŖtes de l'ArmĆ©nie, mais nous conduirons l'interview en anglais. Merci beaucoup pour cette invitation. Merci de nous rejoindre Ć l'ArmĆ©nie, Ć Noloubi et Ć Belgrade. Pour ceux qui ne connaissent pas Sosie Patikian, elle est consultante en affaires publiques, en politique de sĆ©curitĆ© Ć©trangĆØre, en gouvernement, en plan stratĆ©gique et en leadership. Sosie, vous avez un doctorat de mĆ©decine de Harvard. C'est une maĆ®trise en administration publique, je crois. Vous avez aussi un doctorat de mĆ©decine en affaires publiques. Vous ĆŖtes un ancien diplomate. Vous avez une longue carriĆØre derriĆØre vous, environ 20 ans. Vous ĆŖtes un ancien diplomate de l'ArmĆ©nie. Vous avez travaillĆ© pour les Nations Unies, pour l'UNDP, le programme de dĆ©veloppement de l'ONU, pour l'OSCE. Vous avez Ć©tĆ© professeur de recherche au CollĆØge de dĆ©fense NATO Ć Rome. Et bien sĆ»r, vous avez Ć©crit de nombreux articles et documents politiques, de nombreux d'entre eux sont disponibles en ligne, et j'ai eu le plaisir de les lire. Mais aujourd'hui, nous parlons pour deux raisons. D'abord, parce que vous avez juste publiĆ© un article dans la revue de politique europĆ©enne, et le titre de l'article est Ā« Le rĆ“le de l'UE dans la prĆ©vention d'un nouveau conflit et l'assurance de la paix sustainable entre l'ArmĆ©nie et l'AzerbaĆÆdjan Ā». L'autre raison pour laquelle nous parlons aujourd'hui, c'est parce qu'il y a juste eu un conflit entre Aliyev et Pashinyan, le prĆ©sident de l'AzerbaĆÆdjan et le Premier ministre de l'ArmĆ©nie sous l'Ć©gide de l'UE, et de Charles Michel, le prĆ©sident de l'AssemblĆ©e europĆ©enne. Et ceux qui Ć©coutent rĆ©guliĆØrement ce programme savent que nous avons lentement construit un intĆ©rĆŖt pour l'UE. Nous nous concentrons trĆØs fortement sur ce que la Belgique peut faire pour promouvoir la sĆ©curitĆ© et la paix dans la Caucasus. Mais je pense qu'il est devenu assez clair que beaucoup de ce que un pays comme la Belgique peut faire, au moins en Europe, passe par les institutions europĆ©ennes. Nous avons parlĆ© du Conseil d'Europe. Et maintenant, c'est la premiĆØre fois que nous dĆ©dicons un de nos programmes Ć l'Union europĆ©enne et Ć ce qu'elle peut faire. Et qui a mieux Ć faire que Sossi Patikia ? Nous allons commencer directement par la discussion. Sossi, il y a juste eu un sommet, comme je l'ai dit. Que peux-tu nous dire des rĆ©sultats de ce sommet ? Je dirais que les rĆ©sultats sont controversĆ©s, mĆ©langĆ©s. J'ai des sentiments mĆ©langĆ©s Ć ce sujet. Il y a un sujet où il y a eu un progrĆØs. C'est le sujet de la route. L'ONU a confirmĆ© son volontĆ© de financer la route qui passe par l'ArmĆ©nie. Et ce sera une route de laquelle les pays de la rĆ©gion bĆ©nĆ©ficieront. Et d'abord l'ArmĆ©nie. Mais l'AzerbaĆÆdjan l'utilisera aussi pour aller de l'AzerbaĆÆdjan Ć Nakhichevan. C'est une bonne nouvelle, car cela ouvre les communications de la maniĆØre dont l'ArmĆ©nie s'intĆ©resse. Et c'est aussi opposĆ© au narratif de l'AzerbaĆÆdjan, qui essayait d'utiliser la nĆ©cessitĆ© d'avoir des liens entre l'AzerbaĆÆdjan et Nakhichevan afin d'obtenir un corridor extraterritorial de l'ArmĆ©nie, qui, bien sĆ»r, violait la souverainetĆ© et l'intĆ©gritĆ© territoriale de l'ArmĆ©nie. Donc c'est une bonne nouvelle, parce que c'est une bonne nouvelle, car cela tue le narratif d'AzerbaĆÆdjan sur le corridor extraterritorial. Et en retour, cela ouvre les communications et les possibilitĆ©s de coopĆ©ration rĆ©gionale. Il y a des chances que nous ne parlons plus de ce corridor extraterritorial dans le futur. J'espĆØre que oui, car je pense que c'est un des sujets où l'UE et les Ćtats-Unis soutiennent l'ArmĆ©nie. Ils soutiennent notre intĆ©gritĆ© territoriale, tandis que la position de la Russie n'est pas claire, car la Russie s'allie souvent avec l'AzerbaĆÆdjan, si pas trĆØs explicitement et publiquement, mais on peut lire derriĆØre les lignes que la Russie serait probablement intĆ©ressĆ©e par ce type de corridor. Donc c'est une bonne nouvelle pour l'ArmĆ©nie et c'est quelque chose pour lequel l'UE est soutenue. Mais il y a aussi des prĆ©occupations. Ma prĆ©occupation principale est la dĆ©claration du prĆ©sident de l'AssemblĆ©e europĆ©enne concernant Aghdam, qui peut-ĆŖtre s'occuper d'une voie alternative. Il n'y a donc pas de mention de l'ordre de l'ICJ, ce qui clairement demande Ć l'AzerbaĆÆdjan d'ouvrir le corridor de la Lachie. Et bien sĆ»r, Charles Michel a aussi mentionnĆ© le corridor de la Lachie. Ce n'est pas qu'il propose Ć Aghdam une voie pour remplacer le corridor de la Lachie. Non. Cependant, il a mentionnĆ© la voie de la Lachie, pas le corridor. Et les AzerbaĆÆdjanais ont pratiquĆ© trĆØs maĆ®trisantement cette technique pour se concentrer sur ce qui leur est bĆ©nĆ©fique. Ils la prĆ©sentent bien sĆ»r comme une victoire, comme un endorsement de l'UE. Aghdam l'a Ć©crit comme une alternative Ć la Lachie. Et bien sĆ»r, ils vont essayer de remplacer la Lachie. Et c'est un sujet trĆØs sĆ©rieux, parce que nous comprenons que la situation Ć Aghdam n'est pas uniquement humanitaire. Ce n'est pas seulement un sujet de nourriture et d'alimentation. C'est aussi un sujet liĆ© Ć l'ArmĆ©nie. C'est un sujet de prĆ©servation de l'identitĆ© armĆ©nienne. Et ce n'est pas un sujet de devenir complĆØtement dĆ©pendant d'un rĆ©gime autocratique en AzerbaĆÆdjan. Donc, si les gens de Nagorno-Karabakh deviennent dĆ©pendants d'AzerbaĆÆdjan pour la nourriture, bien sĆ»r, Bakou va l'exercer comme un outil pour exercer de la pression, parce que sa stratĆ©gie a Ć©tĆ© de la coercion, que ce soit militaire ou par d'autres moyens, pour faire des concessions aux ArmĆ©niennes Ć Nagorno-Karabakh. Et ces concessions vont ĆŖtre politiques. Ce sont des libertĆ©s politiques et aussi Ć l'expense de leur identitĆ© armĆ©nienne. Et c'est un grand souci. Et je pense qu'il faut absolument dire qu'on ne l'exclue pas, que la voie de l'Aghdam peut aussi ĆŖtre utilisĆ©e pour des raisons, mais qu'elle ne doit pas devenir la voie principale. AzerbaĆÆdjan essaie mĆŖme de diriger les gardiens de l'ICRC et de la Russie vers cette voie. Ils devraient aller Ć Artsakh, non pas de l'ArmĆ©nie, mais de l'Aghdam. Et c'est un grand souci. Oui, nous savons que dans une dictature comme l'AzerbaĆÆdjan, n'importe quelle condition peut ĆŖtre imposĆ©e sur le transport. Pas seulement des restrictions, mais des conditions. Et comme nous l'avons vu, l'AzerbaĆÆdjan n'est pas en train d'assassiner cette population pendant 7 mois. Les autres sujets sont bien, il n'y a pas grand-chose lĆ -dessus. Cela reconfirme l'idĆ©e de dĆ©limitation et d'amortisation, d'ouverture des communications. Les sujets des gardiens de l'ICRC, je le trouve compliquĆ©, la formulation, parce qu'au lieu des prisonniers de guerre, il se concentre sur les dĆ©taillants. Et il n'est pas certain si ce sont seulement les gens qui ont Ć©tĆ© perdus, qui ont traversĆ© la frontiĆØre, si les AzerbaĆÆdjans ou les ArmĆ©niens ont commis un erreur, ou les so-callĆ©s vivants d'AzerbaĆÆdjan, qui l'ont fait librement et l'un d'entre eux a mĆŖme tuĆ© un civilien armĆ©. Et le plus important, est-ce qu'il inclut les prisonniers de guerre ? Parce que vous savez que l'AzerbaĆÆdjan n'accepte pas le terme de prisonniers de guerre, mais nous avons encore plusieurs milliers de prisonniers de guerre. Et pour moi, il n'est pas clair si le terme de gardiens de l'ICRC l'inclut. Donc c'est un autre genre de mot. Au total, pouvons-nous dire qu'on a fait de l'avance Ć cette rĆ©union ? Je dirais qu'on a fait de l'avance en termes d'ouverture des communications. Mais je suis vraiment concernĆ©e par l'issue de la route d'Abdam. Donc je suis trĆØs en colĆØre que l'AzerbaĆÆdjan ait manipulĆ© cela. Ils vont prĆ©senter cela en tant qu'endorsement par l'Union EuropĆ©enne dans leur agenda de dĆ©truire totalement le lien de Nagorno-Karabakh avec l'ArmĆ©nie. Et je pense qu'il faut travailler vers cette question. Je ne suis pas complĆØtement contre l'idĆ©e de l'utilisation de la route d'Abdam du tout, parce que je pense que lorsqu'on parle de la rĆ©solution, on ne peut pas complĆØtement l'Ć©viter. Ce n'est pas possible. Cependant, ce ne doit pas ĆŖtre la seule route. Je veux dire, la seule route est complĆØtement inacceptable. Le lien entre l'ArmĆ©nie et l'Abdam. On reviendra Ć la question des nĆ©gociations Ć un moment dans le futur, parce que c'est un rĆ“le important que l'Union EuropĆ©enne joue et essaie d'aider Ć le mĆ©dier. Maintenant, je voudrais en parler plus sur les activitĆ©s actuelles de l'Union EuropĆ©enne dans la rĆ©gion, les activitĆ©s actuelles et potentielles de l'avenir. Mais commenƧons par ce que l'Union EuropĆ©enne fait actuellement sur le terrain. Nous savons tous que la mission de montage de l'Union EuropĆ©enne est prĆ©sente lĆ -bas. Je pense que vous ĆŖtes d'accord en jouant un rĆ“le important. Oui, je suis l'un des plus forts advocats de cette mission, parce que vous savez, avant que les autoritĆ©s et l'Union EuropĆ©enne acceptent l'idĆ©e de cette mission, nous, des experts et des activistes de la sociĆ©tĆ© civile en ArmĆ©nie, avons dĆ» expliquer, mĆŖme Ć nos autoritĆ©s, ce qu'est le mĆ©canisme CSDP. Parce qu'en ArmĆ©nie, peu de gens connaissaient cette opportunitĆ© et ce mĆ©canisme du tout. Je le savais parce que j'ai travaillĆ© Ć Kosovo et la RĆ©publique centrale d'Afrique en s'adressant trĆØs prochement aux missions CSDP. Donc, je pense que cette mission a Ć©tĆ© la meilleure chose que l'Union EuropĆ©enne a faite pour l'ArmĆ©nie. Elle soutient vraiment notre intĆ©gritĆ© territoriale et la sĆ©curitĆ© des frontiĆØres. Peut-ĆŖtre que nous devrions expliquer ce qu'est le CSDP. C'est le ComitĆ© de sĆ©curitĆ© et de dĆ©fense des frontiĆØres de l'Union EuropĆ©enne, qui dĆ©ploie des missions. Ces missions peuvent ĆŖtre militaires, policiers ou civils par leur nature. Elles peuvent ĆŖtre en MĆ©diterranĆ©e, en Afrique, au Balkan. Il y a aussi des missions en Georgia. Il y a aussi des missions en Moldova. Donc, c'est vraiment une bonne chose. En fait, c'Ć©tait mĆŖme surprenant que l'Union EuropĆ©enne a votĆ© et a atteint un consensus entre tous les Ćtats membres pour dĆ©ployer cette mission en ArmĆ©nie, malgrĆ© l'opposition de l'AzerbaĆÆdjan et la rĆ©sistance de la Russie. Et nous savons que c'est dĆ©ployĆ© dans une zone où il y a des gardiens de frontiĆØres russes, des militaires russes et des gardiens de frontiĆØres russes. Donc, pour ces raisons-lĆ , c'Ć©tait en fait une dĆ©cision sans prĆ©cĆ©dent et un soutien pour l'ArmĆ©nie par l'Union EuropĆ©enne, que je pense que nous devrions vraiment apprĆ©cier. Et une chose que j'aimerais rappeler, c'est que certaines circonscriptions en ArmĆ©nie, les sentiments sur cette mission Ć©taient trĆØs controversĆ©s, en particulier au dĆ©but, en mars et en avril, où il y a eu des escalations dans les zones frontiĆØres d'ArmĆ©nie, en particulier dans le village de Toch, malgrĆ© la richesse de la mission. Je pense que nous devrions Ć©viter les extrĆŖmes dans nos expectations, parce que certaines circonscriptions en ArmĆ©nie, qui sont plus comme les Russes et qui ne croient pas Ć notre coopĆ©ration avec l'Ouest, voient cela comme contradicter l'intĆ©rĆŖt national de l'ArmĆ©nie, et qui voient cela comme un changement d'agenda, ce qui, bien sĆ»r, n'est pas vrai, parce que l'Union EuropĆ©enne, je pense, soutient vraiment notre intĆ©gritĆ© territoriale et la sĆ©curitĆ© frontaliĆØre. De l'autre cĆ“tĆ©, nous avons des circonscriptions pro-Ouest trĆØs extrĆŖmes en ArmĆ©nie, qui ont des expectations non rĆ©alistes, exagĆ©rĆ©es, de l'Union EuropĆ©enne en gĆ©nĆ©ral et de cette mission en particulier, et qui harcĆØlent la rĆ©putation de l'Union EuropĆ©enne de maniĆØre similaire Ć celle des anti-Ouest, parce qu'ils font des annoncements comme Ā« nos frontiĆØres sont maintenant dĆ©fendues par l'Union EuropĆ©enne, etc., etc. Ā» et Ā« maintenant, nous pouvons mĆŖme devenir membre de l'Union EuropĆ©enne Ā». Cela doit ĆŖtre Ć©vitĆ©, parce que si nous avons des expectations non rĆ©alistes, exagĆ©rĆ©es de l'Union EuropĆ©enne, cela va causer des dĆ©sappointements aprĆØs. Cette mission est Ć©vidente, elle n'est pas armĆ©e, et elle est petite. Et en fait, c'est un dĆ©terrent lent pour la sĆ©curitĆ© frontaliĆØre, ce qui est trĆØs important. Cependant, ce n'est pas comme un contingent militaire ou l'armĆ©e, ce n'est pas la garde frontaliĆØre. Vous avez raison d'oublier les limitations de ce que fait l'Union EuropĆ©enne. Pouvez-vous nous dire quelque chose sur ce que l'Union EuropĆ©enne pourrait faire, rĆ©alistiquement ? Qu'est-ce que l'Union EuropĆ©enne pourrait faire de plus ? Car son contribution est apprĆ©ciable, mais il y a plus qu'elle pourrait faire. Oui. L'annĆ©e derniĆØre, l'ArmĆ©nie a demandĆ© Ć l'Union EuropĆ©enne d'offrir une aide technique militaire pour renforcer notre secteur de dĆ©fense grĆ¢ce Ć un autre instrument, qui s'appelle la FacilitĆ© de la Paix. Par ailleurs, je ne l'ai pas Ć©crit dans mon article, pour une seule raison, car l'article a Ć©tĆ© soumis avant que cela ne se fasse. J'avais perdu mon radar Ć ce moment-lĆ . L'Union EuropĆ©enne a donc eu le temps de rejeter la demande, ce qui Ć©tait un peu inattendu, car normalement, les secrĆ©tariats de l'Union EuropĆ©enne devraient l'apporter aux Ćtats membres pour qu'ils les consultent. Mais apparemment, cela n'a pas eu lieu. Par contre, je dirais que l'article de l'Union EuropĆ©enne est bien formulĆ©. Je pense qu'il souligne les efforts en cours par l'Union EuropĆ©enne dans le processus de paix entre l'ArmĆ©nie et l'AzerbaĆÆdjan, ainsi que la mission de l'Union EuropĆ©enne dans le rĆ“le d'ArmĆ©nie en tant qu'assassinat. Je ne pense pas que c'est le dernier refus et la rejection. Je pense qu'il faut continuer Ć travailler dans cette direction. La raison, la justification de l'Union EuropĆ©enne, c'est qu'ils font dĆ©jĆ ce qu'ils font. Peut-ĆŖtre qu'ils sont inquiets que ce genre d'assistance militaire empĆŖche l'effort pour la paix. En rĆ©alitĆ©, je ne pense pas que cette justification... De l'aspect de l'Union EuropĆ©enne, je comprends leur pensĆ©e. Je ne suis pas d'accord avec cela. Je pense qu'il faut persuader l'Union EuropĆ©enne que cette justification n'est pas vraiment fondĆ©e. Pourquoi ? Parce qu'il y a une Ć©norme imbalance militaire entre l'ArmĆ©nie et l'AzerbaĆÆdjan. Au moins, c'est devenu Ć©vident depuis la guerre et au cours de la guerre. Notre secteur de dĆ©fense doit ĆŖtre restaurĆ©. L'ArmĆ©nie, en lien avec le charter de l'Union EuropĆ©enne, doit ĆŖtre capable de dĆ©fendre son territoire, de dĆ©fendre sa population. Ce n'est pas un droit. C'est mĆŖme une obligation pour chaque pays souverain. Nous avons besoin de soutien. Nous savons que nous sommes trĆØs frustrĆ©s avec le CSTO et notre coopĆ©ration militaire avec la Russie. D'un cĆ“tĆ©, nous sommes coincĆ©s avec le CSTO parce qu'il contient de nombreux risques pour s'Ć©loigner de lui. De l'autre cĆ“tĆ©, pour s'Ć©loigner de lui, nous avons besoin d'avoir d'autres faƧons de rĆ©cupĆ©rer notre secteur de dĆ©fense et de le moderniser. Parce que nous n'avons pas fait un bon travail. Nos autoritĆ©s, Ć tous les temps, n'ont pas fait un bon travail. Notre secteur de dĆ©fense n'a pas Ć©tĆ© modernisĆ©. Nous avons besoin d'un modĆØle extĆ©rieur europĆ©en pour moderniser notre secteur de dĆ©fense. L'Union EuropĆ©enne a maintenant Ć©tabli un autre CSTO en Moldova, qui est un secteur de sĆ©curitĆ©. C'est ce que j'ai fait dans plusieurs pays de l'Union EuropĆ©enne. C'est l'une de mes expĆ©riences principales. Ils vont donner de l'advice Ć Moldova sur comment rĆ©former leur secteur de sĆ©curitĆ©. Nous avons besoin de quelque chose comme Ƨa. Suzy, nous sommes un peu en retard, comme vous pouvez le voir. Je voudrais aller un peu plus loin. Si l'UE a la possibilitĆ©, en thĆ©orie, d'apporter de l'aide au secteur de dĆ©fense en ArmĆ©nie, est-ce que c'est le prochain objectif, la prochaine Ć©tape que l'UE pourrait croiser, et quelque chose qui peut servir pour les gens de la diaspora armĆ©nienne qui veulent contribuer, ou pour les gens d'Europe qui veulent contribuer Ć la paix en ArmĆ©nie ? Absolument. Je pense qu'il faut l'advocater, l'advocater pour cela. Mais une chose que j'aimerais souligner, c'est que certaines organisations, que ce soit dans la diaspora armĆ©nienne ou certains individus, ont un ton antagoniste, confrontatif, nĆ©gatif, en s'advocant pour les questions armĆ©niennes Ć l'UE, aux Etats-Unis et Ć d'autres acteurs. Ils les laissent, ils commencent Ć les critiquer partiellement, et ils ne voient pas le positif, et ils se concentrent seulement sur le nĆ©gatif. Je serais en colĆØre contre cette langue, parce qu'elle aliene et antagonise l'UE, les Etats-Unis et d'autres acteurs. Nous devons ĆŖtre assurĆ©s, nous devons advocer pour nos causes fortement, mais nous devons regarder notre langue, nous devons ĆŖtre positifs, nous devons ĆŖtre... Est-ce que tu parles des gens dans les mĆ©dias sociaux, ou parles-tu des formidables organisations, ou des deux ? Les deux, les deux. Donc, les lobbys armĆ©niens qu'il y a, tu dirais, sont-ils trop agressifs envers l'UE ? Je ne gĆ©nĆ©ralise pas, parce que les lobbys armĆ©niens sont si divers. Il y a de trĆØs diffĆ©rents types d'individus et d'organisations, mais moi-mĆŖme, j'ai dĆ» devenir active sur Twitter aprĆØs la guerre, et surtout rĆ©cemment, et mĆŖme moi, je suis targetĆ©e par certaines organisations ou individus, parce qu'au lieu de, disons, je suis en train de rĆ©vĆ©ler des informations ou des politiques ou des politiques, et au lieu de Ƨa, ils sont sur Twitter, en me demandant de critiquer le gouvernement armĆ©nien. Je veux dire, qu'est-ce qu'ils ont, ou que je devrais critiquer l'UE ? Qu'est-ce qu'ils en ont ? Je veux dire, ce n'est pas constructif, ce n'est pas aidant. Oui, nous devons critiquer mĆŖme le gouvernement armĆ©nien ou l'UE, parfois, mais pas dans ces tons hostiles, antagonistes, confrontations, exagĆ©rĆ©s. Il faut ĆŖtre positif, il faut ĆŖtre constructif, il faut ĆŖtre en train de s'en sortir. Vous vous connectez complĆØtement Ć certaines des choses que nous avons discutĆ©es sur ces programmes, qui sont, d'abord, vous devez savoir quel objectif vous pursuivez, et tout le reste doit se suivre de cela, et juste exprimer vos sentiments n'est pas nĆ©cessairement une bonne faƧon d'avancer. Est-ce que j'ai eu le temps ? Est-ce que je peux dire quelque chose d'autre ? Parce que c'est trĆØs important. L'issue des sanctions, parce que bien sĆ»r, les armĆ©es demandent toujours Ć l'UE et aux Etats-Unis d'adopter des sanctions contre l'AzerbaĆÆdjan. Vous ne pensez pas que c'est une bonne idĆ©e ? Non, non, non, je pense que c'est une bonne idĆ©e, mais c'est une idĆ©e trĆØs difficile, parce que, vous savez, les procĆ©dures de l'UE, et je parle d'un point d'avis acadĆ©mique, de quelqu'un qui l'a appris de la politique et du travail acadĆ©mique, l'UE a des procĆ©dures trĆØs compliquĆ©es. Pour adopter des sanctions, il faut le consensus de tous les Etats-Unis, et, vous savez, les Etats-Unis de l'UE, certains d'entre eux ont reƧu des invitĆ©s d'AzerbaĆÆdjan, certains d'entre eux ont un partenariat stratĆ©gique avec l'AzerbaĆÆdjan, donc c'est une difficultĆ©, quand vous avez un pays comme, disons, la Hongrie. Il faut comprendre que c'est un objectif trĆØs difficile, et ce n'est pas nĆ©cessairement rĆ©aliste, mais ce n'est pas impossible non plus. Avec les Etats-Unis, c'est plus rĆ©aliste, c'est plus rĆ©aliste. Je pense que les Etats-Unis ont plus d'opportunitĆ©s d'imposer des sanctions d'AzerbaĆÆdjan que l'UE, en tant qu'Etat unitaire. Donc, en fait, il faut comprendre que l'UE a des limitations et des restrictions, et quand il s'agit d'une question d'Arzakh, encore une fois, il y a un certain degrĆ© de maximalisme dans notre adhocatie parce que je vois toujours que la plupart de nos organisations dans la diaspora sont toujours fixĆ©es sur cette notion de reconnaissance d'Arzakh. Je suis la premiĆØre personne qui rĆŖverait de la reconnaissance d'Arzakh, mais je suis dĆ©solĆ©e, Ƨa ne va pas se passer maintenant. Ce n'est pas rĆ©aliste. On doit se rendre compte que si on ne quitte que l'adhocatie et la reconnaissance d'Arzakh, Ƨa ne va pas amener rien Ć Arzakh, parce que Ƨa ne va pas se passer. On doit s'advocater pour ce qui est rĆ©aliste, ce sont les droits humains et les garanties de sĆ©curitĆ©, et on doit essayer d'atteindre non pas les garanties minimums sur les droits humains, mais autant que possible. Pour moi, en tant qu'experte, Ƨa signifie la prĆ©servation des institutions de gouvernement d'Arzakh, la capacitĆ© de sĆ©curitĆ© d'Arzakh, Ƨa signifie... Je voulais vous poser cette question parce qu'on a beaucoup parlĆ© dans cette discussion, mais pas comment l'UE peut-elle contribuer Ć la sĆ©curitĆ© ou Ć la gouvernement d'Arzakh? Comment peut-elle aider l'UE? Vous savez, Ć part l'UE, on a d'autres moyens de mĆ©diation. On a les Etats-Unis, on a le format countri-littoral, ensemble avec la France, qui est beaucoup favorisĆ© par l'ArmĆ©nie, mais on sait que l'AzerbaĆÆdjan fait tout pour le sabotager, il lance l'anti-propagande dans les moyens les plus forts, en particulier maintenant, en prenant avantage des riots en France. Donc, on doit comprendre ce que l'UE peut et ne peut pas faire, et essayer d'atteindre le maximum de ce que l'UE peut faire, mais de faƧon rĆ©aliste, et pas d'une faƧon maximaliste. Je pense que la raison pour laquelle les garanties internationales sont prĆ©sentes, c'est que l'on ne peut pas attendre que l'UE joue ce rĆ“le. Je pense que c'est plutĆ“t pour l'ONU d'Ć©tablir une prĆ©sence lĆ -bas. Et ce que l'on doit attendre de l'UE, ce n'est pas d'abandonner l'issue des garanties de droit humain et de sĆ©curitĆ©. On comprend que l'UE est devenue un acteur gĆ©opolitique, en particulier en lumiĆØre de la guerre d'Ukraine. Il devrait aussi continuer de s'engager sur les droits humains, la bonne gouvernance et les valeurs de la dĆ©mocratie. Rappelez-vous que l'ARTA a les plus hauts standards de dĆ©mocratie, selon Freedom House et d'autres organisations que l'AzerbaĆÆdjan. On a vraiment besoin d'encourager l'UE Ć respecter la notion de l'ARTA d'avoir des institutions et des libertĆ©s civiles et politiques. Parce que ce n'est pas seulement Ć propos de recevoir de l'alimentation, ce n'est pas seulement Ć propos des droits de la langue armĆ©e. C'est Ć propos d'avoir des institutions de gouvernement. Et l'UE doit s'exprimer clairement sur ce sujet. Je pense que c'est ce que l'on peut attendre de l'UE. Merci beaucoup d'inviter nous sur ce sujet. C'est certainement une discussion Ć continuer. Nous n'avons pas exhaustĆ© le sujet de toute faƧon, mais je pense qu'on a fait un bon dĆ©but. Et c'est grĆ¢ce Ć vous. Merci beaucoup Nicolas pour cette opportunitĆ©. VoilĆ , c'est tout pour aujourd'hui. A bientĆ“t pour une nouvelle Ć©mission par Minolobby. Sous-titres rĆ©alisĆ©s para la communautĆ© d'Amara.org
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