
Et si la Vie était un terrain de jeu géant! La créatrice de la retraite "Active la magicienne", Laurence Verrier, nous invite dans cette interview à considérer la Vie comme uen partenaire de jeu, et à plonger en nous pour découvrir notre "magie", cette puissance créative qui n'attend que nous!
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Laurence Verrier is the creator of the Active la Magicienne retreat, which aims to help women connect with their inner magic and creativity. She believes that everyone has the innate ability to be a magician, which is a way of being in harmony with life and embracing its cycles. Laurence emphasizes the importance of listening to our bodies, being present, and engaging our senses as keys to unlocking our creativity. The retreat, held in ArdĆØche, offers a simple and immersive experience where women can explore their own creative power and connect with nature. The concept of the retreat is to provide a space for women to activate their inner magician and discover the joy of playing with life's possibilities. Et bien bonjour Ć toutes, bonjour Ć toi Laurence, bienvenue pour ce temps autour de la retraite Active la Magicienne, je suis Marie-CĆ©cile PoulikĆØne, je suis une des intervenantes pour la retraite Active la Magicienne et aujourd'hui c'est moi qui interviewe Laurence Verrier, la crĆ©atrice de cette retraite. Donc bienvenue Ć toi. Merci Marie-CĆ©cile, merci de m'interrompre. Ok, donc on est Ć trois quarts d'heure ensemble, j'espĆØre que vous ĆŖtes toutes bien installĆ©es. Et donc Laurence, je vais te prĆ©senter rapidement et puis aprĆØs on discutera du concept de cette retraite et de ce que Ƨa va apporter aux femmes, aux participantes qui viendront avec nous. Donc Laurence, toi que ce soit Ć travers l'art ou l'accompagnement, tu as le don de crĆ©er des espaces temps propices Ć l'Ć©mergence de l'ĆŖtre et Ć la rĆ©vĆ©lation de la magie particuliĆØre de chacune. Tu accompagnes chaque femme qui vient vers toi Ć vivre en conscience les mĆ©tamorphoses successives de la vie, Ć oser reconnaĆ®tre et rĆ©vĆ©ler sa beautĆ© particuliĆØre, Ć devenir cette magicienne puissante et joyeuse. Tu as crƩƩ le rituel photographique, un processus unique pour accompagner les naissances de la vie, une invitation Ć cĆ©lĆ©brer notre beautĆ© au-delĆ des clichĆ©s. Et depuis toute petite, la crĆ©ativitĆ© t'accompagne, elle est ta respiration, ta faƧon d'ĆŖtre au monde. Elle est aussi ce super pouvoir qui te permet de donner vie Ć ton monde intĆ©rieur, de concrĆ©tiser tes rĆŖves et de guider chacune Ć devenir pleinement actrice et crĆ©atrice de sa vie. Ton lien simple et naturel au sacrĆ© t'aide Ć faire de ta vie une cĆ©lĆ©bration chaque jour un petit peu plus. Tu es la co-crĆ©atrice de l'association FĆ©minescence, tu es la co-crĆ©atrice de L'Arbre sous la Lune et tu as Ć©crit avec Isabelle Almeras-HĆ©rault le livre Rituel de Femme pour rĆ©vĆ©ler sa puissance crĆ©ative. Tu es aussi engagĆ©e en tant qu'experte au sein de la formation des Ćveilleuses du FĆ©minin SacrĆ© et puis donc tu es la crĆ©atrice de cette retraite Active la Magicienne dont il va y avoir une deuxiĆØme Ć©dition Ć l'automne prochain en 2023. Donc, Laurence, tu affirmes que nous sommes toutes des magiciennes, mais qu'est-ce que tu entends par cette magie ? Alors, cette magie, ce n'est pas la magie comme on peut la voir dans les contes de fĆ©es et encore quoique. Finalement, cette magie, c'est une maniĆØre d'ĆŖtre au monde, une maniĆØre d'ĆŖtre en phase, en harmonie avec la vie, avec un grand V et avec sa vie. Pour moi, c'est finalement une fonction naturelle de l'ĆŖtre humain. Je pense que l'ĆŖtre humain, au dĆ©part, il naĆ®t avec cette facultĆ© d'ĆŖtre connectĆ© Ć lui-mĆŖme, d'ĆŖtre connectĆ© Ć tout son environnement. Quand on voit un petit enfant, il ne fait pas encore de sĆ©paration entre lui et son environnement. Il y a une espĆØce de symbiose totale. Je me souviens de moi, petite fille, dans les champs, etc. Je faisais partie du champ de maĆÆs. J'Ć©tais allongĆ©e dans le champ de maĆÆs. Je me connectais Ć un oiseau. J'Ć©tais l'oiseau. Il y avait vraiment quelque chose qui Ć©tait... On essaie plus tard de retrouver, souvent, dans certaines pratiques spirituelles ou autres, ou chamaniques, justement. Et ce tout petit enfant, il a une crĆ©ativitĆ©, pour moi, qui est encore complĆØtement ouverte. Dans la mesure où, justement, il n'a pas encore appris, on ne lui a pas encore dit quel objet servait Ć quelle chose, qu'il fallait se comporter comme Ƨa, que Ƨa, c'Ć©tait bien de le faire et Ƨa passe bien. Et donc, il a encore un rapport au monde qui est complĆØtement, je dirais, innocent, mais dans le sens vraiment premier du terme, c'est-Ć -dire complĆØtement direct, en fait. Il n'y a pas de filtre. Il n'a pas encore mis ces filtres que l'Ć©ducation, l'Ć©cole, etc., la sociĆ©tĆ© vont mettre au fur et Ć mesure entre lui et la vie. Et du coup, je dirais que c'est vraiment propice Ć ce que cette crĆ©ativitĆ© soit complĆØtement ouverte dans la mesure où il n'a pas d'a priori. Donc, il va tout aborder, tout ce qui se prĆ©sente Ć lui. Il va l'aborder avec, je dirais, toutes les possibilitĆ©s ouvertes. Un objet qu'il ne connaĆ®t pas, il va chercher tout ce qu'il peut faire avec cet objet, toutes les maniĆØres d'entrer en relation. C'est mĆŖme plus Ƨa que faire avec cet objet. Et quand je dis objet, Ƨa peut ĆŖtre personne, Ƨa peut ĆŖtre animal, Ƨa peut ĆŖtre une fleur, etc., jouer. Et quelque part, pour moi, c'est ce qu'on essaie de retrouver plus tard, par exemple, aussi en tant qu'artiste ou quand on essaie de retrouver justement cette crĆ©ativitĆ© complĆØtement ouverte et de sortir, je dirais, des sentiers battus. Il y a tout un dĆ©sapprentissage de notre Ć©ducation Ć faire pour retrouver finalement un peu Ć la fois ce rapport premier au monde. Et donc, cette magie, c'est en mĆŖme temps le fait, quelque part, de considĆ©rer que la vie, c'est un grand terrain de jeu et qu'on est venu aussi. Moi, je suis persuadĆ©e qu'on est venu pour s'Ć©prouver Ć travers la vie et jouer. Souvent, on se prend bien trop au sĆ©rieux, mais finalement, en ayant justement cette fraĆ®cheur de l'enfant qui joue, pour lui, tout est un jeu au dĆ©part, qui joue avec la vie, qui joue avec ce qui se prĆ©sente Ć lui, on retrouve justement ce rapport complĆØtement absolu avec la vie. Et je pense qu'au niveau des sensations, il y a quelque chose aussi de beaucoup plus fort. Au fur et Ć mesure qu'on enlĆØve ces filtres entre nous et la vie, on retrouve justement ce lien tellement fort avec la nature, avec notre corps, avec aussi les autres ĆŖtres humains, avec les animaux, avec tout ce qui se prĆ©sente Ć nous, en fait. Et je pense qu'effectivement, on est nĆ© avec quelque part, peut-ĆŖtre que ce qui nous a fait naĆ®tre, ce qui nous a fait nous incarner, c'est, moi j'ai envie de dire, c'est un dĆ©sir fou de notre Ć¢me, de refaire l'expĆ©rience d'ĆŖtre dans un corps et d'ĆŖtre incarnĆ© et d'ĆŖtre sur terre et de jouer avec tout ce qui se prĆ©sente Ć elle. Tu vois, j'aime bien cette idĆ©e-lĆ et c'est ce que je ressens, moi, par rapport Ć la racine du dĆ©sir de vivre aussi. Oui, tu vois, dans ce que tu dis, il y a vraiment, enfin, ce que je ressens, c'est vraiment ce jeu et cette exploration. Dans ce que tu proposes, c'est vraiment une exploration de notre capacitĆ© Ć jouer. Est-ce que c'est Ƨa ? Oui, oui, je pense qu'il y a Ƨa, Ć jouer, c'est-Ć -dire Ć ĆŖtre quelque part, Ć jouer avec ce qui se prĆ©sente, avec la matiĆØre vie finalement. Et je dirais qu'il y a des moments où c'est plus facile, quand la vie est douce, quand ce qui nous arrive est harmonieux, agrĆ©able, etc. Et des moments où Ƨa l'est beaucoup moins, quand ce qui nous arrive, on ne l'a pas souhaitĆ© et que mĆŖme quelquefois, on le ressent vraiment comme, Ƨa peut ĆŖtre une tragĆ©die ou Ƨa peut ĆŖtre une tuile ou un Ć©vĆ©nement vraiment pas heureux pour nous, en tout cas, dans la premiĆØre maniĆØre dont on l'aborde. Et lĆ , Ƨa devient beaucoup plus compliquĆ©. Et je dirais que c'est l'entraĆ®nement qu'on a pu faire par ailleurs, quand tout va bien ou Ć peu prĆØs, quand la vie est calme, qui va faire aussi qu'on va pouvoir faire appel Ć cette capacitĆ© de jeu dans le sens, alors peut-ĆŖtre que Ƨa sera un jeu plus sĆ©rieux dans ces moments-lĆ , mais en tout cas, de rester en fait crĆ©ative. Et pour moi, Ƨa veut dire ne pas subir, Ƨa veut dire ne pas se mettre en position de victime. On peut ĆŖtre sur le moment, face Ć certains Ć©vĆ©nements de la vie, un peu assommĆ©, submergĆ©, voilĆ , Ć terre, etc. Et en mĆŖme temps, on peut Ć un moment donnĆ© dĆ©cider qu'on va rester, je dirais, actrice de ce qui est en train de se passer, complĆØtement partie prenante. Un peu comme dans un film, quoi, je dirais. On ne va pas sortir du jeu, en fait. On ne va pas sortir du jeu en attendant que Ƨa passe, ou chercher Ć se battre contre ce qui, de toute faƧon, est lĆ . Mais on va plutĆ“t chercher comment, finalement, rester dans notre puissance, dans notre crĆ©ativitĆ© et dans nos choix. La crĆ©ativitĆ©, Ƨa veut dire aussi, ok, on me dit Ƨa, mais est-ce que c'est juste pour moi ? Est-ce que je valide ou pas ? Et moi, qu'est-ce que je chante ? De quoi j'ai envie ou besoin ? Ou qu'est-ce que je chante qui serait bon pour moi dans cette situation-lĆ ? Donc, quand je parle de crĆ©ativitĆ©, c'est vraiment dans le sens de crĆ©ativitĆ© de vie, c'est-Ć -dire de rester vraiment partie prenante et en action. Ća ne veut pas dire forcĆ©ment faire des choses, mais intĆ©rieurement, en tout cas, rester dans son Ć¢ge, dans sa pleine puissance et dans son pouvoir de faire ses choix, en fait, son pouvoir de positionnement. D'accord. Et est-ce que crĆ©ativitĆ©, pour la plupart des gens, c'est plutĆ“t une crĆ©ativitĆ© artistique, que ce soit de la musique, de la peinture ou toutes sortes de choses comme Ƨa ? Toi, j'ai l'impression, comme tu en parles, c'est plus vaste que Ƨa. Quand tu parles de crĆ©ativitĆ© de vie, est-ce que tu peux en dire un petit peu plus ? Justement, c'est une maniĆØre d'ĆŖtre au monde qui peut ressembler... On peut, quelque part, je dirais, renforcer sa crĆ©ativitĆ© de vie en pratiquant aussi une crĆ©ativitĆ© artistique, par exemple, parce que, quelque part, les deux processus sont pour moi trĆØs similaires. On peut vraiment s'inspirer des deux. Il y a des phases, en fait, dans la crĆ©ativitĆ© artistique. Il y a une phase, par exemple, de rĆ©ception, d'inspiration, où, pour recevoir l'inspiration, il y a une certaine attitude intĆ©rieure aussi Ć avoir, c'est-Ć -dire, justement, il y a quelque chose de l'ordre de l'alignement. Je ne sais pas si Ƨa parle Ć toutes, mais en tout cas, d'ĆŖtre avec soi, d'ĆŖtre vraiment connectĆ© Ć soi, Ć l'intĆ©rieur de soi et, je dirais, de faire l'espace Ć l'intĆ©rieur de soi. On ne peut pas remplir quelque chose qui est dĆ©jĆ plein. Donc, rendre un espace disponible pour recevoir et puis laisser descendre cette inspiration et, quelque part, je dirais, comme l'enfant, essayer de mettre de cĆ“tĆ© nos filtres ou notre mental ou nos croyances ou nos idĆ©es reƧues sur ce qui est une bonne idĆ©e, pas une bonne idĆ©e, etc., laisser vraiment tout descendre au dĆ©part. Donc, un peu comme un sculpteur se retrouverait aussi avec une matiĆØre brute et puis, aprĆØs seulement, il la faƧonnera, mais au dĆ©part, il va chercher cette matiĆØre brute. Elle est brute. Il va chercher ce qu'il lui faut. Il ne va pas se dire, ben non, il faut qu'elle soit dĆ©jĆ faƧonnĆ©e. Je vais prendre ce bout de terre et pas celui-lĆ . Au dĆ©part, on reƧoit. Et aprĆØs, une fois que c'est descendu en nous, quelque part, effectivement, on va choisir, se dire, ben oui, tiens, cette idĆ©e-lĆ ou cette vision-lĆ , j'ai vraiment envie de la mettre dans la matiĆØre. Et lĆ , on va chercher un peu Ć prĆ©ciser les choses et Ć chercher les moyens pour que Ƨa puisse se concrĆ©tiser. LĆ , je te parle plutĆ“t des pratiques artistiques qui sont dans la matiĆØre. Il y a d'autres pratiques, c'est peut-ĆŖtre pas tout Ć fait... Oui, encore. Donc, la danse ou les artisans, c'est un peu pareil. Et je dirais que tout ce processus d'inspiration, je laisse descendre, je laisse descendre tout. Je laisse se faire, en fait, des liens entre des choses peut-ĆŖtre improbables, parce que c'est lĆ , souvent, où il y a des idĆ©es assez gĆ©niales. C'est justement en laissant se relier des choses qui sont complĆØtement peut-ĆŖtre Ć l'opposĆ©. Et ensuite, je choisis. Et ensuite, je mets en place ce qu'il faut pour pouvoir descendre dans la matiĆØre, concrĆ©tiser quelque part cette vision ou cette idĆ©e, ce projet. Et aprĆØs, je l'offre au monde. Je peux l'avoir. En gĆ©nĆ©ral, mĆŖme si c'est une crĆ©ativitĆ© artistique pour nous, c'est rare qu'on ne le donne pas Ć voir ou moins Ć une personne. Et aprĆØs, souvent, il y a une phase où il ne se passe plus rien. C'est vraiment comme les vagues. LĆ , il faut une phase où il va falloir faire le vide Ć nouveau et aprĆØs, il puisse y avoir une autre vague qui vient remplir. Et du coup⦠Dans ce que tu dis, lĆ , sur ce processus crĆ©atif, Ƨa m'Ć©voque vraiment les cycles de vie et mĆŖme les cycles menstruels, en fait. C'est vraiment dans ces phases, en fait, de cycles qui se rĆ©pĆØtent et qu'il y a besoin d'un temps de pause Ć la fin d'un cycle avant de relancer un suivant, en fait. Et c'est cyclique. Et le processus crĆ©atif est cyclique comme les cycles des saisons, j'ai l'impression. Et si, quelque part, on comprend aussi que notre vie est cyclique et que la vie au sens large est cyclique, Ƨa va justement nous aider Ć surfer sur les vagues, Ć accepter et mĆŖme Ć accueillir et mĆŖme, au bout d'un moment, peut-ĆŖtre mĆŖme Ć souhaiter ses hauts et ses bas parce que Ƨa fait du bien aussi, Ć un moment donnĆ©, de se retrouver un peu en hiver et de faire le vide. VoilĆ . Et du coup, Ƨa va nous aider aussi Ć accueillir tous ces mouvements de la vie, ces moments où il se passe plein de choses dans notre vie, ces moments où il ne se passe apparemment plus rien, mais on sent quand mĆŖme qu'en souterrain, il se passe des choses, ces moments où c'est plus difficile, ces moments où c'est plus facile, ces moments où c'est plus triste, ces moments où c'est plus joyeux. Et si on comprend, mais Ƨa ne se fait pas du jour au lendemain, Ć©videmment, c'est un apprentissage qui se fait toute sa vie, un peu Ć la fois, on se met en harmonie avec ces cycles, avec, quelque part, ces lois naturelles, Ƨa va nous aider aussi Ć comprendre comment on va pouvoir utiliser notre crĆ©ativitĆ© propre, en fait, Ć l'intĆ©rieur de Ƨa parce que, quelque part, si on cherche Ć lutter, si on cherche absolument Ć ce que notre sociĆ©tĆ© nous pousse Ć faire, par exemple, ĆŖtre tout le temps, entre guillemets, Ā« productif Ā», tout le temps, tout le temps, H24, c'est un peu Ƨa, notre sociĆ©tĆ©, elle est construite comme Ƨa, effectivement, on s'Ć©puise et, quelque part, on s'assĆØche mĆŖme. Au lieu de s'Ć©puiser, il y a un assĆØchement qui se fait. Si, par contre, on est plus Ć l'Ć©coute de nos rythmes, et notamment en tant que femme, tu connais bien Ƨa, Marie-CĆ©cile, aussi, on peut vraiment se dire s'il y a vraiment un travail Ć faire en tant que femme, de se mettre en harmonie avec ces cycles dans notre corps, et bien lĆ , on va pouvoir utiliser, justement, ces phases pour, quelque part, construire aussi ce qu'on a envie de construire dans notre vie et transformer certaines choses, je dirais, au bon moment, entre guillemets, ou, en tout cas, en s'appuyant sur l'Ć©nergie qui est disponible Ć ce moment-lĆ et pas en ramant un contre-courant ou en cherchant Ć toute force Ć porter le projet ou le rĆŖve Ć bout de bras, quoi. Et pour, parce que c'est quand mĆŖme trĆØs fin comme perception de la vie, comme approche de la vie, je trouve, avec une curiositĆ© aussi, de garder une curiositĆ© en Ć©veil, mais je me demande, toi, personnellement, qu'est-ce qui te nourrit et qu'est-ce qui fait que tu as cette perception, enfin, qu'est-ce qui te nourrit, en fait, pour ĆŖtre rĆ©ceptive Ć ces cycles et rĆ©ceptive Ć cette Ć©coute fine du corps ? Je crois que c'est justement le dĆ©veloppement de ma rĆ©ceptivitĆ© par l'Ć©coute, l'Ć©coute intĆ©rieure, et comme vraiment une pratique quotidienne, en fait. Passer par plein d'outils, aprĆØs, des outils. Je me fais mes mĆ©ditations Ć ma maniĆØre, mais le yoga aussi. En fait, Ƨa peut varier vraiment selon les pĆ©riodes, selon les jours, en fonction de ce que je sens. Quelquefois, la porte d'entrĆ©e, elle est par le corps. D'autres fois, c'est juste ĆŖtre immobile et puis me connecter. Moi, je sais que la contemplation, c'est quelque chose d'important pour moi. C'est un accĆØs, pour moi, assez facile, en fait, Ć mon infĆ©rioritĆ© et, en mĆŖme temps, cette connexion au monde, Ć la nature autour de moi, Ć la vie, en fait. Il y a les deux qui sont en mĆŖme temps pour moi. Par exemple, il y a une pratique que j'aime beaucoup faire qui est juste, je dirais, agrandir mes oreilles, me mettre pour les yeux fermĆ©s dans mon jardin. Et puis, je dirais, absorber tous les sons qu'il y a autour de moi. Vraiment comme si je m'en nourrissais. Et en fait, ces sons, c'est comme si Ƨa venait aussi nourrir ma connexion Ć moi-mĆŖme. Finalement, cette connexion Ć l'extĆ©rieur, c'est comme une matiĆØre qui vient aussi un peu Ć la fois m'inviter Ć descendre un peu plus en moi. C'est une pratique toute simple, qui n'est pas forcĆ©ment Ć©vidente pour tout le monde, mais qui est trĆØs simple Ć mettre en Åuvre. On peut la mettre en Åuvre quasiment n'importe où parce qu'on peut le faire. Alors faire, c'est plus agrĆ©able de le faire avec des champs d'oiseaux autour de soi. Mais on peut aussi le pratiquer ailleurs, dans les transports en commun, en ville, pourquoi pas. Où Ƨa peut ĆŖtre, pour moi, les sens, c'est vraiment aussi une clĆ©. Les cinq sens, c'est vraiment une clĆ© d'accĆØs. C'est pas pour rien que, quelque part, les organes qui correspondent aux cinq sens sont vraiment entre nous et le monde. Entre les limites de notre corps et les limites du monde autour. Pour moi, c'est vraiment une clĆ©. Et d'ailleurs, il y a des pratiques, notamment dans le centrisme, qui sont vraiment basĆ©es lĆ -dessus, sur le dĆ©veloppement de la sensorialitĆ©. Et Ƨa, c'est Ć la disposition de tout le monde. C'est pas sorcier. Je veux dire, Ƨa, c'est pas sorcier. Ća demande peut-ĆŖtre de la pratique pour dĆ©velopper cette finesse dont tu parlais. Mais fermez les yeux quand on mange une framboise. Essayez de se concentrer sur le goĆ»t de la framboise, dans la langue, etc., dans le palais, et comment Ƨa reste aprĆØs, et la texture de la framboise, et peut-ĆŖtre mĆŖme le son qu'elle fait quand on la mĆ¢chouille ou quand on la laisse fondre dans notre bouche, l'odeur qu'elle a. Je pense aux framboises, j'adore les framboises. Je viens de manger les premiĆØres framboises ce matin dans le potager. C'Ć©tait un dĆ©lice. Je veux dire, Ƨa, c'est des choses⦠Il n'y a pas besoin d'ĆŖtre initiĆ© par un grand maĆ®tre pour mettre Ƨa en pratique. C'est Ƨa que j'aime bien. Donc, il y a une part de simplicitĆ© dans ce que tu proposes. Tout Ć fait, parce que justement, comme je disais au dĆ©but, pour moi, c'est une fonction naturelle qui a souvent Ć©tĆ© soit dont on s'est coupĆ© en tout, en partie, soit qui a Ć©tĆ© masquĆ©, soit qui a Ć©tĆ© attĆ©nuĆ© par le fait qu'on grandisse, qu'on doive apprendre des choses, qu'on soit formatĆ© par l'Ć©cole, les Ć©tudes, la sociĆ©tĆ©, les exigences, bref. Le fait de courir aussi tout le temps, pour moi, une des clĆ©s, c'est aussi de ralentir. Vraiment, je pense que c'est une sacrĆ©e clĆ©. Et que si on ralentissait ne serait-ce que quelques minutes par jour, tous les jours, il y a beaucoup de choses qui changeraient. J'aimerais bien avoir vraiment, lĆ , pour le coup, le pouvoir, avec ma baguette magique, de dire, comme dans les films, tu sais, pendant trois minutes, le monde, Ƨa nous ralentit. Hop, tu vois ? Et voir tout ce que Ƨa pourrait changer dans le cours des choses, en fait, et dans le ressenti des gens. Et donc, comme c'est une fonction naturelle, je pense que notre corps et notre ĆŖtre, il n'aspire qu'à ça, en fait, qu'on fasse ce choix de retrouver ce chemin. Parce que je pense que c'est un choix, Ć un moment donnĆ©. Un choix qui peut venir du fait qu'on y goĆ»te aussi. On y goĆ»te comme Ć un bon repas et qu'on se dit, ben oui, mais en fait, c'est vachement bon quand je suis lĆ -dedans. C'est vachement mieux que quand je cours partout, quand je suis dĆ©connectĆ© de moi. VoilĆ , ce que je vis est tellement plus agrĆ©able. Donc, comme c'est une fonction naturelle, pour moi, les choses les plus simples, la simplicitĆ©, c'est ce qui va, pour moi, conduire le plus naturellement Ć se reconnecter Ć cette fonction. Puisqu'elle est lĆ et qu'elle n'attend que Ƨa, en fait. Ćcoute, lĆ , pour moi, Ƨa fait un pont direct avec cette retraite qui va se passer en ArdĆØche. Est-ce que tu peux parler un peu de cette structure qui est quand mĆŖme trĆØs particuliĆØre dans la simplicitĆ© ? Dans l'organisation, je pense que c'est quand mĆŖme assez complexe, mais dans le vĆ©cu et dans l'expĆ©rience qui va ĆŖtre offerte aux femmes, je pense qu'il y a vraiment cette idĆ©e de simplicitĆ© et de prĆ©sence. Est-ce que tu peux expliquer un petit peu le concept de cette activation de la magicienne ? Oui, tout Ć fait. Alors, l'activation de la magicienne, c'est vraiment venu comme, pour le coup, une inspiration assez fulgurante il y a deux ans. Mais Ƨa faisait un moment que je cherchais, en fait. Tu sais, c'est un peu comme quand on a une idĆ©e, lĆ , on sent qu'il y a un mot sur le bout de la langue. On sent qu'il y a quelque chose qui veut Ć©merger et en mĆŖme temps, on sait qu'il faudrait attendre que ce soit le moment. Ća faisait longtemps que je cherchais, en fait, quelque part, Ć arriver Ć ce concept-lĆ , Ć cette idĆ©e-lĆ , parce qu'en tant qu'accompagnante, dĆ©jĆ dans mes accompagnements, notamment individuels, je constate toujours Ć quel point, finalement, le plus important, c'est le contexte que je vais poser. C'est-Ć -dire le cadre, mais aussi l'ambiance. Dans le cadre, il y aura aussi l'ambiance, il y aura la structure, il y aura la soliditĆ© de ce que je vais poser comme cadre, la bienfillance, l'Ć©nergie que je vais mettre dans ce cadre avant que la femme arrive. Et finalement, Ƨa, je dirais que Ƨa fait 80% du travail. Et Ƨa, j'ai pu le constater aussi quand j'organisais des salons et des festivals avec l'association FĆ©minescence. J'ai fait pendant presque 10 ans. Et en fait, justement, en Ć©tant organisatrice, je voyais ce qu'il se passait, en fait, un peu de l'extĆ©rieur. Et je constatais Ć quel point le cadre qu'on avait posĆ©, la structure qu'on avait posĆ©e et, quelque part, la qualitĆ©, justement, de prĆ©sence et de bienveillance et de, voilĆ , la chaleur qu'on avait pu y mettre faisait tout, finalement. Alors Ć©videmment, il y avait tout ce qui s'y passait. Mais finalement, l'essentiel, c'Ć©tait vraiment l'Ć©nergie qui Ć©tait installĆ©e. Et je dirais que c'Ć©tait un peu comme une matrice, en fait, qu'on crĆ©ait, une bulle qu'on crĆ©ait, qui faisait que, dĆ©jĆ , quand les femmes rentraient dans cette bulle, ah, il y a quelque chose qui se relĆ¢chait, elles se sentaient bien. LĆ , tu dis Ƨa et je respire diffĆ©remment, tu vois. J'ai senti juste, ah oui, j'ai envie de me poser. Et Ƨa, quelque part, il y a une partie, justement, assez magique. Il y a une partie trĆØs concrĆØte. Il y a des choses trĆØs concrĆØtes Ć mettre en place pour que Ƨa se passe bien, que ce soit fluide. Des choses trĆØs triviales, genre, il faut du papier toilette dans les toilettes. Non, mais Ƨa fait partie aussi du processus, dans le sens où, quelque part, amener le maximum de fluiditĆ©, en fait. Pour que Ƨa puisse ĆŖtre vraiment harmonieux et qu'il n'y ait pas de ruptures, en fait, dans cette Ć©nergie-lĆ . Et Ć l'Ć©poque, je me souviens que je me disais, oh lĆ lĆ , mais qu'est-ce que Ƨa... Quand je voyais les miracles qui se passaient, les ouvertures qui se passaient pour les participants, je me disais, mais qu'est-ce que Ƨa serait incroyable si je pouvais crĆ©er Ƨa sur un temps plus long et pour aller plus loin, quelque part, en soi. Elles venaient quelque part pour goĆ»ter, mais moi, j'aurais eu envie de leur offrir tout le repas, en fait, tu vois, tout le voyage. Et je ne voyais pas trop comment, Ć l'Ć©poque, parce que c'Ć©tait complexe, en mĆŖme temps, d'avoir des temps collectifs, des temps individuels, des temps où elles sont vraiment prises en compte toutes seules, d'autres où elles sont en groupe et elles goĆ»tent Ć cette Ć©nergie du groupe, d'autres où elles peuvent juste se poser, se reposer, rencontrer les femmes, d'autres où c'Ć©tait des temps plus festifs. Bon, je ne voyais pas trop comment mettre en place tout Ƨa toute seule. Et puis, il y a deux ans, il y a eu une espĆØce de... Comme si tout s'Ć©tait alignĆ©, je me suis dit, bon sang, mais c'est bien sĆ»r, en fait. DĆ©jĆ , je vais crĆ©er une Ć©quipe autour de moi. Et toute la structure m'est apparue, en fait. Je me suis dit, tiens, le matin, il y aura les enseignements collectifs avec chacune des intervenantes. Bon, je sens qu'il faut une semaine, une petite semaine pour que vraiment le processus puisse, je dirais, assez ĆŖtre avancĆ© pour qu'aprĆØs, elles puissent dans leur vie vraiment l'incarner. Et l'aprĆØs-midi, je tenais vraiment Ć cette idĆ©e d'avoir des temps libres et des temps plus informels parce que vraiment, je crois que Ƨa, c'est... J'ai vu Ć quel point, finalement, c'Ć©tait presque les temps les plus importants dans les festivals et les salons. Ć quel point aussi, dĆ©jĆ , de les inviter Ć se respecter dans ce qu'elles sentent. Tu sais, tiens, lĆ , j'ai envie de me reposer cet aprĆØs-midi et de m'isoler. LĆ , j'ai plutĆ“t envie de rencontrer... Tiens, j'ai envie d'aller vers telle femme parce que je sens qu'il y a quelque chose, une connexion. Tiens, si je partageais ma pratique des plantes sauvages, je vais emmener celles qui veulent et puis hop, je vais les emmener, je vais transmettre. Enfin, que Ƨa puisse venir d'elles, en fait, parce que quelque part, l'invitation, c'est aussi qu'aprĆØs, elles soient autonomes dans leur magie, dans leur maniĆØre d'exercer leur magie. Et pas vibronner notre magie Ć nous, mais vraiment de dĆ©velopper une autonomie chez elles. Et aussi qu'il puisse y avoir des temps qui soient plus organisĆ©s autour de nos outils artistiques, des outils artistiques des intervenants, pour pouvoir aussi offrir une autre bande d'accĆØs Ć soi et Ć la magie de la vie, Ć sa propre magie. Parce que moi, Ć©tant aussi artiste, je sais Ć quel point l'univers artistique peut permettre de... Enfin, Ć quel point l'ĆŖtre humain a besoin de beautĆ©, vraiment au sens large de tout ce que l'univers artistique peut apporter et Ć quel point Ƨa le connecte aussi Ć lui-mĆŖme. Donc c'est une autre maniĆØre aussi, tu vois, de les inviter Ć aller un peu plus loin dans la dĆ©couverte de cette magie personnelle et de cette magie de la vie. Et tu vois, dans ce que tu dis lĆ , j'ai l'impression que ce qui ressort, c'est beaucoup cette co-crĆ©ation, en fait. C'est pas quelque chose de... Enfin, il y a un cadre qui est lĆ , parce que c'est nĆ©cessaire avec un groupe important d'avoir un cadre bien Ć©tabli. Mais en mĆŖme temps, il y a de la place pour... Ouais, de crĆ©ation mutuelle. Est-ce que Ƨa fait partie du concept ? Ah oui, complĆØtement. Ouais, ouais. Moi, je suis fan des... Je sais pas comment dire, mais je suis... Enfin, la co-crĆ©ation, je trouve que c'est tellement magique, on va tellement plus loin. Et quelque part, je ne sais pas, moi, jusqu'où vous pouvez aller. Donc en faisant le chant, en ayant une structure solide, effectivement. Moi, je me positionne plus comme la chef d'orchestre. C'est ce que je disais l'an dernier. Je me sens vraiment bien Ć cette place-lĆ de mĆ©thode d'enseigne, de chef d'orchestre, qui m'ira sur la mesure, qui sent un peu, justement, avec cette place en mĆŖme temps dedans et lĆ©gĆØrement extĆ©rieure, voir l'ensemble. Et en mĆŖme temps, Ć l'intĆ©rieur de cette structure, si je verrouille, Ƨa va limiter ce qui va se passer. Et justement, la magie, elle a besoin d'ouverture, cette ouverture de l'enfant dont on parlait au dĆ©part, pour que la magie puisse opĆ©rer durant cette semaine. Il faut aussi, quelque part, qu'il y ait le maximum d'ouverture Ć l'intĆ©rieur de cette structure solide. C'est Ƨa qui peut sembler contradictoire, mais en fait, Ƨa ne l'est pas. Et c'est ce que je fais dans tout ce que je mets en Åuvre. Quand j'accompagne une femme, par exemple, dans un mutuel photo, le cadre est bĆ©ton, dans le sens où ce que je pose avant qu'elle arrive et pendant qu'elle est lĆ , ma prĆ©sence, en fait, c'est surtout ma prĆ©sence, va faire qu'elle va se sentir en sĆ©curitĆ© et en mĆŖme temps vraiment invitĆ©e Ć tout ouvrir. Et aprĆØs, ce qui se passe dedans, alors lĆ , pour le coup, c'est vraiment la rencontre avec le moment, la rencontre avec elle, la rencontre avec elle, avec elle-mĆŖme aussi, qui va faire ce qui va se passer. Mais moi, j'en sais rien, finalement, justement. Je ne sais pas jusqu'où Ƨa peut aller. Et avec vous, c'est pareil. Je sens parce que je vous connais. Il y en a certains, je connais leur pratique, etc. Donc je sens intuitivement. Mais aprĆØs, je sais que si je vous invite Ć vraiment laisser libre cours Ć votre crĆ©ativitĆ©, Ƨa va aller beaucoup plus loin que ce que moi, j'aurais pu imaginer tout seul. Et pareil pour les participants. Je pense qu'il y a des choses qu'on a rĆ©ajustĆ©es par rapport Ć ce qui se passait avec les participants. Et pareil, voilĆ , il y a des choses assez magiques qui se sont passĆ©es, qu'elles se sont permises, parce que quelque part, elles y Ć©taient aussi invitĆ©es. Alors lĆ , moi, j'ai l'image de la statuette qu'elles ont ramenĆ©e Ć la riviĆØre Ć la fin de... La Baba Yagouche. La Baba Yagouche, bah oui, bien sĆ»r. Et alors, j'ai une autre question sur le choix des intervenantes. Alors moi, je suis ravie d'en faire partie. Mais comment t'es arrivĆ© Ć cette constitution d'Ć©quipe, en fait ? Bah Ć©coute, trĆØs intuitivement. Quand je me suis justement, tu vois, dans cette phase de rĆ©ception dont je parlais, lĆ , le moment où ce projet m'est apparu et où Ƨa a commencĆ© Ć s'Ć©clatir, Ć un moment, j'ai posĆ© un peu la question en me disant, bah tiens, de qui j'ai envie et de qui je sens trĆØs, trĆØs bien que je m'entoure ? Quand je suis posĆ© la question, c'est pas Ć mon mental, en fait. C'est dans cet Ć©tat de receptivitĆ© qui, en fait, me connecte Ć ... AprĆØs, chacune y met ses mots, intuition, Ć mon Ć¢me, Ć mon ĆŖtre profond, enfin, ce que tu veux. AprĆØs, en tout cas, c'est pas trĆØs important le mot qu'on y met. Mais ce qui est important, c'est que c'est une qualitĆ© de connexion Ć soi bien particuliĆØre qui a rien Ć voir avec ce qu'on peut se dire quand on rĆ©flĆ©chit avec sa tĆŖte, en fait. Et voilĆ . J'ai invitĆ©, quelque part, les connexions Ć se faire et les personnes Ć m'apparaĆ®tre. Et c'est apparu assez facilement. Quelque part, c'est comme si j'avais installĆ© autour de moi toutes les femmes intervenantes que je connaissais. Et tout d'un coup, vous ĆŖtes apparues dans la lumiĆØre. Et aprĆØs coup, seulement, je me suis dit, en fait, elles sont super complĆ©mentaires, dans leur Ć©nergie, dans le dĆ©maine de vous, dans vos pratiques. Mais Ƨa, c'est plus dans un second temps. AprĆØs, voilĆ , il y a des... Imaian, Ƨa faisait longtemps que je la connaissais. Bon, on avait beaucoup Ć©changĆ© autour de notre parcours un peu commun ces deux derniĆØres annĆ©es. VoilĆ , tu vois, il y a des histoires diffĆ©rentes avec chacune. Mais en tout cas, le choix s'est fait au dĆ©part de maniĆØre intuitive. Et j'ai dĆ©cidĆ© de faire confiance en Ƨa dans ce mouvement-lĆ de maniĆØre, je dirais, assez absolue, en fait. Oui, oui. Donc dans la crĆ©ativitĆ©, il y a cette part de confiance Ć l'intuition aussi dans ce que tu dis. Et je pense que dans le... Justement, lĆ , c'est un projet bien particulier. Mais dans tout ce qui peut nous arriver dans la vie, au fur et Ć mesure qu'on dĆ©veloppe cette connexion Ć soi, justement, il y a cette intuition... Oui, voilĆ , cette petite voix, Ƨa va s'exprimer diffĆ©remment selon les personnes. Il y en a qui entendent, il y en a qui voient, il y en a qui ont des perceptions plus sensorielles. Il va se dĆ©velopper. Et au dĆ©part, on peut l'Ć©prouver dans des choses un peu anodines. On va s'amuser. Ā« Tiens, qu'est-ce qu'il appelle ? Hop, tiens, j'ai devinĆ©. Enfin voilĆ , c'est une petite chose. Ā» Des choix qui prennent pas trop Ć consĆ©quence. Et au fur et Ć mesure qu'on prend confiance lĆ -dedans, eh bien aprĆØs, Ć un moment donnĆ©, Ƨa va ĆŖtre de sauter le pas aussi de faire confiance pour des choses qui nous engagent plus, qui sont plus Ā« importantes Ā», mais qui, en tout cas, nous engagent plus. C'est des choix plus cruciaux, je dirais. Et Ƨa, Ƨa demande quand mĆŖme de s'ĆŖtre entraĆ®nĆ© sur des pas. Et aussi d'avoir fait ce travail, quelque part, de redescendre, c'est-Ć -dire de redescendre de la tĆŖte pour se connecter Ć quelque chose de plus profond, Ć son cÅur, Ć ses tripes, Ć son Ć¢me. Enfin aprĆØs, on y met les mots qu'on veut. Mais en tout cas, savoir que le mental, quelque part, eh bien on va l'utiliser au moment où il est plus efficace. C'est-Ć -dire effectivement pour planifier, organiser, ĆŖtre dans des choses trĆØs concrĆØtes. Ā« LĆ , comment je casse trois heures dans cette journĆ©e ? Ok, si je fais Ƨa, oui, non. Ā» Des choses trĆØs rationnelles, quelque part, trĆØs concrĆØtes. LĆ , il a sa place, complĆØtement. Ć mon avis, pas pour des choses... Comment je pourrais dire ? Si, on peut l'utiliser pour des grands choix de vie, justement, quand c'est tellement peut-ĆŖtre important qu'on a du mal Ć laisser la part Ć notre intuition. Mais c'est pas lui qui va forcĆ©ment nous faire faire les choix les plus, je dirais, les plus profonds et ceux qui vont nous faire, en tout cas, le plus Ć©voluer, le plus grandir. En gĆ©nĆ©ral, le mental cherche plutĆ“t Ć nous rassurer et Ć pas nous faire prendre de risques. Ce qui peut ĆŖtre trĆØs bien dans certains cas, Ć certains moments de vie, et beaucoup moins bien dans plein d'autres moments. Donc, c'est vrai que, quelque part, la magie, Ƨa va ĆŖtre aussi de faire confiance. J'ai eu la magicienne qui va dire Ā« abracadabra Ā», elle a complĆØtement confiance que son abracadabra, il va marcher. Je vais voir si on prend une image plus enfantine. Donc, Ƨa va ĆŖtre Ƨa. Ok, lĆ , si je sens Ƨa, bon, quelque part, je ferme les yeux et je suis ce que je chante. Enfin, je ferme les yeux dans le sens que, ok, j'Ć©coute pas tout ce qui monte dans ma tĆŖte et qui me dit Ā« oulala, qu'est-ce que tu fais ? Ā», etc. Ćcoute, intĆØgre, Ć©coute, c'est mieux que toi. Et quelque part, je reviens dans le fait que, bah non, en fait, pour moi, c'est moi qui sais mieux. Pour tous les domaines qui me concernent, pour tous les domaines de ma vie, quelque part, au fond de moi, il y a une part qui sait. Donc, il y a quand mĆŖme, dans ce que tu dis, c'est un retour Ć une souverainetĆ© intĆ©rieure, quoi, d'ĆŖtre souveraine de qui on est, en fait. Ouais, voilĆ , exactement. Je pense que, oui, voilĆ , pour moi, c'est vraiment le contraire de la victime. C'est vraiment celle qui, la magicienne, c'est vraiment celle qui dĆ©cide de sortir de ce cercle vicieux un peu de Ā« j'ai pas le choix Ā», Ā« c'est pas moi qui sais ce qui est bon pour moi Ā», Ā« je subis, de toute faƧon, la vie, c'est comme Ƨa Ā», etc. Et qui, Ć un moment donnĆ©, va dire stop à ça et dire Ā« attends Ā». Et si, en fait, c'Ć©tait pas vrai, tout Ƨa. C'est ce qu'on m'a appris. C'est quand mĆŖme ce qu'on nous apprend aussi. La vie, c'est comme Ƨa. Il faut bosser, etc., pour bien rentrer dans les clous. Et si, finalement, est-ce que vraiment, moi, je valide Ƨa ? Est-ce que c'est ce que je ressens profondĆ©ment dans mes tribus ? Et sinon, si c'est pas Ƨa que je ressens, comment je pourrais un peu Ć la fois, ce n'est pas forcĆ©ment dire tout balayer, quoi, que c'est comme Ƨa que Ƨa se passe, mais comment je pourrais un peu Ć la fois commencer Ć instiller autre chose dans ma vie et Ć Ć©couter une autre voix que la voix extĆ©rieure, en fait ? Comment, c'est quoi le chemin ? Et oui, Ƨa va pas ĆŖtre forcĆ©ment facile de retrouver ce chemin-lĆ , surtout si Ƨa fait longtemps qu'on l'a perdu. Et en mĆŖme temps, comme je le disais tout Ć l'heure, on est faits pour Ƨa, en fait. Donc, je suis vraiment persuadĆ©e qu'il y a quelqu'un en nous qui, quand on a perdu ce chemin, est lĆ en train de durer, de dire Ā« HĆ©, oh, c'est pas rĆ©ussi Ā», et puis tu vois, tu vois. Mais que bon, comme on est loin du chemin, la voix nous apparaĆ®t pas forcĆ©ment. Mais plus on va se rapprocher, plus on va l'entendre, cette voix. Parce que c'est... Ouais, c'est dans nos cellules, c'est dans... On est faits pour Ƨa, quoi. On est faits pour retrouver ce chemin-lĆ de souverainetĆ© et de co-crĆ©ation avec la vie, en fait. Ouais. Ah, il y aurait encore beaucoup de choses Ć discuter, Ć discuter. Je me dis heureusement qu'on a cette semaine entiĆØre, tu vois, qui viendra au mois d'octobre. Mais lĆ , on arrive Ć la fin des 45 minutes qu'on a ensemble. Et pour finir, je me demandais si tu avais une sorte de formule magique ou alors une phrase qui t'accompagne et qui active la magicienne qui est en toi. Alors, il y a une citation de Christiane Saint-GĆ© que j'aime beaucoup. Quelqu'un qui ne laisse pas la rĆ©alitĆ© dĆ©ranger ses rĆŖves est un sage. VoilĆ . J'aime beaucoup cette citation. Et il y a ce matin aussi une autre... Le titre d'un de ses livres, qui m'est revenu, que je trouve tellement... En fait, qu'il faudrait aussi se rĆ©pĆ©ter comme un mantra, notamment dans les moments où on sent qu'on est en train de courir, de courir partout, d'essayer de faire plein de choses, de correspondre, justement, peut-ĆŖtre Ć ce qu'on attend de nous. C'est Ā« Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? Ā» Ah, Ƨa, je trouve Ƨa... Je pense que Ƨa ne dure pas dans ces moments-lĆ pour... VoilĆ , je trouve Ƨa tellement juste. Ah oui. Ah, vraiment. Et bien, merci. Merci beaucoup, Laurence. Et puis... Merci beaucoup, Marie-JosĆ©e. Et donc, activez la magicienne. C'est du 23 Ć 29 octobre... Ah bah oui ! ... en ArdĆØche, dans un super lieu qui s'appelle Aux Fils de Soie. Et c'est dĆØs maintenant possible de s'inscrire. Parce que les places sont limitĆ©es. Et vous pouvez aussi m'appeler pour avoir un entretien individuel et qu'on puisse en discuter, voir si Ƨa vous correspond, voir si c'est adaptĆ© Ć ce que peut-ĆŖtre votre pĆ©riode de vie, etc. VoilĆ , n'hĆ©sitez pas Ć me contacter aussi pour pouvoir... Si vous sentez l'Ć©lan, justement, de retrouver ce chemin et de vous offrir un temps consĆ©quent. Pour vous, rien que pour vous. Ća, c'est un sacrĆ© cadeau aussi. Oui, c'est vraiment assez exceptionnel dans ce lieu et avec nous. Et dans les jours qui viennent, lĆ , il va y avoir des interviews. Tu vas nous interviewer et les quatre intervenantes pour que vous en sachiez un petit peu plus sur nous et sur ce qu'on va vous proposer sur cette semaine en ArdĆØche. Toutes les interviews seront ensuite regroupĆ©es sur mon site, donc laurence-verrier.com, Verrier avec deux R. Dans quelques jours, laissez-nous le temps de les faire. Il y aura le lien en dessous, enfin, il y aura tout ce qu'il faut pour aller au bon endroit. VoilĆ , je vous recommande de nous contacter sans problĆØme. Merci beaucoup, Marie-ThĆ©rĆØse. Merci Ć toi, Laurence, et puis bonne journĆ©e Ć tous.
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