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Listen to CEP CIME PIERRE1 by Manuella Maury MP3 song. CEP CIME PIERRE1 song from Manuella Maury is available on Audio.com. The duration of song is 07:38. This high-quality MP3 track has 129.738 kbps bitrate and was uploaded on 12 May 2026. Stream and download CEP CIME PIERRE1 by Manuella Maury for free on Audio.com – your ultimate destination for MP3 music.










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The person talks about their passion for stonemasonry, enjoying the simplicity of using basic tools like a hammer and chisel, and the satisfaction of creating order from chaos with stones. They reflect on the historical methods of working with stones and the importance of preserving stone heritage in vineyards. They discuss the potential impact of changes in viticulture due to factors like climate change and the need to adapt to new agricultural practices. The conversation highlights the significance of stone structures in supporting agriculture and preserving cultural heritage. Vous me lancez dans la profession. Qu'est-ce que je dois m'acheter comme outil de base, à part des muscles ? Alors, tout simplement, c'est un métier qui m'a beaucoup plu pour ça, parce que finalement, avec une petite massette dans la poche, j'adorais l'idée de me balader un peu. Pendant une année, j'étais un peu au chômage avant de me lancer. Je me baladais limite avec ma massette, un petit marteau dans la voiture. Chaque fois que je voyais un tas de pierres, je ne pouvais pas m'empêcher d'y aller et de commencer à empiler ces pierres. Je ne suis pas quelqu'un d'extrêmement maniaque dans ma vie en général, mais quand il s'agit de pierres ou de lave-vaisselle, c'est sûr que c'est un peu mon rôle. J'adore ça. J'adore l'idée qu'un tas de pierres, c'est un peu l'idée du chaos, un peu en désordre, on arrive à faire émerger quelque chose d'ordré, de solide, de résistant, alors qu'avant, tout était délié. Ce qui veut dire qu'un peu comme dans les carrières, ça a très peu évolué, dans le sens où on a à peu près le même outil depuis les Romains jusqu'à nous. Je dirais que je ne sais pas comment ils le faisaient avant. D'ailleurs, ça, c'est une question qui m'interpelle tout le temps, parce que je me retrouve dans des sites assez fous. Je me disais, mais comment nous, avec nos habits techniques aujourd'hui, qui peuvent nous tenir chaud, résister au temps, avec des engins comme des camions pour transporter la pierre ou des hélicoptères pour nous héliporter ces pierres dans des endroits inaccessibles. Et comment ils pouvaient faire, avec leur peau de bête, à pieds nus, je ne sais pas comment ils étaient équipés, dans des endroits assez fous, à amener cette pierre, à la mettre en forme. Donc oui, j'imagine que ça devait être très rudimentaire au niveau au tillage. Aujourd'hui, notre outil, il est peut-être avec la manche en plastique pour éviter des vibrations et ainsi de suite, mais ça reste un simple marteau ou un chasse ou un ciseau. Ce sont des petits outils, des burins ou des choses comme ça. Mais j'aime bien cette idée-là, de rester très simple avec mon outillage. Alors oui, aujourd'hui, on utilise quand même des hélicoptères, on utilise ce genre de choses, mais je suis assez étonné et admiratif, en tout cas, du travail qui a été fait dans les conditions où il a pu être fait, en effet. Un dernier mot, c'est vachement bien, c'est pour ça que j'ai presque tout ce qu'il me faut, entre ce qu'on a eu là-haut et ici. Un dernier truc, c'est qu'au fond, tout est lié, c'est-à-dire qu'il y a la pierre, la carrière, le vent, la ressource. Ce qui est assez intéressant dans ce projet, d'ailleurs, pour lequel je collabore, c'est de trouver ce côté très organique de l'espace. Tu peux me parler de ça ? Oui, alors je comprends, les vignorants parlent souvent de terroir et je comprends aussi mieux ce terroir-là par l'approche de la pierre également, parce que, comme je pouvais le dire tout à l'heure, on dépend de dans quelle région on est, on aura des pierres plutôt calcaires ou plutôt granitiques. Encore une fois, je ne suis pas un expert scientifique là-dedans, mais j'imagine que les éléments que ces différentes pierres apportent à la terre, donc avec les différents sédiments, les oligo-éléments, je ne sais pas, qui sont nécessaires à la vigne, doivent profiter à certains cépages pour faire émerger certains goûts. Je pense que ça, ça appelle le terroir où chaque pierre peut définir un terroir un peu différent, j'imagine. On parle beaucoup maintenant de vent minéral. Toi, par exemple, tu arrives à être encore plus précis, précisément parce que tu aimes la pierre. Alors, je pense qu'un vigneron parlera beaucoup mieux de moi de ce côté minéral justement. Moi, ce que je peux en dire, c'est justement ça, c'est qu'on a vraiment des situations différentes avec des pierres différentes. Et c'est pour ça qu'avant, je disais qu'il faut préserver ce patrimoine et cet héritage. Déjà, très techniquement, ça a prouvé son efficacité. Mais je dirais plus philosophiquement, aujourd'hui, les vignerons peuvent mettre en avant ces terroirs, ce territoire et ces terroirs-là par la présence de ces pierres, par la présence de ces murs de pierre et d'où l'importance de les préserver et de les vendre à travers leur vin finalement. On doit en parler d'une certaine manière et je pense que c'est une raison suffisante pour préserver ce patrimoine et tout faire pour le préserver. Est-ce que tu es admiratif quand tu regardes le paysage ? Tout le temps. J'ai un enfant quand je regarde le paysage. C'est pour ça que j'ai fait ce métier. J'ai évolué dans un milieu, j'ai eu de la chance d'avoir grandi en Valais. Pour moi, tout était sujet à découverte. On parle de montagnes, donc j'ai plein de souvenirs d'enfance dans ces montagnes. J'ai plein de souvenirs d'enfance dans ces vignes, dans ces forêts près du Rhône. Tous ces lieux sont des sources d'inspiration. En tout cas, le jardin chez ma grand-mère, il y avait plusieurs typologies de jardins. Tous ces lieux-là, tous ces paysages que j'ai sous les yeux me fascinent encore aujourd'hui. Dernière question. On dit que la viticulture est en crise, mais en même temps, il y aura certainement un développement. Il y a eu des crises avant, il y aura des crises après. Ce n'est pas tellement la question. Mais par contre, sur un plan du patrimoine construit, ça risque d'avoir de l'influence. Moi, j'en ai vu en me baladant à Chamozon des vignes abandonnées, complètement abandonnées. Comment on vit en tant que myrtillier la disparition potentielle des vignes ? On sait que si une vigne disparaît, il y aura une dégradation, c'est sûr, du mur au-dessous. Si ce mur se dégrade, il va se reporter sur la vigne du dessous, et ainsi de suite. Il faut peut-être trouver d'autres cultures, j'en sais rien. Peut-être que la vigne a fait son temps. Je ne sais pas si j'ose en parler comme ça. Mais on parle du réchauffement climatique. J'avais vu une émission un jour où on voyait ce réchauffement qui faisait se déplacer un petit peu les économies. On se retrouvait avec des cultures d'orangers un peu plus au nord et que la vigne remontait un peu plus. Peut-être qu'il faut anticiper ces phénomènes-là. Un jour, ces murs ne porteront peut-être plus de la vigne, mais seront les supports d'une autre culture comme l'olivier ou les orangers, ou ainsi de suite. Finalement, qu'est-ce qui restera ? Il restera ces murs qui sont un outil, un support à la culture. C'est leur rôle depuis le départ. C'est un support à la culture. Parfait ! Mais putain, est-ce que tu es fort !
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