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The speaker welcomes everyone to the conference and thanks the organizers and participants. They explain that the purpose of the conference is to have a collective discussion about the challenges facing the territory, including economic, social, and environmental issues. The conference will be facilitated by ĆcosystĆØme D, a structure dedicated to supporting industrial decarbonization. The goal of the current session is to identify the topics that need to be addressed and form working groups to work on them. The speaker emphasizes the importance of maintaining the momentum and dynamism that the territory has achieved in the past decade. They highlight the unique investments and jobs coming to Dunkerque and the responsibility and challenges that come with it. The speaker also mentions the importance of addressing the issue of skills and the impact of the new jobs on the local workforce. Alors on y est quasi, donc je vous invite Ć prendre place, comme toujours je vous invite Ć couper les sonneries des tĆ©lĆ©phones portables et on dĆ©marre dans deux secondes. Allez on est parti et on va commencer, madame, monsieur, bonjour, je suis ravi d'ĆŖtre avec vous en ce dĆ©but d'aprĆØs-midi pour ce premier temps de notre confĆ©rence sociale, quelques mots de remerciements pour commencer, aux Ć©quipes d'Ecosysteme D qui ont organisĆ© cette rĆ©union, aux Ć©quipes de la CUD qui ont assurĆ© la logistique et la technique, remerciements Ć vous monsieur le PrĆ©sident puisque c'est vous qui avez souhaitĆ© organiser cette rĆ©union et puis enfin remerciements Ć vous toutes et tous d'ĆŖtre venus, d'avoir consacrĆ© du temps pour cette premiĆØre Ć©tape, pour ces Ć©changes. Vous ĆŖtes trop nombreux pour qu'on fasse un tour de table et que chacun puisse se prĆ©senter, je vous le ferai au fur et Ć mesure de la rĆ©union, dĆ©solĆ© pour les amoureux du protocole mais je vais simplement citer toutes les organisations et structures qui sont prĆ©sentes, CFE, CGC, CFDT, CFTC, CGT, UMC, MEDEF, UIMM, CNTPA, CCI, GPMD, ULCO, CPME, CUD, FO, UNSSA, entreprends en ensemble, SECO et puis quelques reprĆ©sentants des entreprises petites, moyennes et grandes du territoire ainsi que quelques reprĆ©sentants Ć©lus ou reprĆ©sentants des Ć©lus des communes. Une belle assemblĆ©e, j'espĆØre que je n'ai oubliĆ© personne, est-ce que j'ai oubliĆ© quelqu'un ? Si oui c'est le moment de me le dire. Je prĆ©cise aussi qu'on a pris en fait les organisations qui Ć©taient rĆ©fĆ©rencĆ©es auprĆØs de la direction du travail, si vous trouvez qu'il manque une structure, n'hĆ©sitez pas Ć venir me le dire Ć la fin de la rĆ©union, on pourra toujours les associer Ć la suite de nos travaux. VoilĆ , le temps de prĆ©sentation trĆØs court est terminĆ©, vous le verrez, on va essayer de garder un maximum de temps pour nos Ć©changes. Je vous propose donc d'ouvrir cette confĆ©rence, j'ai le plaisir de vous passer la parole parce que j'arrĆŖte, avec une double question, pourquoi vous avez souhaitĆ© que cette confĆ©rence ait lieu et qu'est-ce que vous en attendez ? Bien, bonjour Ć toutes et Ć tous, d'abord Ć©videmment toutes mes excuses parce qu'on a dĆ» reporter cette premiĆØre session de ma confĆ©rence sociale, la situation politique du pays, d'expliquer Ć ce moment-lĆ , c'est trĆØs difficile de faire Ƨa juste avant des Ć©lections lĆ©gislatives. C'est la premiĆØre confĆ©rence sociale, effectivement, que j'ai souhaitĆ©e pour le territoire, d'abord parce que Ƨa signifie beaucoup de choses de ce que l'on est quand on est Ć Dunkerque, notamment ici, on a cette capacitĆ© extraordinaire Ć se fĆ©dĆ©rer quand il y a des grands enjeux et je pense qu'aujourd'hui, la situation du territoire justifie qu'on peut parler de grands enjeux, de grands dĆ©fis, de grands dĆ©fis Ć©conomiques, de grands dĆ©fis sociaux et de grands dĆ©fis environnementaux et dans ce cas-lĆ , je pense que la meilleure chose Ć faire, c'est de pouvoir en discuter collectivement, sans doute aussi dĆ©passer des inquiĆ©tudes, des peurs qu'on ressent, et mĆŖme, y compris dans la population, par rapport au changement, le changement fait toujours peur, je veux dire, dans un premier temps, la population a d'abord rĆ©agi en voulant cette transformation, en voulant une nouvelle dynamique Ć©conomique et quand elle est complĆØtement assumĆ©e, complĆØtement reconnue, elle peut aussi faire peur. Et donc, l'idĆ©e, dans ces cas-lĆ , c'est de s'appuyer sur vous, qui reprĆ©sentez les corps intermĆ©diaires, pour pouvoir avoir ce dialogue social territorial, on peut l'appeler comme Ƨa, il ne s'agit pas ici d'aborder des sujets spĆ©cifiques Ć telle ou telle entreprise, alors lĆ , ce serait une erreur complĆØte de reproduire les dialogues sociaux qui se passent Ć l'intĆ©rieur de chaque entreprise, mais d'ouvrir un dialogue social territorial sur tous les sujets transverses, sur tout ce qui dĆ©passe justement le cadre de l'entreprise. Alors, la confĆ©rence, tu l'as dit implicitement dans ce que tu as Ć©voquĆ©, FrĆ©dĆ©ric, la confĆ©rence sociale sera portĆ©e par ĆcosystĆØme D. ĆcosystĆØme D, c'est la structure qui est le produit de la fusion entre Dunkerque Promotion et Eura Energy, une sorte de structure unique qui vit justement Ć accompagner la dĆ©carbonation industrielle aujourd'hui que l'on connaĆ®t. Le but de la sĆ©ance d'aujourd'hui, finalement, c'est d'identifier d'abord les thĆØmes sur lesquels on doit travailler ensemble. C'est quoi ces sujets qui, aujourd'hui, peuvent prĆ©occuper et qui nĆ©cessitent qu'on ait ce dialogue social territorial ? C'est quoi les sujets transverses qui dĆ©passent le cadre d'une entreprise et qui nĆ©cessitent qu'on se parle collectivement ? Donc, aujourd'hui, c'est le but du jeu. Puis donc, ĆcosystĆØme D mettra en place un certain nombre de groupes de travail sur les sujets qui ont Ć©tĆ© identifiĆ©s aujourd'hui pour aboutir au printemps, Ć une deuxiĆØme Ć©dition de cette plĆ©niĆØre, pour faire le compte-rendu de tout ce qu'on aura pu travailler d'ici le printemps. Au fond, c'est une dĆ©marche qui a Ć©tĆ© assez similaire, mais dans un contexte un peu diffĆ©rent Ć ce qu'on a fait lorsqu'on a fait les Ć©tats gĆ©nĆ©raux de l'emploi local en 2014. L'idĆ©e Ć©tait un peu diffĆ©rente parce qu'Ć l'Ć©poque, la question qui Ć©tait posĆ©e, c'Ć©tait comment on fait repartir ce territoire ? En 2013, Dunkerque Ć©tait devenue l'agglomĆ©ration qui perdait le plus d'habitants, on avait 5 000 jeunes au chĆ“mage, on Ć©tait dans une situation difficile, et donc, l'idĆ©e, c'Ć©tait, d'ailleurs, mĆŖme au-delĆ des forces vives de l'Ć©conomie, j'ai envie de dire, c'Ć©tait comment on repense finalement l'ensemble de la stratĆ©gie. On n'est plus lĆ , on est dix ans aprĆØs, et dix ans aprĆØs, les Ć©tats gĆ©nĆ©raux de l'emploi local ont donnĆ© la dynamique que l'on connaĆ®t, notamment sur le plan industriel, mais pas seulement, en termes d'images, en termes d'attractivitĆ© touristique, en termes environnementaux, les choses ont beaucoup changĆ©, et donc, dix ans aprĆØs, il y a la nĆ©cessitĆ© de se poser de nouvelles questions avec, certes, une dĆ©marche un peu similaire, mais sans doute un petit peu plus tournĆ©e vers l'accompagnement Ć©conomique. Ce qu'on avait dit aussi Ć l'Ć©poque, et la conclusion des Ć©tats gĆ©nĆ©raux de l'emploi local, si je ne regarde que le volet industriel des Ć©tats gĆ©nĆ©raux de l'emploi local, je rĆ©pĆØte qu'il n'y avait pas qu'un volet industriel. On s'Ć©tait dit, finalement, sur ce territoire, on veut rester un grand bassin industriel, on a la main d'Åuvre, on a la compĆ©tence, on a l'Ć©nergie, on a une base solide, on veut rester un grand bassin industriel, mais il faut jouer le coup d'aprĆØs, il faut avoir un coup d'avance, et anticiper ce que doit devenir l'industrie de demain. C'est Ƨa, finalement. Si je devais rĆ©sumer brutalement ce qu'on s'est dit sur l'industrie au moment des Ć©tats gĆ©nĆ©raux de l'emploi local, c'Ć©tait Ƨa. Et ce coup d'avance, il faut le garder, parce que, disons un vrai, ce qu'on se dit il y a dix ans, c'est plutĆ“t un coup d'avance, Ƨa se passe aujourd'hui. Donc il faut garder Ƨa, et garder donc la dynamique qu'on a entrepris. Aujourd'hui, concrĆØtement, qu'est-ce qui nous arrive ? 38 milliards d'investissements, 20 000 emplois qui arrivent. Dans le monde, vous ne trouverez pas beaucoup de territoires similaires Ć Dunkerque. On a Ƨa au Nevada, on a Ƨa aujourd'hui dans un territoire de la CorĆ©e du Sud, on a Ƨa aujourd'hui au Canada, dans la vallĆ©e de la transition Ć©cologique, et j'y Ć©tais la semaine passĆ©e. Mais dans ces trois exemples-lĆ , il n'y a mĆŖme pas notre composante Ć©nergĆ©tique. C'est-Ć -dire que ce qu'on vit Ć Dunkerque aujourd'hui est unique au monde, ce qui montre l'importance de ce que l'on va vivre et ce que l'on vit dans les dix ans qui viennent. Alors d'un cĆ“tĆ©, Ƨa nous rend fiers, parce qu'on est un modĆØle. On a d'un seul coup le World Economic Forum qui nous met dans les 20 territoires qui vont sauver le monde. On est fiers, quand on est Dunkerque, on est sympas, c'est sympa, on est dans les 20 territoires mondiaux qui vont sauver le monde. D'un seul coup, la France choisit de mettre Dunkerque en avant Ć l'exposition universelle d'Osaka. On ne s'y attendait pas forcĆ©ment, mais bon, on est fiers, on prend, on est contents. Donc on est fiers, mais c'est une sacrĆ©e responsabilitĆ© et de sacrĆ©s dĆ©fis qui arrivent. Et donc c'est Ƨa un petit peu que je voudrais qu'on Ć©change ensemble, qu'on puisse mener ce dialogue social territorial sur les dĆ©fis qui nous attendent. Alors je vais prendre ma part, un petit peu comme vous le ferez aprĆØs, quand vous aurez la parole. Je vais vous dire, moi, les dĆ©fis qu'on identifie dĆ©jĆ au niveau de la communautĆ© urbaine. Donc ce n'est pas exhaustif, je vous en rajouterai, mais en tout cas, moi, je vous apporte dĆ©jĆ ma vision des choses sur les dĆ©fis Ć venir et comment on doit, enfin, les thĆØmes sur lesquels il faut que nous discutions. D'abord, il y a le dĆ©fi des compĆ©tences. Aujourd'hui, sur les 20 000 emplois, on est en train de vivre dĆ©jĆ les 100 premiers emplois. On commence Ć sentir. Jusqu'Ć prĆ©sent, c'Ć©tait trĆØs abstrait, finalement, quand on parlait de 20 000 emplois. LĆ , Ƨa y est. Vercors est dans ses recrutements, Joachim va lĆ -bas, SNF a procĆ©dĆ© Ć ses recrutements, dans la logistique aussi. C'est-Ć -dire qu'on en a dĆ©jĆ 500 sur les 20 000. Et d'ailleurs, Ƨa commence Ć se voir dans les statistiques du chĆ“mage. Jamais, par exemple, le nombre de jeunes au chĆ“mage n'a Ć©tĆ© aussi faible Ć Dunkerque. Et depuis, lĆ , vous ne pouvez remonter qu'un repas en arriĆØre. VoilĆ . On a 3 000 jeunes au chĆ“mage aujourd'hui. Et Ƨa baisse d'une maniĆØre qui est unique dans l'histoire de notre territoire. Donc, c'est que le dĆ©but, c'est 500 sur 20 000. VoilĆ . Sur ces 20 000, je n'oublie pas quand mĆŖme qu'il y a 8 000 emplois de chantier que je traite de maniĆØre toujours un peu diffĆ©rente, c'est-Ć -dire qu'ils ne sont pas des emplois pĆ©rennes, mĆŖme si un chantier d'un EPR, Ƨa ne dure pas un an. Donc, c'est entre les deux, on va dire, sur ces 8 000 emplois, mais je n'oublie pas non plus. Et donc, derriĆØre ce dĆ©fi de la compĆ©tence, il y a plusieurs questions. Comment on donne la prioritĆ© aux habitants de ce territoire ? Ce sont les habitants de ce territoire qui accueillent les entreprises, et donc il est lĆ©gitime que ce soit les habitants de ce territoire communautaire qu'ils soient en prioritĆ© sur ces emplois. Et comment on permet surtout Ć ceux qui sont le plus Ć©loignĆ©s de l'emploi de bĆ©nĆ©ficier de cette main ? C'est une question qui nous est posĆ©e. Si demain, les jeunes en particulier, mais pas que les jeunes, les plus Ć©loignĆ©s de l'emploi, constatez que ce territoire accueille 20 000 emplois et que leur situation ne change pas, je puis vous dire qu'on va au-devant de graves problĆØmes sociaux. Et donc, comment on fait collectivement pour que les plus Ć©loignĆ©s de l'emploi ne passent pas Ć cĆ“tĆ© de cette main exceptionnelle ? Il y a la question des formations. Comment, finalement, on met en place, et Ƨa commence dĆ©jĆ Ć beaucoup bouger. Vous le savez, vous le savez dĆ©jĆ beaucoup, comment on met en place les formations, justement, pour que la population de ce territoire puisse occuper demain ses 20 000 emplois. Mais je n'oublie pas aussi ce qui commence dĆ©jĆ Ć gĆ©nĆ©rer des peurs, les mutations des mĆ©tiers. D'ailleurs, la dĆ©carbonation industrielle, c'est aussi la transformation d'un certain nombre de mĆ©tiers, voire la disparition d'un certain nombre de mĆ©tiers pour d'autres mĆ©tiers. Et donc, comment on pense ensemble la reconversion de ces mĆ©tiers-lĆ ? Ce qui n'est pas une question facile quand on imagine un monde en dĆ©veloppement et que son propre mĆ©tier est mis en pĆ©ril par ce monde en dĆ©veloppement. Et Ƨa, on a une responsabilitĆ© collective par rapport Ć la reconversion sur les mĆ©tiers qui vont se transformer. On a un dĆ©fi dĆ©mographique, la pyramide des Ć¢ges. Je vous donne juste un chiffre. 40 % de nos actifs aujourd'hui ont entre 55 et 64 ans. 40 % de nos actifs ont entre 55 et 64 ans. C'est un dĆ©fi immense en termes de pyramide des Ć¢ges. Et donc, c'est devant nous, comment on fait ? Donc, premier dĆ©fi me semble ĆŖtre le dĆ©fi des compĆ©tences. Le deuxiĆØme dĆ©fi, c'est le dĆ©fi du transport. Si on ne fait rien en la matiĆØre, et donc, on laisse chacun prendre son automobile tranquillement pour aller au travail, d'abord, vous excluez tous les gens qui n'ont pas de voiture. Il y a certains quartiers de Dunkerque où il y a 45 % de familles non motorisĆ©es. Gennevall, par exemple, Dunkerque, c'est 45 % des familles qui n'ont pas de voiture. Donc dĆ©jĆ , les plus Ć©loignĆ©s de l'emploi, juste ce que je disais avant, vous les Ć©cartez. DeuxiĆØmement, c'est du pouvoir d'achat. La voiture, c'est ce qui coĆ»te le plus cher. Et d'ailleurs, pour une majoritĆ© de la population, c'est souvent les premiers biens, la voiture. Et c'est ce qui coĆ»te le plus cher. Donc, vous avez des problĆØmes de pouvoir d'achat. Et puis, petit dĆ©tail, on sature le port. C'est-Ć -dire que c'est la congestion, et il n'y a plus personne qui arrive Ć l'heure, je vous le garantis. Donc, si on ne fait rien aujourd'hui sur la question des transports, congestion du port. Donc, on a un dĆ©fi, comment on transforme Ƨa ? La communautĆ© urbaine travaille sur un nouveau concept unique, ce que j'ai appelĆ© les usines sans parking, c'est-Ć -dire l'idĆ©e qu'on n'arrivera plus Ć l'usine demain dans le cas du dĆ©placement de domicile, qui travaille avec sa voiture, mais on finira son transport en transport collectif. Et donc, ceux qui partiront de chez eux en voiture, parce qu'ils habitent dans des villages Ć©loignĆ©s où il n'y a pas de transport collectif, s'arrĆŖteront Ć un moment donnĆ© Ć des parking relais, et ils seront pris en charge par un systĆØme de navettes pour accĆ©der jusqu'Ć l'industrie. Et que ceux qui habitent Ć proximitĆ© de systĆØmes de transport collectif lourds pourront aussi prendre les transports collectifs lourds, trains, bus, ce que vous voulez, pour atteindre ces parking relais et finir en navettes. L'idĆ©e, c'est d'empĆŖcher les voitures domicile-travail de rentrer dans le port, pour ne pas saturer les flux. Ce qui fait un gain de pouvoir d'achat, ce qui fait l'accĆØs Ć l'emploi pour tous, y compris ceux qui n'ont pas de voiture, et c'est Ć©videmment la garantie de la non-congestion du transport. Du port, voilĆ . C'est un dĆ©fi immense, qui coĆ»te trĆØs cher, qui est un vrai dĆ©fi en termes de politique publique, qui peut faire peur, mais j'ai dĆ©jĆ des arrivants qui m'ont dit Ā« mais comment on va faire alors ce parking pour accĆ©der Ć l'industrie ? Ā». Donc Ƨa fait peur. On se dit Ā« mais comment on va faire demain ? Ā». Mais on est en train de faire les choses et on a besoin d'en parler ensemble, justement, pour pouvoir faire comprendre Ć la population les modes de dĆ©placement de demain. TroisiĆØme dĆ©fi, le dĆ©fi du logement. Avec ces 20 000 emplois, la communautĆ© urbaine a le devoir de construire 12 000 logements dans les 10 ans qui venaient. Ce qui Ć©tait prĆ©vu initialement, c'est quelque chose aux alentours de 7 500 logements, et d'ailleurs, la communautĆ© urbaine n'avait jamais atteint ces objectifs jusqu'Ć prĆ©sent en termes de production de logements. Ce qui fait d'ailleurs qu'aujourd'hui, nous avons un record historique du nombre de demandeurs de logements sociaux, par exemple. Alors, on doit construire 12 000 logements, donc c'est quasiment doubler notre rythme de construction, mĆŖme tripler en rĆ©alitĆ©, quand on regarde les chiffres qui Ć©taient produits actuellement par la communautĆ© urbaine. Mais tout Ƨa dans un contexte qui a complĆØtement changĆ©, vous le connaissez, c'est que le foncier est devenu rare. C'est-Ć -dire qu'Ć l'Ć©chelle nationale, pour des raisons de transition Ć©cologique, on a inventĆ© le ZAN, le zĆ©ro artificialisation net, et que la communautĆ© urbaine ne peut plus consommer de foncier. Ća veut dire que nos 12 000 logements, on ne peut plus faire comme on faisait dans les annĆ©es 60 ou 70, on prend un champ, on construit un nouveau quartier dessus, Ƨa, c'est terminĆ©. On ne peut plus faire Ƨa aujourd'hui. Ća veut dire que les dĆ©fis des 12 000 logements, ils doivent s'opĆ©rer dans la ville qui existe dĆ©jĆ . C'est de la reconquĆŖte de friches, c'est de la transformation d'usage, Ƨa tombe bien, parce que face aux bus gratuits, on a gagnĆ© un tiers de nos parkings dans le centre-ville qui sont vides, qui seront transformĆ©s en logements. Ća veut dire qu'on a des friches aussi, on a un territoire industriel, donc on a des friches, on est en train de requalifier les friches, et aujourd'hui, la communautĆ© urbaine a fait l'inventaire de tous les sites qui permettent d'ĆŖtre transformĆ©s en logements, Ƨa nous permet dĆ©jĆ d'en construire 9 000, et la dynamique est lancĆ©e. NĆ©anmoins, on doit s'en parler, parce que c'est aussi une source d'inquiĆ©tude. L'accĆØs au logement, y aura-t-il du logement social aussi ? J'oublie jamais que le premier gain de pouvoir d'achat pour la population, et en particulier ceux qui travaillent, c'est l'accĆØs au logement, et notamment au logement social. Quand vous passez d'un loyer de 12 euros le mĆØtre carrĆ© Ć 5 euros le mĆØtre carrĆ©, Ƨa change votre vie. Donc Ƨa, je ne l'oublie pas. Et donc on doit effectivement Ć©changer lĆ -dessus, parce que pour ceux qui vont travailler ici, l'accĆØs au logement, le prix du logement, va devenir un Ć©lĆ©ment dĆ©cisif de leur vie. Le dĆ©fi de la santĆ©. Aujourd'hui, la situation est la suivante. Nous avons Ć peu prĆØs 150 000 assurĆ©s Ć la SĆ©cu, en ligne gĆ©nĆ©rale. Sur ces 150 000, on en a 20 000 qui sont sans mĆ©decin traitant, au moment où je vous parle. Quand on a lancĆ© le plan de dĆ©mographie mĆ©dicale, c'Ć©tait 9 000. Aujourd'hui, on est Ć 20 000 personnes qui n'ont pas de mĆ©decin traitant. Ća fait 13,6 % de la population. Entre 2014 et 2023, on a perdu 32 % de nos gĆ©nĆ©ralistes, un tiers de gĆ©nĆ©ralistes en moins. Et 41 % ont plus de 60 ans aujourd'hui. Ća veut dire que les perspectives pour les prochaines annĆ©es font qu'on aura probablement encore plus de population sans mĆ©decin gĆ©nĆ©raliste. Accueillir de nouvelles populations, ou travailler simplement sur le territoire d'Akashkwa, sans l'offre de santĆ© qui vient derriĆØre, c'est Ć©videmment un problĆØme. Bien sĆ»r, la communautĆ© urbaine a rĆ©agi il y a deux ans, alors que ce n'est pas sa compĆ©tence, c'est la compĆ©tence de l'Ćtat, ce n'est pas la compĆ©tence de la communautĆ© urbaine ou des communes. MalgrĆ© cela, et devant les chiffres que je viens de vous dire, nous avons voulu rĆ©agir et nous avons mis en place un plan de dĆ©mographie mĆ©dicale. Le bilan de ce plan de dĆ©mographie mĆ©dicale sera prĆ©sentĆ© au Conseil communautaire de dĆ©cembre, donc je n'y reviendrai pas prĆ©cisĆ©ment, mais vous en connaissez un certain nombre de mesures. Et en particulier, j'ai eu le plaisir de pouvoir essuyer les plĆ¢tres dans la premiĆØre formation de mĆ©decins Ć l'universitĆ© du littoral CĆ“te de PĆ¢le, puisque maintenant, on peut se former, premiĆØre annĆ©e Ć Dunkerque, et on a mis des bourses, le vice-prĆ©sident de l'UQO qui est lĆ , et on a mis en place des bourses d'Ć©tudes pour inciter nos jeunes Ć aller vers les Ć©tudes de mĆ©decine. Pourquoi d'ailleurs ? Parce que la probabilitĆ© qu'un mĆ©decin travaille Ć Dunkerque est plus forte quand on est dunkerquois. C'est-Ć -dire, aller demander Ć un jeune de Montpellier de venir travailler et ĆŖtre mĆ©decin Ć Dunkerque, c'est beaucoup plus compliquĆ© que demander Ć un jeune dunkerquois de revenir Ć Dunkerque pour soigner les dunkerquois. Et c'est pour Ƨa qu'on met en place des bourses, parce qu'on sait que plus il y aura de dunkerquois en Ć©tudes de mĆ©decine, plus on aura de mĆ©decins demain. Le problĆØme, c'est que Ƨa met du temps, parce que les Ć©tudes de mĆ©decine, Ƨa ne dure pas deux ans. Et donc effectivement, ce qu'on a mis en place va gĆ©nĆ©rer des rĆ©sultats dans plusieurs annĆ©es. Le dĆ©fi de la santĆ©, c'est aussi la qualitĆ© de l'air. Vous l'avez peut-ĆŖtre dĆ©jĆ entendu, Ƨa touche tout autant les travailleurs dans les usines que la population. Des usines en plus, monsieur le maire, est-ce que ce n'est pas plus de pollution ? Il y a une inquiĆ©tude de la population liĆ©e Ć la qualitĆ© de l'air. D'ailleurs, au passage, je ne l'ai pas dit tout Ć l'heure dans le dĆ©fi des compĆ©tences, mais l'image de l'industrie est Ć travailler aussi. La plus grande difficultĆ© que nous avons pour remplir les formations aujourd'hui, parce que des formations, finalement, pour le mĆ©tier industriel, on en a aujourd'hui, mais elles ne sont pas pleines. Elles ne sont pas pleines parce que pour nos jeunes dunkerquois, l'image de l'industrie a changĆ© en nĆ©gatif. Je l'ai vĆ©cu personnellement. Mon pĆØre, qui travaillait dans l'industrie, ne voulait Ć aucun moment que je puisse exercer un mĆ©tier industriel. On a tous connu ici sur Dunkerque, on a connu l'Agnan, ce qui n'a aussi pas facilitĆ© l'image de l'industrie sur notre territoire. Toutes les familles ont Ć©tĆ© touchĆ©es. Et donc, cette question de la revalorisation de l'image de l'industrie, ce sera aussi un dĆ©fi des compĆ©tences, mais je l'ai dit tout Ć l'heure. Et enfin, dernier dĆ©fi, le dĆ©fi de l'Ć©cole. Le dĆ©fi de l'Ć©cole, lĆ , je vais au-delĆ de la question des compĆ©tences, avec les travailleurs qui viendront, bien entendu, de l'international, de maniĆØre trĆØs spĆ©cifique, en particulier des cadres, de temps en temps, qui nĆ©cessitent une Ć©cole internationale. Donc, il y a le besoin d'une Ć©cole internationale Ć Dunkerque. Il y a le besoin de faire monter le niveau Ć©ducatif. Notre niveau Ć©ducatif est trop bas, notamment pour accĆ©der Ć un certain nombre de mĆ©tiers. Il y a un besoin d'une meilleure maĆ®trise des langues. On est un territoire qui maĆ®trise mal les langues, et en particulier l'anglais. Alors, on a pris des initiatives lĆ -dessus, mais elles sont encore insuffisantes. Il faudra amĆ©liorer les choses dans les annĆ©es qui viennent. Et puis, ce n'est pas tout Ć fait l'Ć©cole, c'est juste avant, mais nous aurons aussi un Ć©norme besoin de crĆØches. Alors, non pas parce qu'on aura une augmentation du nombre d'enfants. En fait, toutes les Ć©tudes prospectives... Ća dĆ©pend d'eux. Oui, Ƨa dĆ©pend d'eux, mais les Ć©tudes prospectives nous laissent Ć penser que l'augmentation de la population compensera juste la baisse de la natalitĆ©. Donc, on n'aura pas une augmentation du nombre d'enfants, donc pas forcĆ©ment besoin d'Ć©coles supplĆ©mentaires en nombre. Par contre, on aura besoin de crĆØches parce qu'on a l'effondrement du nombre de nounous. Nous n'avons plus de nourrice, et nous n'aurons bientĆ“t plus du tout de nourrice Ć Dunkerque. Et donc, du coup, alors que le territoire Ć©tait caractĆ©risĆ© par un systĆØme de crĆØches, en rĆ©alitĆ©, Ć la maison, Ć domicile, chez les nounous, eh bien, si on se projette dans les dix ans qui viennent, nous n'aurons plus de nounous, elles partent Ć la retraite et elles ne sont pas remplacĆ©es par la nouvelle gĆ©nĆ©ration. Et donc, le dĆ©fi sur les enfants ne se situe pas au niveau de la construction d'Ć©coles, mais se traduira par le besoin de construction de crĆØches. Et du coup, pourquoi j'ai envie de vous en parler avec vous ? Faudra-t-il des crĆØches de nuit ? Faudra-t-il des crĆØches dans la zone industrielle ? C'est le dĆ©fi qu'on a devant nous. Je n'ai pas parlĆ© tout Ć l'heure, dans les compĆ©tences aussi, de la nĆ©cessitĆ© de fĆ©miniser les emplois. On n'arrivera pas Ć combler ces 20 000 emplois industriels si on ne fĆ©minise pas l'activitĆ©. Et comme, en gĆ©nĆ©ral, le nounou est liĆ© Ć ... Pardon, la crĆØche est souvent liĆ©e Ć l'emploi fĆ©minin, c'est Ć©tonnant, c'est dingue, eh bien, si on fĆ©minise les emplois dans la zone industrielle, gĆ©nĆ©ralement, on doit y mettre des crĆØches, voilĆ . Et donc, du coup, voilĆ toutes les questions qui se posent. Pourquoi je voulais vous mettre tous ces dĆ©fis ? Parce que vous l'avez vu, rien qu'avec Ƨa, ce qu'il y a devant nous est gigantesque. C'est-Ć -dire qu'on a voulu cette transformation, on l'a voulu, le Bancarcois l'a voulu, et nous l'avons. Mais maintenant, Ƨa suppose des changements assez radicaux dans nos vies du quotidien et des orientations Ć mettre en oeuvre. Et j'ai besoin de vous. La communautĆ© urbaine, la mairie, les mairies ne peuvent pas faire tout Ƨa. On a besoin de le faire ensemble, on a besoin de discuter, on a besoin d'entamer un dialogue. Ć aucun moment, je vous ai parlĆ© de ce qui se passe dans telle ou telle entreprise. Ce n'est pas le sujet d'ici. Le sujet n'est pas d'Ć©voquer ce qui se passe Ć l'intĆ©rieur mĆŖme d'une entreprise. Il y a des reprĆ©sentants syndicaux, il y a des reprĆ©sentants des directions des entreprises ici, vous ĆŖtes grands, et vous savez faire Ƨa tout seul. Donc le dialogue social Ć l'intĆ©rieur des entreprises n'est pas le sujet de cette confĆ©rence sociale. On a suffisamment de dĆ©fis transverses, et je viens de vous les Ć©noncer, pour faire qu'ici, on a Ć travailler. Donc voilĆ . Merci, beau dĆ©fi. Merci d'avoir posĆ© les enjeux. Merci Ć©galement de vous ĆŖtre livrĆ© Ć l'exercice qu'on va demander Ć tout le monde. Ća y est, j'ai retrouvĆ© mon micro. Dans quelques instants, simplement vous dire que pour illustrer ce que vous disiez, et les plus de 30 milliards d'investissements qui vont arriver sur ce territoire, on a diffusĆ© deux petites cartes avec les importations industrielles et Ć©galement les grandes infrastructures qui vont servir Ć la dĆ©carbonation. Je le dis tout de suite, on enregistre cette rĆ©union. Ća va permettre d'en faire une synthĆØse, de vous la transmettre. On espĆØre que, comme l'additatrice, que vont Ć©merger des sujets, des groupes. Et donc, dans ce compte-rendu, on pourra vous faire passer ces groupes et vous pourrez choisir d'y participer. VoilĆ , en tout cas. Et on va y joindre, donc, ces deux cartes. Quelques secondes encore, voilĆ , de mĆ©thodologie du travail. On est bien lĆ pour parler de l'INCERC. C'est ce que vous avez dit. Il y a suffisamment de travail. On ne dit pas que ce n'est pas intĆ©ressant ce qui se passe aux Ć©lections amĆ©ricaines ou ce qui peut se passer sur le budget aujourd'hui, etc. Mais on a suffisamment de travail aujourd'hui avec l'INCERC pour se consacrer Ć l'INCERC. Et donc, c'est la premiĆØre des rĆØgles qu'on va se donner aujourd'hui. Les autres rĆØgles, vous les connaissez. Elles sont habituelles. On demande la parole, on vous la transmet, on se prĆ©sente, on se respecte, on ne s'inspective pas, on ne se rĆ©pond pas directement, etc. VoilĆ , donc on fait le moins formel possible tout en ayant quelques rĆØgles de base que l'on partage tous ensemble. VoilĆ , l'objectif, c'est quoi ? C'est d'arriver Ć une forme de consensus sur les formes du travail qu'on va faire ensuite et sur les sujets qu'on va aborder ensuite. Patrice Lavi, lui-mĆŖme, a quatre, cinq sujets qui le prĆ©occupent. Vous en avez peut-ĆŖtre d'autres. Peut-ĆŖtre qu'on va hiĆ©rarchiser ces sujets parce que certains vous intĆ©ressent plus que d'autres et on va se rendre compte qu'il y a un consensus plus fort ou une inquiĆ©tude plus forte sur tel ou tel sujet. C'est le but de cette rĆ©union et c'est pour Ƨa qu'on n'a pas fait venir des experts du logement, etc., mais on fait plutĆ“t appel Ć des experts de Dunkerque et dont vous faites Ć©videmment partie. VoilĆ l'enjeu de cette rĆ©union. Pour Ƨa, je vous passe la parole. Elle circule dĆØs Ć prĆ©sent. Vous levez la main, on vous amĆØne un petit micro. Super, j'ai dĆ©jĆ quelqu'un qui va m'aider et prendre la parole. On a une grosse heure pour partager tout Ƨa. C'est beaucoup et c'est bien peu. Essayez d'ĆŖtre concis aussi, de ne pas monopoliser la parole, que tout le monde ait le temps de s'exprimer. VoilĆ , on est parti. Monsieur, je crois, a Ć©tĆ© le premier. Madame, allez-y. Bonjour Ć toutes et tous. PĆ©rine Mort, je suis la secrĆ©taire gĆ©nĆ©rale de la CFDT des Hauts-de-France. En prĆ©alable, c'est toujours mieux quand mĆŖme de le dire, il n'y a pas d'ambiguĆÆtĆ© pour la CFDT. Ce projet, c'est une bonne nouvelle pour le territoire et c'est surtout une opportunitĆ© extrĆŖmement stimulante pour tous ses acteurs. NĆ©anmoins, pour en faire une rĆ©ussite, vous l'avez pointĆ©, il y a quelques conditions Ć remplir et juste dĆ©jĆ vous dire que la CFDT compte y prendre toute sa part. La premiĆØre des conditions que nous on a identifiĆ©es, c'est d'allier coopĆ©ration entre acteurs, un travail de proximitĆ© et le droit Ć l'expĆ©rimentation dans un projet aussi novateur que celui-lĆ . Ća nous semble ĆŖtre indispensable. Tout ne se passera pas en confĆ©rence sociale. Je suis contente d'avoir entendu qu'on Ć©tait sur la mĆŖme longueur d'onde lĆ -dessus. Et du coup, nous voyons assez bien une articulation avec des commissions qui auraient des missions beaucoup plus concrĆØtes. Donc, Ƨa rejoint un petit peu ce que vous avez dit. Donc, je serai trĆØs court lĆ -dessus. Je vous interromps une dĆ©mission de le droit Ć l'expĆ©rimentation. Si vous pouvez nous prĆ©ciser ce que... Ća va venir dans le lendemain. D'abord, la premiĆØre prĆ©occupation, celle qui concerne les emplois, mon quotidien en tant que syndicaliste, c'est plutĆ“t de sauvegarder les emplois. Ce matin encore, j'Ć©tais sur une sauvegarde des nouvelles usines dans la Somme, par exemple. Donc, sur les 20 000 emplois qui sont projetĆ©s, la phase d'Ć©tĆ©, on voit Ƨa de maniĆØre trĆØs positive, mais invite Ć une vigilance partagĆ©e des acteurs sur la pĆ©rennitĆ© des emplois. Mais vous l'avez pointĆ© aussi sur les 8 000 emplois liĆ©s aux EPR. Mais pour le reste des emplois, il faudra bien s'assurer d'une pĆ©rennitĆ©. L'investissement technologique pour ces nouvelles usines est trĆØs positif, mais il ne se suffira pas Ć lui-mĆŖme. Donc, au-delĆ des emplois, la question du travail est primordiale d'aborder. Au-delĆ de la question du niveau de compĆ©tence qu'on avait nous identifiĆ© Ć©galement, je pose la question de la qualitĆ© du management, qui est un vrai sujet Ć notre sens, et la question de l'organisation du travail. J'ai bien entendu qu'il n'Ć©tait pas question de parler des sujets particuliers des usines. On ne peut quand mĆŖme pas se faire l'Ć©conomie de faire rĆ©fĆ©rence Ć ce qui s'est passĆ© chez Clairbooth, qui est quand mĆŖme l'inverse de l'exemple qu'on veut donner sur ces projets. Je pense qu'on est tous d'accord lĆ -dessus. Et du coup, nous, on pense qu'on a une responsabilitĆ© collective pour que Ƨa reste une exception et que Ƨa ne soit pas une norme qui s'installe globalement sur ce projet. Et tout Ƨa, ce n'est pas une vue de l'esprit de la CABP. Je pense notamment aux travaux de la Fondation EuropĆ©enne de Dublin, son enquĆŖte comparative de 2021, mais clairement en Ć©vidence le fait que un dĆ©ficit d'autonomie et de participation frappe les travailleurs franƧais et progressivement aux travailleurs des autres pays europĆ©ens. Et du coup, pour consĆ©quence principale, le niveau de productivitĆ©. Donc ne pas se dire qu'on implante des usines, qu'on investit des milliards d'euros et qu'on ne sera pas Ć la hauteur en termes de productivitĆ©. Pour nous, ce n'est pas entendable. Du coup, l'ambition de la CFDT, au vu des moyens financiers engagĆ©s et des emplois projetĆ©s, c'est de permettre Ć chacun de vivre mieux et de travailler autrement. Le droit des travailleurs et le droit de l'expĆ©rimentation, c'est de les interroger sur leur quotidien, leur laisser la possibilitĆ© de proposer des solutions et surtout la possibilitĆ© de les mettre eux-mĆŖmes en Åuvre aprĆØs une validation commune entre la hiĆ©rarchie et les Ć©quipes de production. Et du coup, tout cela devra se traduire par une meilleure articulation entre dialogue social et dialogue professionnel, qui peut encore aujourd'hui rester un peu conceptuel Ć certains endroits, mais dont on pense que c'est un sujet d'avenir. En termes de dialogue social-territorial, c'est un terrain qui nous semble intĆ©ressant d'investir. L'autre thĆ©matique essentielle pour nous, c'Ć©tait la question de l'amĆ©nagement du territoire. Il en a beaucoup Ć©tĆ© question dans votre propos introductif. 20 000 emplois, ce sont des travailleurs et leurs familles, et vous l'avez dit, qui auront Ć se loger, Ć se dĆ©placer, Ć se nourrir, Ć se soigner, Ć s'Ć©duquer. En rĆ©sumĆ©, Ć vivre bien sur le territoire bain-carre-coin. La CFDT a pu constater que ces sujets sont bien identifiĆ©s, et que notamment sur le logement et la mobilitĆ©, il y a des jeunes extrĆŖmement concrĆØtes qui se sont engagĆ©s. Il nous semble non moins important de pouvoir mesurer l'efficacitĆ© des projets dĆ©ployĆ©s. Et Ć nouveau, Ƨa passera, Ć notre sens, par une Ć©coute des premiers confirmĆ©s, les premiers travailleurs qui bĆ©nĆ©ficient des transports et des navettes pour accĆ©der Ć leur usine. Je pense qu'il serait intĆ©ressant, dans la durĆ©e, de pouvoir les Ć©couter sur le gain de temps rĆ©el, sur l'Ć©conomie rĆ©elle, et sur les Ć©ventuels effets de mort qu'on n'aurait pas identifiĆ©s en amont, pour pouvoir apporter des actes correctifs au fur et Ć mesure. Parmi les commissions opĆ©rationnelles dont on souhaite voir la mise en place, il faut pouvoir mesurer le niveau de l'offre de services, anticiper l'impact de l'arrivĆ©e des nouveaux usagers, et mettre les ressources matĆ©rielles et humaines en adĆ©quation des besoins. La CFDT, au travers de son collectif de militants territoire d'Ć©nergie bain-carre-coin, vous les avez ici prĆ©sents, va entamer une dĆ©marche d'enquĆŖte auprĆØs de ses adhĆ©rents, travaillant dans les structures concernĆ©es, et trĆØs clairement, on est prĆŖts, nous, Ć partager le fruit de nos travaux. C'est des structures de la communautĆ© urbaine, c'est des structures dans la santĆ©, c'est des structures dans la sĆ©curitĆ© sociale, et c'est aussi des structures dans lesquelles on a l'opportunitĆ© de participer en tant qu'organisation paritaire. Je pense Ć la mĆ©decine prĆ©ventive, on a un certain nombre de choses trĆØs concrĆØtes Ć partager avec vous pour pouvoir anticiper au mieux et faire du projet une rĆ©ussite. Et puis, la derniĆØre thĆ©matique, parce que je ne veux pas faire trop long, que nous avons abordĆ©, mais il ne faut pas y avoir ici un classement, une hiĆ©rarchisation dans l'ordre où on l'a abordĆ©, c'est l'impact sociologique et historique de ce projet. Je trouvais que c'Ć©tait trĆØs intĆ©ressant de remettre en perspective, au niveau mondial, le cĆ“tĆ© unique de ce projet. Et puis, j'avais dĆ©jĆ eu l'occasion d'en faire part, c'Ć©tait pendant le ComitĆ© Grand Lille qui s'Ć©tait tenu Ć Dunkerque. Je pense qu'il ne faut pas nĆ©gliger les consĆ©quences de 40 ans de dĆ©sindustrialisation et de chĆ“mage de masse. Vous avez Ć©voquĆ© d'autres aspects, telles l'amiante ou autres. Il y a un enjeu Ć attirer les jeunes dans les nouvelles usines, mais Ƨa ne se fera pas naturellement, on en est malheureusement convaincus. Et du coup, il y a une opportunitĆ© Ć renforcer le lien entre l'Ć©cole et l'entreprise. Je sais qu'il y a des choses qui s'engagent lĆ -dessus, mais je pense qu'il faut qu'on puisse aller plus loin sur ce sujet. On partage aussi le fait que les donnĆ©es dĆ©mographiques du territoire, quand mĆŖme, nous poussent Ć insister sur l'emploi des seniors. Des dispositifs paritaires sont envisageables sur le sujet. Il y a notamment un dispositif qui s'appelle Senior Plus, qui est un consortium d'emplois, d'organismes paritaires Ć Pec, Ć Racte et Transition Pro de France, qui, Ć mon avis, mĆ©rite d'ĆŖtre observĆ©. Et puis enfin, je finirais lĆ -dessus, je pense qu'il faut qu'on soit conscient que nous vivons un moment historique pour le territoire, mais globalement aussi pour la rĆ©gion. Il nous permettrait d'Ć©largir un tout petit peu. Et je pense qu'il ne faut pas s'interdire de faire travailler des chercheurs sur le sujet. Ce serait dommage attendre dans 40 ans pour pouvoir avoir une analyse d'un moment historique qu'on est en train de vivre en direct et Ƨa permettrait de faire participer l'universitĆ© concrĆØtement Ć ce beau projet. Super, merci. Est-ce que quelqu'un peut agir ? Hop, M. Thierry, vous avez la parole. Oui, Thierry Malot, Medesco de l'Opale. Bon, sur les infrastructures, bon, donc on veut mettre des transports en bus, mais je crois qu'il y a quand mĆŖme le problĆØme des infrastructures routiĆØres. On est quand mĆŖme sous-Ć©quipĆ© sur le territoire. La ThĆØse, c'est dĆ©jĆ la moitiĆ© de l'Europe qui circule dessus, donc si en plus on met 20 000 salariĆ©s Ć Dunkerque dessus, Ƨa va ĆŖtre trĆØs compliquĆ©. DĆ©jĆ , pour aller sur l'Ć®le, c'est quasiment impossible, donc en voiture. VoilĆ , donc aprĆØs, sur l'infrastructure, on a parlĆ© de santĆ©, donc sur la santĆ©, quand on reprend les statistiques au niveau national, on produit toujours autant de mĆ©decins. Alors, chercher l'erreur. Alors, il y a 20 ans, il y avait 60% de gĆ©nĆ©ralistes, 40% de spĆ©cialistes. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Donc, l'Ćtat ne gĆØre pas du tout la sortie de ces mĆ©decins, ni l'implantation d'ailleurs. Autant une pharmacie, on ne peut pas mettre une pharmacie n'importe où, par contre, les mĆ©decins, on peut en mettre n'importe où. Donc, il y a quand mĆŖme un vrai souci. Donc, aujourd'hui, c'est vrai que la mĆ©decine, les effectifs baissent. Ća sera sans doute supplƩƩ par des infirmiĆØres, puisqu'on le voit au niveau de la santĆ© au travail. Donc, il y a une partie des actes qui seront faits plus par des mĆ©decins, mais par des infirmiĆØres. Donc, il y a aussi une piste peut-ĆŖtre Ć creuser. AprĆØs, derriĆØre, il reste la culture, l'Ć©ducation. Donc, pour retenir les gens Ć Dunkerque, il va falloir aussi que tout Ƨa soit fait. On a une belle plage maintenant, mais bon, ce n'est peut-ĆŖtre pas tout Ć fait suffisant. VoilĆ . Donc, et rappelez quand mĆŖme que 20 000 salariĆ©s en plus Ć Dunkerque, c'est le doublement quasiment des emplois industriels. Tout Ć fait. Donc, je crois que c'est trĆØs important. Donc, il y a quelques sujets sur lesquels on pourra peut-ĆŖtre plancher dans le travail. Merci. N'hĆ©sitez pas Ć lever la main. Je vous fais circuler. C'est bien de faire un tour de table. Alors, on peut aussi bien rĆ©agir Ć ce qu'on dit des uns des autres. On peut aussi donner des idĆ©es, y compris de formes des groupes de travail. Peut-ĆŖtre que demain, on prendra le bus pour aller en zone industrielle et voir comment Ƨa se passe. Il y en a dĆ©jĆ qui circulent. Bref, on peut tout imaginer. On est lĆ pour Ƨa. Donc, il ne faut rien interdire. Merci. Donc, Edmond Aviat pour l'universitĆ©. L'universitĆ© prendra sa part Ć cette Ć©volution et c'est vraiment un beau projet et une occasion unique pour nous tous. Chercheurs, formateurs, enseignants. Et juste pour dire qu'on est impliquĆ©s complĆØtement dans le projet. Sur la partie formation, on a un projet phare qui est un PIA. Tout le monde le connaĆ®t. C'est dĆ©cidĆ©. C'est avec les acteurs industriels, territorial, CCI, l'ensemble des acteurs sont dedans. Et il y a des formations qui sont sur mesure. Donc, il y a des possibilitĆ©s d'avoir des qualifications de trĆØs courte durĆ©e pour les reconversions d'emplois et autres. Donc, c'est vraiment, il ne faut pas se priver de cet outil que nous avons ensemble et qui prĆ©pare justement l'avenir d'une industrie dĆ©carbonĆ©e. Mais ce que je veux dire en plus, c'est que on ne se limite pas à ça Ć l'Ć©chelle des universitĆ©s. Si on a 20 000 emplois, on suppose qu'on a 20 000 familles qui vont venir et l'ensemble de ceux qui vont venir n'ont pas vocation Ć occuper des mĆ©tiers industriels. C'est pour Ƨa qu'on investit l'ensemble des champs des compĆ©tences parce que les enfants, les Ć©poux, ceux qui vont venir en famille, vont avoir des envies de formation pas seulement en industrie. Donc, c'est pour Ƨa que nous avons ouvert une premiĆØre annĆ©e de mĆ©decine cette annĆ©e. Mais nous sommes Ć©galement sur des formations en logistique, en transport, en Ć©nergie, en environnement. Ća rejoint la qualitĆ© de l'air, la santĆ©, les diffĆ©rents Ć©lĆ©ments qui ont Ć©tĆ© Ć©voquĆ©s et on est toujours Ć l'Ć©coute de l'ensemble des besoins pour accompagner justement cet effort territorial. Merci. Est-ce que quelqu'un souhaite... Oui, peut-ĆŖtre, bien sĆ»r. Peut-ĆŖtre dĆ©jĆ quelques remarques sur ce qui a Ć©tĆ© dit. Je me rĆ©jouis d'initiative de la consultation des salariĆ©s dans les entreprises. Ća m'intĆ©resse beaucoup. Justement, si on fait ce genre de confĆ©rences sociales, moi, j'aimerais aujourd'hui bien identifier les inquiĆ©tudes parce qu'on Ć©voque des concepts. Je vous dis, moi, je peux avoir des retours directs comme c'est quoi ton truc d'usine sans parking ? Tu nous inquiĆØtes. VoilĆ , bon. Donc on peut avoir comme Ƨa des retours un peu directs. Donc c'est important pour nous d'identifier notamment les inquiĆ©tudes, notamment les inquiĆ©tudes par rapport Ć l'avenir des salariĆ©s, comment ils perƧoivent effectivement aujourd'hui Ƨa. Je pense qu'il y a encore 2-3 ans, la population se disait, donc y compris les travailleurs, tout Ƨa c'est absurde, on va voir quand Ƨa sera lĆ . LĆ maintenant, il y a une vraie prise de conscience. Et donc du coup, cette prise de conscience, elle peut gĆ©nĆ©rer des inquiĆ©tudes. Tout changement gĆ©nĆØre forcĆ©ment des inquiĆ©tudes, de la fiertĆ© mais aussi d'inquiĆ©tudes. Et donc c'est vrai que le retour de ce que vous avez des salariĆ©s, de la faƧon dont ils perƧoivent les choses, en plus mais aussi en moins, Ƨa nous intĆ©resse beaucoup et je pense que c'est nĆ©cessaire d'alimenter cette confĆ©rence sociale par les inquiĆ©tudes. J'avais une question d'ailleurs subie hier. Est-ce que les lycĆ©es professionnels ont Ć©tĆ© invitĆ©s aujourd'hui ? Est-ce que les lycĆ©es professionnels, parce que le rapport Ć©cole-entreprise il est fondamental quand on va aborder la formation, est-ce qu'on a invitĆ© les lycĆ©es professionnels ? Qui a fait la liste ? Non, en tout cas je ne l'ai pas vue dans la liste et donc Ƨa veut dire qu'on peut les ajouter. Et donc je pense qu'il faut rajouter les lycĆ©es professionnels dans la confĆ©rence sociale, je pense qu'ils ont un rĆ“le Ć jouer. Il y a l'ULCO, je le remercie, mais il faut qu'on rajoute les lycĆ©es professionnels. Peut-ĆŖtre mĆŖme d'ailleurs aussi les lycĆ©es gĆ©nĆ©raux. La situation d'infrastructure, notamment de l'ASSEZ. TrĆØs sincĆØrement, je pense qu'il n'y aura pas d'Ć©volution de l'ASSEZ. Pour des raisons environnementales, pour plein de raisons. Je pense que c'est un projet qui ne se fera jamais. Ća veut dire qu'on doit trouver des alternatives. Ća veut dire que demain, les nouveaux emplois, ils ne peuvent pas ĆŖtre dans des voitures sur l'autoroute. C'est ce que je disais tout Ć l'heure, sinon c'est la congestion. Donc il faut trouver des modĆØles alternatifs. Le modĆØle alternatif, c'est Ć un moment donnĆ©, il faut arrĆŖter la voiture avant. Il faut arrĆŖter la voiture avant qu'elle n'arrive sur zone. Et il faut faire du transport collectif. Ća tombe bien, on a une manne financiĆØre pour le faire. Ils sont gĆ©nĆ©reux, chez Vercors, ils payent une taxe qui s'appelle le versement de mobilitĆ© qui reprĆ©sente 2 % de la masse salariale. Et donc, Ƨa nous donne de l'argent. D'ailleurs, Thierry, tu es content. Le versement de mobilitĆ©, on est tous d'accord. GrĆ¢ce au versement de mobilitĆ©, on a des moyens justement pour Ć©viter Ƨa. Pour Ć©viter la saturation. Et puis, c'est des cabus qui se frottent trĆØs normalement. Si tu veux. Mais, en tout cas, demain, il faudra trouver des solutions de transport collectif pour Ć©viter, Ć©videmment, la saturation de la CES. Et je pense qu'il faut en ĆŖtre conscient et ne pas faire croire qu'on y arrivera. AprĆØs, on peut toujours mentir et dire qu'on va transformer la CES, mais ce serait un gros mensonge parce que tout le monde sait trĆØs bien qu'on ne le fera jamais. Donc, moi, je prĆ©fĆØre travailler Ć une situation alternative. Sur la question de la mĆ©decine, oui, tu as raison, ce qu'on constate depuis maintenant pas mal de temps, on a fait une dĆ©marche spĆ©cifique dans le cadre du plan de dĆ©mographie mĆ©dicale, une sur-spĆ©cialisation de la mĆ©decine qui nous apporte une mĆ©decine de plus grande qualitĆ© aussi. La sur-spĆ©cialisation, Ƨa peut apporter et qu'un mĆ©decin gĆ©nĆ©raliste ait moins d'heures de travail qu'il ne faisait avant, en moyenne. Donc, du coup, effectivement, Ć chiffre Ć©gal, globalement, il y a moins d'heures et il y a moins d'heures de gĆ©nĆ©ralistes. Mais donc, du coup, cette Ć©volution-lĆ nĆ©cessite de trouver de nouvelles formules. Alors, je le redis, on fera le bilan de deux ans de plan de dĆ©mographie mĆ©dicale en dĆ©cembre, mais ce que tu Ć©voquais sur la question des infirmiers en pratiques avancĆ©es, dans notre plan de dĆ©mographie mĆ©dicale, aujourd'hui, la communautĆ© urbaine finance des formations d'infirmiers en pratiques avancĆ©es et donc, on en fera notamment le bilan de notre plan. Edmond, je voudrais revenir sur un point. Tu as dit, il y a 20 000 familles qui vont arriver. Non. 20 000 emplois sur le territoire d'un Carcoy, ce n'est pas 20 000 familles qui vont arriver. Parce que, d'abord, on a du chĆ“mage ici et donc, je l'ai dit tout Ć l'heure, la prioritĆ©, c'est quand mĆŖme, d'abord, pour les habitants de ce territoire. DeuxiĆØmement, il y a des emplois qui vont ĆŖtre pourvus par des Canadiens, par des Odomarois, par des habitants d'Hasbrouck et c'est normal qu'on se situe Ć cette Ć©chelle-lĆ . AprĆØs, comme je le disais rĆ©cemment, il faut que ces territoires aient aussi la rĆ©ciprocitĆ©. S'il y a des emplois pour eux sur le territoire d'un Carcoy, il est lĆ©gitime que le Canaisie absorbe aussi les territoires de compensation, par exemple, des industries qui viennent, etc. Moi, je suis totalement d'accord pour travailler avec le Canaisie, l'Odomarois, etc. parce qu'on n'a pas la capacitĆ© Ć accueillir 20 000 familles supplĆ©mentaires mais aprĆØs, il faut que tout le monde joue le jeu de la solidaritĆ© et de la complĆ©mentaritĆ© et c'est ce qu'on essaie de faire Ć travers le pĆ“le mĆ©tropolitain de la CĆ“te d'Opale. Donc, ce n'est pas 20 000 familles. D'ailleurs, si je reviens au logement, par exemple, c'est trĆØs intĆ©ressant. Pourquoi on fait 12 000 logements ? On fait 12 000 logements, en rĆ©alitĆ©, parce qu'il y a 9 000 logements aujourd'hui qui manquent pour nos habitants, aujourd'hui. C'est-Ć -dire qu'aujourd'hui, il y a une demande de logements sur ce territoire qui fait qu'on a besoin d'en construire 9 000 pour nos populations et en rĆ©alitĆ©, il y en a 3 000 pour les nouveaux arrivants. Donc, sur le territoire de la communautĆ© urbaine et puis, tout Ć l'heure, je disais, dans les annĆ©es, il y a aussi 8 000 qui correspondent Ć des travailleurs temporaires. C'est-Ć -dire, Ƨa, temporaire, qui peuvent ĆŖtre lĆ pour un long temps mais qui repartiront trĆØs probablement du territoire parce que ce sont des chantiers et donc, sur la rĆ©alitĆ© du nombre de familles supplĆ©mentaires sur notre territoire, ce sera plutĆ“t de l'ordre de 3 000 familles supplĆ©mentaires, 3 Ć 5 000 familles supplĆ©mentaires dans les annĆ©es qui viennent et non pas 20 000 familles supplĆ©mentaires. Ce sera sans doute 3 000 familles plus un certain nombre de travailleurs en dĆ©placement, de travailleurs en mobilitĆ© qui seront sur ce territoire et d'ailleurs, dans nos plans de logement, j'ai parlĆ© des 12 000 logements mais nous avons aussi, en plus, des logements pour des travailleurs en mobilitĆ© qui occuperont demain les chantiers. Vous connaissez tous, ici, j'ai pas besoin de vous le faire, le scandale du terminal mĆ©tanier sur le logement. On n'a pas envie de revivre Ƨa et donc, on anticipe, Ć©videmment, le logement pour ces travailleurs en mobilitĆ©. Donc, voilĆ , ne nous trompons pas, ce n'est pas 20 000 familles, c'est Ć une Ć©chelle plus large et puis, dedans, il y a des travailleurs en mobilitĆ©. Donc, voilĆ , si vous voulez juste mesurer Ƨa pour qu'on ait aussi la quantitĆ© en tĆŖte. Merci. Alors, je refais circuler la parole, n'hĆ©sitez pas Ć lever la main. Je dis juste, je l'ai pas dit tout Ć l'heure, qu'on souhaite, donc, d'ici, on va dire, avant la fin de l'annĆ©e, c'est sĆ»r, dĆ©but dĆ©cembre, pouvoir lancer des groupes de travail thĆ©matiques, etc. Ce qui veut dire qu'on doit dĆ©finir sur quel groupe on souhaite travailler et on souhaite aller vite puisqu'on a compris l'urgence et donc, qu'au printemps, on puisse avoir une nouvelle dĆ©finir sur ce mode-lĆ où les groupes de travail pourront faire un retour des travaux qui ont Ć©tĆ© menĆ©s un petit peu partout. Donc, voilĆ , je vous Ć©coute parce que, pour tout, quel sujet vous prĆ©occupe le plus, comment vous souhaitez que Ƨa s'organise dans la suite, etc. On est vraiment lĆ . Regardez, il y a des comptoirs. On n'est pas au bistrot, on n'est pas loin. On est lĆ pour parler et Ć©changer de maniĆØre totalement dĆ©contractĆ©e. Je vous en prie. Bonjour Ć toutes et Ć tous. Je vous prĆ©sente l'Union locale CGT-Naquerque. Et nous, on est enfin ravis que cette confĆ©rence sociale se tienne puisque dĆØs 2022, fin 2022, on avait Ć©crit en ce sens parce qu'Ć nos yeux, en dehors des commissions de dĆ©bat public qui Ć©taient organisĆ©es sur chaque projet, il n'y avait pas d'espace de discussion globale et donc les sujets transverses qui pouvaient ĆŖtre abordĆ©s. Donc, M. Lafitte a rappelĆ© les diffĆ©rents enjeux qui ont Ć©tĆ© Ć©numĆ©rĆ©s. TrĆØs concrĆØtement, pour nous, on avait identifiĆ© ces mĆŖmes enjeux. Donc, au moins, on peut s'accorger sur cette cohĆ©rence-lĆ . Par contre, l'inquiĆ©tude des salariĆ©s, une grande inquiĆ©tude des salariĆ©s de ce territoire, c'est qu'il y a quand mĆŖme aujourd'hui une industrie qui est qualifiĆ©e par certains de moyennageuse, polluante mĆŖme, et qui, pour autant, ont fait vivre ce territoire et qui seront amenĆ©s demain Ć devoir se muter si je reprends le terme qui a Ć©tĆ© utilisĆ©. Et donc, ces salariĆ©s sont trĆØs inquiets de savoir comment cette mutation va pouvoir s'opĆ©rer parce que quand on parle directement avec eux, le systĆØme de vaste communiquant, Ƨa ne leur parle pas vraiment en termes d'emploi. Et puis, derriĆØre Ƨa, il y a tout ce qui est le passĆ© de lieu social et donc, eux, aujourd'hui, quand ils ont un mĆ©tier, ils voient difficilement de passer d'un mĆ©tier Ć un autre avec l'impact social que Ƨa peut avoir. Nous, on est ravis d'ĆŖtre sur un territoire qui, demain, voilĆ , de voir qu'on est dans une dynamique où on refait de l'emploi. Je crois qu'il faut aussi le souligner. Pour autant, cette rĆ©industrialisation, elle s'opĆØre aussi Ć coĆ»t de subvention et donc, nous, on aimerait savoir quel sera le contrĆ“le des pouvoirs publics au regard des aides afin de favoriser l'accĆ©lĆ©ration d'une chaĆ®ne de valeur sur le plan rĆ©gional et national parce que, nous, on n'oublie pas, admettons, que les 100 milliards de crĆ©dit d'impĆ“t qui ont Ć©tĆ© distribuĆ©s entre 2013 et 2019, Ć©coutez, nous, sur cette question de l'emploi, on n'en a pas vu beaucoup. Donc, pour nous, il paraĆ®t indispensable qu'on puisse avoir ce levier-lĆ . Sur la question des transports, bon, je pense qu'on fait tous le mĆŖme constat. On est avec une inceste qui est saturĆ©e et donc, se pose la question de la mobilitĆ© et donc, comment on peut faire autrement ? Pour ĆŖtre dans des usines où il y a beaucoup de travailleurs postĆ©s, va se poser la question des rythmes de travail et donc des horaires. Si vous avez des usines qui ont des horaires dĆ©calĆ©s qui ne commencent pas aux mĆŖmes horaires, Ƨa va ĆŖtre une difficultĆ©. Et pour autant, nous, on appartient Ć une industrie où il y avait des bus en place et les salariĆ©s Ć©taient demandeurs d'abandon des bus. Donc, il peut y avoir une forme d'incohĆ©rence qui peut s'exprimer comme Ƨa, mais la libertĆ© de circulation pour les salariĆ©s est trĆØs importante. D'autant plus que dans les entreprises, se dĆ©veloppent les horaires variables, etc. Et donc, toute cette dimension-lĆ , il faut pouvoir l'apprĆ©hender. Pour nous, c'est une inquiĆ©tude. AprĆØs, sur la question de l'Ć©nergie, nous, on a des grosses inquiĆ©tudes sur l'accessibilitĆ© Ć cette Ć©nergie, les besoins en eau. Nous, on a besoin aussi que cette question-lĆ soit abordĆ©e Ć travers cette confĆ©rence sociale ou cette dĆ©marche sur le dĆ©ficit d'attractivitĆ© des mĆ©tiers. Nous, on considĆØre que c'est la rĆ©sultante des politiques qui ont Ć©tĆ© menĆ©es d'un point de vue national et avec forcĆ©ment une retranscription en local. Et donc, l'une des craintes qui est aussi soulevĆ©e, c'est, est-ce qu'il ne va pas s'opĆ©rer aux bornes des entreprises du dĆ©bauchage ? Et donc, comment, de maniĆØre trĆØs factuelle et concrĆØte, on va Ć©viter de perdre des qualifications dans certaines entreprises pour pouvoir aller ailleurs ? Et donc, aujourd'hui, c'est dĆ©jĆ qu'on commence Ć constater. Et donc, cette question-lĆ est essentielle pour nous. Et donc, il y a des forts enjeux en termes de formation, de salaire, parce que on a parlĆ© d'une des questions sur le logement, c'est l'accessibilitĆ© au logement. Et nous, on a un rapport direct entre salaire et loyer. Et donc, nous, on serait prĆŖts aussi de dĆ©velopper des vie-ma-vie, ou en tout cas de se redĆ©couvrir Ć des Ć©tudiants ou Ć un jeune qui est en recherche d'emploi de pouvoir mesurer concrĆØtement Ć quoi Ƨa correspond. Parce qu'un libellĆ© de poste, on ne sait pas vraiment ce Ć quoi Ƨa correspond. Et donc, de pouvoir se projeter Ć quoi va ressembler ton quotidien si tu le dĆ©cides, Ƨa nous paraĆ®t donner du gras pour que le jeune se projette. En accord avec les entreprises, de pouvoir mettre un jeune en conditions rĆ©elles, si je puis dire, pendant un temps donnĆ©, pour qu'il se rende compte de ce Ć quoi son mĆ©tier va ressembler. Ne serait-ce que quand vous ĆŖtes dans des usines où il y aura des rythmes de poste, il faut quand mĆŖme savoir qu'est-ce que Ƨa reprĆ©sente de travailler en poste, mais pas que, aussi sur les qualifications interdites, et ce qu'il va faire du quotidien un mĆ©tier de maintenance ou un mĆ©tier d'opĆ©rateur, etc. Il y a vraiment besoin que le jeune s'en aperƧoit et qu'une fois qu'il y ait des images Ā« je me suis trompĆ©, je ne m'attendais pas à ça Ā». Donc, on pense qu'on a besoin de faire vivre Ƨa. VoilĆ les premiĆØres rĆ©flexions et on va intervenir Ć nouveau si on a quelque chose Ć dire. Merci, c'est tout Ć fait le but. Est-ce qu'il y a immĆ©diatement quelqu'un qui souhaite parler ? Simplement pour rĆ©agir, on voit et c'est mon impression, vous ne pouvez pas ĆŖtre d'accord, que finalement il y a une sorte de consensus sur les grands sujets mais que dans ces sujets il y a Ć©normĆ©ment de points Ć aborder et donc n'hĆ©sitez pas Ć nous faire part de Ƨa, c'est-Ć -dire d'aller dans le dur, si je puis dire, en tout cas d'en crever sur chacun des sujets, ce qui vous intĆ©resse vraiment, ce qui vous fait inquiĆ©tude comme le disait Patrice. Bonjour Ć tous, je suis monsieur Boulogne, force ouvriĆØre avec Abus et j'avais plusieurs questions j'entends la dĆ©carbonation du rĆ©seau et tout ce qui s'ensuit on a encore 30% des bus qui tournent au gazolay. Est-ce qu'il y a une Ć©volution Ć venir dans le temps, est-ce qu'on va enlever tout Ƨa, parce que Ƨa c'est gasoil, fuite d'huile, fuite d'Ć©lectricitĆ© sur vos rĆ©seaux. DeuxiĆØme question, pour pĆ©renner les emplois, nous on prend des CDD chez nous et d'un seul coup on leur dit, l'ACUT demande un peu moins de travail donc on les renvoie chez eux et on sous-traite, le contrat d'accord on sous-traite un sous-traitant donc est-ce qu'on peut rĆ©cupĆ©rer nous-mĆŖmes ce contrat de sous-traitant des cas bus mĆŖme et dans ce cas-lĆ pĆ©renniser les CDD qui sont chez nous plutĆ“t que les laisser partir. Ensuite, est-ce que vous avez pensĆ© aux terminus de bus, parce que les lignes c'est super les terminus on en a de moins en moins et les conducteurs se font vite remonter les bretelles par les habitants parce que le bus dĆ©vance chez eux et je vous passe les dĆ©tails donc pensez-y aux terminus de bus c'est quand mĆŖme important pour les conducteurs et leur temps de pause et j'ai bien compris qu'on n'Ć©tait pas ici pour expliquer ce qui passait dans les sociĆ©tĆ©s mais pensez quand mĆŖme aux cadences que vous annoncez et que vous demandez par rapport aux conditions de travail aux conducteurs des cas bus aujourd'hui on est content de voir M.Vergret ici parce que Ƨa fait plusieurs fois où on demande Ć se rencontrer je pense que la porte est ouverte et qu'on s'arrĆŖtera pas lĆ et donc si on peut travailler en collaboration proche sur ces choses-lĆ parce que c'est pas nos directions qui font le pourcentage qui sont dans les bus mais c'est les conducteurs donc je pense qu'il faut aller chercher les yeux du terrain et non pas les yeux des bureaux voilĆ , merci on va continuer je crois que Franck ? Franck Elias du MEDAF CĆ“te d'Opale on sait bien que les 20 000 emplois ils s'effectueront Ć une certaine cadence en fonction aussi du succĆØs des implantations et des difficultĆ©s qu'ils pourraient rencontrer et d'un contexte aussi Ć©conomique qui peut se tendre sur des activitĆ©s historiques donc je pense qu'il y a aussi besoin de beaucoup de vigilance par rapport à ça mais forcĆ©ment on espĆØre tous que les choses s'anticipent bien dans les entreprises on fait des business plan mais parfois il y en a plusieurs c'est le scĆ©nario du pire, du mieux et du meilleur bien sĆ»r mais voilĆ donc pour l'instant on a vu un scĆ©nario qui est plutĆ“t trĆØs trĆØs favorable au niveau de l'absorption nous sommes MEDAF CĆ“te d'Opale donc cette maille lĆ nous intĆ©resse on sait bien que sur les bassins de ville il y a des choses Ć faire sur le sujet de la mobilitĆ© si on dit notamment que la saise elle est saturĆ©e elle sera saturĆ©e pour des gens venant de Calais comme des gens venant de Dunkerque donc Ƨa veut dire qu'au niveau de la mobilitĆ© par contre s'il y a des freins j'ai compris qu'il y avait des choses Ć lever comptez sur nous pour pouvoir mettre le sujet sur la table donc Ƨa c'est important au niveau du logement pareil on suit Ć travers Flandres, auprĆØs de l'Ćgypte ce que l'on peut faire au niveau du logement je suis content de voir qu'on a identifiĆ© des fonciers maintenant quel est le calendrier pour les libĆ©rer pour Ć©ventuellement avoir des projets dessus bon d'ailleurs il y a des modĆØles d'affaires Ć mettre en place les mettre carrĆ©-libĆ©rĆ©s Ƨa veut pas dire non plus des logements qui se construisent comme des champignons Ƨa nĆ©cessite aussi des calculs bon je sais qu'il y avait une bourse fonciĆØre qui Ć©tait en prĆ©vision est-elle aujourd'hui en open source quelles communications peut-ĆŖtre faites par rapport à ça et pour revenir au sujet de la santĆ© nous sommes partie premiĆØre dans le CEDESP, santĆ© au travail il y a des choses Ć faire ensemble puisque la premiĆØre Ć©tiquette de la dĆ©mographie mĆ©dicale est exactement la mĆŖme et donc en effet si on peut ĆŖtre accompagnĆ© par l'ACLUD avec votre ingĆ©nierie parce qu'on sait que vous avez des moyens donc Ć©coutez nous sommes ouverts allez sur les trois derniĆØres interventions je partage totalement ce qui a Ć©tĆ© dit sur les mutations professionnelles est-ce que Ƨa peut induire pour ceux qui occupent ces mĆ©tiers aujourd'hui c'est pas nouveau les reconversions c'est pas nouveau, Ƨa existe depuis que l'industrie existe et je pense que la dĆ©carbonation va vers des formes de reconversion il y a des mĆ©tiers, quand on passe de la sidĆ©rurgie au charbon Ć la sidĆ©rurgie Ć l'hydrogĆØne, il y a des mĆ©tiers qui disparaissent il y a des nouveaux qui apparaissent et je comprends l'inquiĆ©tude de ceux qui occupent ces mĆ©tiers qui sont des mĆ©tiers en transformation je la comprends tout Ć fait et cette confĆ©rence sociale elle doit l'aborder et il faut qu'on regarde droit il ne sert Ć rien aussi de se mentir, il faut qu'on regarde et qu'on voit comment on fait tu as Ć©voquĆ© la question du paquet social il y a aussi les questions des formations il y a aussi les questions du salaire il y a beaucoup de choses et donc je pense qu'il faut rĆ©pondre Ć cette inquiĆ©tude lĆ je partage complĆØtement et il faut qu'on l'aborde je pense qu'il faut que ce soit un sujet de cette confĆ©rence sociale qu'est-ce qu'on fait de ceux qui vont ĆŖtre peut-ĆŖtre les perdants pour faire qu'ils ne soient pas perdants et que tout le monde soit gagnant y compris ceux qui exercent un mĆ©tier qui sera en transformation donc je partage complĆØtement l'inquiĆ©tude et il faut qu'elle soit posĆ©e ici et qu'on l'aborde collectivement et qu'on regarde ensemble les choses je ne reviendrai pas sur la question des ressources, notamment l'eau industrielle on a des plans pour accompagner tout Ƨa aujourd'hui on est relativement confiant on travaille avec les industriels lĆ -dessus je pense que c'est plutĆ“t pas mal j'ai plutĆ“t envie de rebondir sur le risque de dĆ©bauchage qui est rĆ©el j'ai apprĆ©ciĆ© le fait que des filiĆØres se soient mis d'accord je vois des industriels qui sont prĆ©sents justement pour Ć©viter ce risque parce que c'est vrai que si on va piquer chez son sous-traitant aprĆØs on n'en a plus de sous-traitant ou un prestataire ou autre et donc c'est vrai qu'il faut une entente globale et je pense que Ƨa doit ĆŖtre aussi un sujet de cette confĆ©rence sociale comment on se met d'accord effectivement pour ne pas dĆ©baucher chez l'autre pour l'instant Ƨa va mais quand Ƨa va se tendre beaucoup plus fortement sur le marchĆ© du travail ce risque va devenir trĆØs Ć©levĆ© et est-ce qu'on va toujours ĆŖtre dans un esprit d'entente lĆ je pense que ce sera une question trĆØs importante Ć soulever donc je suis totalement d'accord avec ce risque de dĆ©bauchage sur la question du logement je l'ai dit tout Ć l'heure le loyer que l'on paye c'est le premier Ć©lĆ©ment du pouvoir d'achat quand on regarde ce qui reste Ć la fin du mois le premier Ć©lĆ©ment c'est le pouvoir d'achat je le dis souvent parce qu'on construit pas mal de logements en ce moment on fait des inaugurations vous ĆŖtes une famille 60 mĆØtres carrĆ©s vous vivez dans un 60 mĆØtres carrĆ©s vous passez de 12 euros le mĆØtre carrĆ© Ć 5 euros le mĆØtre carrĆ© c'est le plus grand gain de pouvoir d'achat que vous obtiendrez jamais de votre employeur et c'est juste le passage en logement trĆØs social et aujourd'hui une famille une femme, un homme, famille monoparentale deux enfants son premier gain de pouvoir d'achat c'est d'accĆ©der au logement social et jamais un employeur n'Ć©galera Ƨa en termes de pouvoir d'achat c'est 250 Ć 300 euros par mois donc on en est tout Ć fait conscients et c'est la raison pour laquelle sur les 12 000 logements on a bien fait attention Ć la rĆ©partition 40% de logements sociaux avec dedans des logements trĆØs sociaux 40% de logements privĆ©s et au milieu logements intermĆ©diaires 15% accĆØs en social Ć la propriĆ©tĆ© 5% c'est-Ć -dire qu'on a veillĆ© Ć correspondre effectivement au profit de nos emplois qui arrivaient sur ce territoire et qui correspondent Ć la demande de la population sur ce territoire. Donc Ƨa je ne l'oublie pas et en termes de pouvoir d'achat vous avez raison de le dire Ƨa l'est Ć logement parce qu'Ć la fin c'est la diffĆ©rence entre les deux et donc on peut gagner des deux cĆ“tĆ©s donc Ƨa vraiment on est trĆØs vigilants par rapport à ça L'Ć©volution des bus au gasoil on est dans la transformation, on est dans la dĆ©carbonation en cours, vous avez vu donc on a achetĆ© des bus Ć©lectriques Ƨa va continuer, on le fait sur une dĆ©marche Ć©videmment d'accompagnement Je voulais juste revenir parce que tu as commencĆ© sur la question du rythme alors j'entends une inquiĆ©tude dans la population ici qui est de dire bah oui mais avec la crise de l'automobile qu'on connait aujourd'hui en Europe qui affecte la sidĆ©rurgie qui affecte les batteries où on va, est-ce que ces projets d'abord je veux dire Ć ma connaissance aucun projet Ć Vainquerque n'est remis en cause de toute faƧon on va vers la dĆ©carbonation c'est un processus sans doute qui aura des rythmes diffĆ©rents. On en a parlĆ© avec Maurice Georges, le directeur du Grand Port Maritime ce matin, Ƨa pose quand mĆŖme une question pour le bassin industriel Vainquerquois Batterie et sidĆ©rurgie sont quand mĆŖme trĆØs liĆ©es Ć l'automobile Ƨa veut dire qu'on est trĆØs dĆ©pendants d'une filiĆØre de l'autre cĆ“tĆ© nous avons l'Ć©nergie qui est une autre filiĆØre je pense qu'il faut que nous soyons trĆØs attentifs dans les futures implantations pour sortir de cette dĆ©pendance de l'automobile de maniĆØre Ć Ć©viter des choses qui soient pro-cycliques, parce que batterie et sidĆ©rurgie risquent d'ĆŖtre pro-cycliques et donc il faut qu'on trouve des filiĆØres qui peuvent gĆ©nĆ©rer une forme de contra-cyclicitĆ© dans l'Ć©conomie vainquerquoise, sinon on va subir les chocs de l'automobile systĆ©matique donc je pense l'agroalimentaire, la chimie je pense que Ƨa doit ĆŖtre des perspectives de diversification du bassin industriel et je sais que le grand port y travaille il nous reste des terrains, je pense qu'il faut qu'on se trompe pas sur les terrains du port qui restent il faut sortir de la dĆ©pendance Ć l'automobile quand je dis automobile c'est l'argent, c'est un tank, camion, bus etc, mais c'est quand mĆŖme la filiĆØre automobile et je pense qu'il faut qu'on rĆ©ussisse dans les futures implantations industrielles sur ce territoire, Ć ne pas se laisser dicter une filiĆØre particuliĆØre Ƨa je pense qu'il faut qu'on y soit attentif sinon on fragilise notre bassin industriel donc qu'il y ait un cluster aujourd'hui de la batterie il est fait, il est en place d'ailleurs il est Ć l'Ć©chelle mĆŖme rĆ©gionale aussi qu'il y ait un dĆ©veloppement large autour de la idĆ©ologie de l'Ć©nergie, c'est une rĆ©alitĆ© je pense qu'il faut qu'on diversifie encore et c'est important sur sur le logement, la production de logement, tout Ć l'heure je l'ai dit, la communautĆ© urbaine a fait tout un travail sur le foncier disponible, on l'a fait on a fait un gros gros boulot, parce que dans le cas d'Isam c'est pas facile, on a identifiĆ© des sites il nous reste un gros problĆØme et je m'adresse au BDF on n'a pas forcĆ©ment les entreprises pour construire la premiĆØre chose qui nous manque aujourd'hui c'est plus le foncier ce qui est quand mĆŖme une barriĆØre rare quand mĆŖme on a du foncier, mais on a trĆØs peur des entreprises, les entreprises du BTP aujourd'hui sont pas Ć la hauteur du dynamisme d'un terroir on a des retards sur les chantiers on a pas des chantiers de bonne qualitĆ© et donc je pense qu'il est trĆØs important que vous nous aidiez Ć mobiliser la filiĆØre du bĆ¢timent qui aujourd'hui n'est pas Ć la hauteur sur ce territoire, la filiĆØre du bĆ¢timent n'est pas Ć la hauteur sur ce territoire, je n'arrĆŖte pas de le dire aux entreprises du bĆ¢timent on a un plan pour essayer de les recruter mais on a un problĆØme de main d'oeuvre sur le bĆ¢timent aujourd'hui dans notre territoire, si on doit produire 12 000 logements, il nous faut des gens pour les construire aujourd'hui on les a pas donc vraiment aidez nous Ć mobiliser la filiĆØre du bĆ¢timent pour pouvoir construire en soi Ƨa. Et enfin je partage totalement l'inquiĆ©tude sur la mĆ©decine du travail c'est un Ć©lĆ©ment essentiel, il faut qu'on y travaille ensemble, mais c'est Ć l'image de la mĆ©decine gĆ©nĆ©raliste aussi sur ce territoire Merci, la parole va reculer dans 2 secondes 3 mots simplement, pour dire que on a voulu avoir un maximum de temps pour Ć©changer, mais le temps file et donc il nous reste tout un quart d'heure, 20 minutes et donc n'hĆ©sitez pas, c'est maintenant qu'il faut poser des questions parce qu'aprĆØs vous allez regretter dire aussi que si vous nous posez 10 questions, peut-ĆŖtre qu'on rĆ©pond aujourd'hui et merci Ć Patrice de cĆ©der Ć l'exercice qui est difficile Ć 8, mais on n'oubliera pas les 2 autres, tout sera dans le compte rendu et Ƨa nourrira nos groupes de travail Ƨa sera les premiers sujets qu'on abordera dans les groupes de travail quand ils seront lancĆ©s, voilĆ , donc ne vous inquiĆ©tez pas sur tout Ƨa, c'est pris en compte, Ƨa sera mis dans le compte rendu, je vous en prie Bonjour, Xavier Galant dĆ©lĆ©guĆ© syndical pour s'ouvrir Ć BKU secrĆ©taire du comitĆ© de groupe France excusez-moi, j'ai la voix un peu enrouĆ©e, c'est dĆ» au chaud Monsieur Valit, tout d'abord, je vais m'adresser Ć vous personnellement, en vous disant fĆ©licitations pour le dĆ©veloppement du Dakar, aujourd'hui on parle du transport de gratuitĆ© partout en France, partout en Europe on vient nous regarder des 4 coins du monde et nous, dans le mĆ©tier, on ne peut que s'en fĆ©liciter aujourd'hui, hier, je vais s'Ć©viter sur un sujet particulier on est victime de notre succĆØs, mais il faut continuer Ć offrir la qualitĆ© de service que vous avez promis aux habitants et que vous ĆŖtes occupĆ©s de promettre, ici, aux entrepreneurs qui vont arriver sur le territoire d'un carrefour. Allons-y ensemble mais il faut qu'on communique ensemble et c'est exactement ce qu'on a besoin de faire nous, reprĆ©sentant des salariĆ©s et aussi Transdev qui est aussi lĆ et mettons-nous Ć trois autour de la table pour avancer et continuer Ć donner cette bonne image Ć l'international comme au niveau national aujourd'hui, le pĆ©rimĆØtre de Dunkerque se transforme et on peut voir que la qualitĆ© se dĆ©grade pour deux choses c'est qu'il y a Ć©normĆ©ment de travaux sur Dunkerque qui sont occupĆ©s de s'opĆ©rer, tant mieux, c'est une bonne chose mais derriĆØre, les habitants ne savent plus où prendre les bus comment prendre les bus, si les bus vont ĆŖtre Ć l'heure et tout Ƨa, Ƨa perturbe et il faut qu'on continue Ć ĆŖtre vraiment Ć la qualitĆ© de ce qu'on Ć©tait auparavant vous parliez des entreprises tout Ć l'heure, on va innover quelque chose de nouveau, les parkings volĆ©s au niveau des entreprises on le fait dĆ©jĆ dans les grandes communes où vous avez des parkings volĆ©s pour Ć©viter que les gens viennent en centre-ville, vous allez faire la mĆŖme chose pour vos entreprises, trĆØs bien, expĆ©rimentons dĆ©jĆ ce qui se passe en zone industrielle des petites entreprises, on a par exemple AstraZeneca qui est demandeur d'avoir plus de bus pour pouvoir faire en sorte qu'il y ait moins et moins de salariĆ©s qui viennent en voiture la rĆ©ponse, elle est vide il n'y a pas de rĆ©ponse en fait ils sollicitent des bus, ils sollicitent vos services et ils n'ont pas de rĆ©ponse Ć©coutez aussi les acteurs qui nous sollicitent par courrier ou par tĆ©lĆ©phone et travaillons ensemble faisons une premiĆØre expĆ©rimentation avant que les gens ne soient vraiment tous en place pour continuer Ć donner cette mĆŖme dynamique du dĆ©but merci, on va continuer Ć faire circuler, je vois deux mains levĆ©es simplement pour dire que c'est tout Ć fait l'objet de notre confĆ©rence et que les groupes de travail devraient arriver à ça, c'est-Ć -dire faire des propositions concrĆØtes Ć la fin oui, je vous en prie oui, bonjour, Christophe VĆ©rin, FĆ©dĆ©ration des Clubs d'Entreprise de la CĆ“te d'Opale, et patron d'un centre de formation Ć©galement deux sujets je parlais de l'emploi et aussi je suis co-leader des entreprises qui s'engagent sur le territoire on essaye de travailler on se bagarre pour l'industrie pour rĆ©enchanter l'industrie on travaille auprĆØs des jeunes, donc on travaille sur les quartiers dans les quartiers prioritaires de la ville pour essayer de les survenir dans les Ć©coles mais aussi dans les centres de formation et Ć©videmment dans les entreprises on travaille aussi sur les travailleurs en situation de handicap et aussi l'inclusion des femmes dans les mĆ©tiers de l'industrie voilĆ , important je pense, il faudrait qu'on ait un travail Ć faire en commun avec les Ć©coles avec les centres de formation et aussi proposer Ć ces Ć©coles professionnelles des passerelles où on pourrait ĆŖtre complĆ©mentaire nous, apporter, je ne sais pas moi quelqu'un qui sort d'un CAP, d'un BEP ou d'un BTF, il a besoin d'un CACS pour rentrer dans l'industrie, il a besoin d'une habilitation Ć©lectrique je pense qu'il y a des choses Ć faire Ć ce sujet lĆ donc un gros travail de travail en commun c'est ce qu'on va faire sur le Dunkerque et ensuite sur les seniors, je pense qu'il y a beaucoup de seniors qui s'en vont en retraite et on perd Ć©normĆ©ment de qualifications et moi j'avais imaginĆ© peut-ĆŖtre un GEC senior voilĆ , où on pourrait aussi ces jeunes, accompagner ces jeunes parce que les former, c'est bien mais aprĆØs quand ils arrivent dans l'entreprise, ils ne sont pas forcĆ©ment tout de suite, je dirais employables immĆ©diatement et je pense que lĆ , il y a aussi un travail Ć faire voilĆ , merci, merci monsieur Oui, bonjour HervĆ© Gauduchaud, prĆ©sident de l'Ć©quipe commerciale, donc les professeurs de portuaire j'en irai sur deux points le premier Ć©voquĆ© par le prĆ©sident de la communautĆ© urbaine vous avez, il y a peu, inaugurĆ© un entrepĆ“t logistique et donc rappelez que dans les dĆ©veloppements du port dans le dĆ©veloppement liĆ© Ć l'industrie, il y a aussi la logistique et Ƨa nous amĆØne peut-ĆŖtre dans une filiĆØre qui, elle, est moins dĆ©pendante de l'automobile et nous, les professeurs de portuaire on revient Ć l'histoire de la mobilitĆ© pour nous, il y a un point important, c'est les conflits d'usages vous avez beaucoup parlĆ© des individus avec leurs vĆ©hicules mais il y a aussi toutes les industries et en particulier le port l'Ć©vacuation ainsi que l'arrivĆ©e de tout ce qui est marchandise et donc on travaille avec dans le cadre du plan stratĆ©gique du grand port, mais c'est une initiative des professionnels avec des applis, avec l'intelligence initiale, de faƧon Ć pouvoir travailler comme vous l'avez dit tout Ć l'heure, Ć des horaires variables Ć des horaires qui peuvent changer et qui permettront d'orienter comme, je dirais des parents en vacances que les opĆ©rationnels puissent choisir les bonnes journĆ©es, les bons horaires tout cela se fera Ć©videmment pas Ć pas, se fera avec le dĆ©veloppement du port et Ƨa revient Ć ce que vous avez dit tout Ć l'heure par rapport aux filiĆØres nous les porteurs, ce qui nous paraĆ®t important de se rappeler, c'est qu'avant tout un port, l'industrie qui devient aujourd'hui, parce que nous sommes un port, nous avons dĆ©veloppĆ©, et le grand port une politique trĆØs volontaire avec l'appui de l'ACUD pour faire venir ces industries je traini Ć rappeler que avant tout nous avons besoin de quais et dans ce projet K21 qui va se mettre en place les vrais quais qui se dĆ©veloppent, ce ne sont pas des quais Ć destination de l'industrie automobile mais bien de la logistique quand on parle du conteneur et cela derriĆØre, oui comme vous l'avez expliquĆ©, on n'attend pas demain de voir Ć©voluer la 16 ou la 25 mais il va falloir quand mĆŖme que l'on rĆ©flĆ©chisse Ć diffĆ©rentes solutions Ć l'intĆ©rieur mĆŖme de la zone on travaille dans le cadre du plan stratĆ©gique avec des voies dĆ©diĆ©es pour qu'il y ait des transports je pense que tout cela ce sont des choses qui se travaillent, mais on parlait tout Ć l'heure du droit Ć l'expĆ©rimentation dans le social, mais aussi dans le domaine du transport, c'est important Merci, est-ce qu'il y a encore une derniĆØre intervention tout de suite Madame Je vous en prie Oui, bonjour, je suis ValĆ©rie David et je reprĆ©sente l'union locale de la CFE Ć Dunkerque je remercie mes collĆØgues, ils ont bien travaillĆ© leur sujet donc ils ont dit plein de choses qu'on aurait pu dire moi je voudrais juste dire que c'est aussi ce que vous avez dit mais Ƨa m'a frappĆ© c'est vraiment l'occasion aussi pour Dunkerque de devenir exemplaire, outre les emplois outre l'industrie, mais de devenir exemplaire sur un lieu de vie et monsieur, je pense que c'est monsieur Malot tout Ć l'heure qui parlait de la culture et je pense que Ƨa, on en a finalement trĆØs peu parlĆ©, mais la culture Ć Dunkerque, les gens ne sont pas que des travailleurs, les gens ne sont pas que des producteurs, les gens ne sont pas que des ouvriers, donc ils ont besoin aussi de culture et d'amener quelque chose qui est supplĆ©mentaire Ć Dunkerque on sait avoir avec le caravan, il y a d'autres Ć©lĆ©ments, donc Ƨa c'Ć©tait mon premier point. Pour des choses plus pratico-pratiques, je voulais dire attention au transport, vous parliez des femmes et le fait que ce soit attractif pour les femmes de bien rester pratico-pratique parce que le bus etc, quand on vient avec son couffin sa poussette, son sac Ć languer etc, et qu'on doit prendre un bus derriĆØre avec le bĆ©bĆ© dans les bras c'est pas forcĆ©ment pratique, donc Ƨa c'est bien Ć prendre en compte Ć©galement donc il faut du pratico-pratique Je me suis interrogĆ©e sur le lien avec la CCHF la communautĆ© des Hauts-de-Flandres pour tout ce qui Ć©tait transport parce qu'Ć un moment donnĆ©, Dunkerque la culte Ƨa se termine et Ƨa arrive vers Bergue et aujourd'hui au niveau transport, on est quand mĆŖme pas bien lotis, moi j'habite Ć Crocs donc je vous assure, on est trĆØs trĆØs mal lotis incapable d'aller en bus Ć Dunkerque, incapable Aussi attention Ć tout ce qui est horaires dĆ©calĆ©s, parce que la tentation serait peut-ĆŖtre de faire des horaires dĆ©calĆ©s dans les postes de travail dans les usines, c'est assez tentant de dire il y en a un qui va commencer Ć 3h l'autre qui va commencer Ć 4h, 6h 7h, et Ƨa fera un plus grand Ć©talement au niveau des autoroutes, mais attention Ć la santĆ© des salariĆ©s qui ne peuvent pas avoir n'importe quels horaires non plus il y a des choses qui sont comment dire pour lesquelles au niveau de la santĆ© au travail il y a des horaires qui sont un petit peu les seuls continu et autres qui sont quand mĆŖme reconnus comme ĆŖtre non pas les meilleurs, mais en tout cas les moins nocifs pour la santĆ© des personnes et le dernier point qui m'a un peu Ć©tonnĆ©e c'est qu'on a trĆØs peu parlĆ©, non on n'a pas parlĆ© du tout, alors je sais que ce n'est peut-ĆŖtre pas cette compĆ©tence-ci, mais Ƨa m'Ć©tonne quand mĆŖme c'est la future montĆ©e des eaux parce qu'on Ć©tait, nous en local on est partie prenante pour les EPR2 avec AĆÆda Acteur on sait que la nouvelle centrale enfin les deux nouveaux EPR seront Ć plus de 11 mĆØtres de haut on anticipe la montĆ©e des eaux et lĆ on n'en parle pas du tout, et Ƨa me surprend un peu qu'on n'Ć©voque pas du tout cet aspect-lĆ au niveau de Dunkerque voilĆ . Merci une trĆØs bonne rĆ©ponse, et puis on prendra une derniĆØre salve de questions juste Ć fait, avant de conclure donc rĆ©flĆ©chissez si vous avez encore des questions dans les batteries. Ok sur la demande d'AstraZeneca on est dessus on a un projet de passer de la ligne 18 de 45 Ć 20 minutes, sauf qu'on ne le fait pas sans rĆ©flĆ©chir Ć l'Ć©clairage parce qu'une fois que vous sortez du bus et que vous n'avez pas l'Ć©clairage, vous mettez les piĆ©tons en insĆ©curitĆ©, donc on ne peut pas le faire instantanĆ©ment au mode actif Ć©galement, la possibilitĆ© de venir au vĆ©lo etc, donc c'est une vision globale du transport qui est proposĆ©e. Je rappelle juste une chose je l'ai dĆ©jĆ dit d'ailleurs Ć des industriels prĆ©sents dans la salle, Ć partir du moment où la communautĆ© urbaine va investir dans le transport collectif, il doit y avoir un engagement de l'industriel l'interdiction de venir au travail en voiture si on met l'argent pour dĆ©velopper un transport collectif l'industriel doit s'engager Ć n'avoir qu'un parking des vĆ©hicules de service sinon on ne met pas l'argent on laisse l'industriel se dĆ©brouiller il aura ses retards, il aura ses problĆØmes nous on garantit si l'industriel ne respecte pas Ƨa, on ne mettra pas l'argent vous voyez la justification des fonds publics quand on met des fonds publics pour rĆ©gler un problĆØme de transport il faut qu'on ait un engagement industriel voilĆ , c'est tout. Donc AstraZeneca j'attends toujours l'engagement d'interdire le domicile travail en voiture. Si AstraZeneca prend cet engagement, ce problĆØme on mettra les moyens de transport collectif non non mais on va arrĆŖter lĆ le truc on en parlera dans le groupe totalement d'accord pour dire Ć©videmment que la logistique est un Ć©lĆ©ment de diversification et Ć©videmment on suit Ƨa avec beaucoup d'attention, enfin je partage ce qu'ils disent, je ne vais pas revenir sur les points qui ont Ć©tĆ© Ć©voquĆ©s pourquoi on n'a pas parlĆ© de la montĆ©e des eaux ? Parce que ce n'est pas un problĆØme la submersion marine n'est absolument pas un problĆØme Ć Dunkerque c'est pas au rire de voir des cartes au niveau national, il y a mĆŖme rĆ©cemment eu une campagne de Greenpeace il ferait mieux de venir me voir avant parce que je leur donnerais comme Ƨa la rĆ©alitĆ© en fait on est dĆ©jĆ sous les eaux si je vous faisais une carte de Dunkerque je te mettrais sous les eaux, nous sommes dĆ©jĆ sous les eaux et en fait nous gĆ©rons Ƨa trĆØs bien Ć travers un systĆØme de wet run qui a Ć©tĆ© mis en place et vous l'avez vu d'ailleurs au niveau des inondations qui ont eu lieu dans le Pas-de-Calais Dunkerque n'est pas concernĆ© mĆŖme par les inondations intĆ©rieures, mais je vais y revenir donc la submersion marine n'est pas un problĆØme Ć Dunkerque et nous mettons en place des mesures qui permettent de nous protĆ©ger, c'est la raison pour laquelle vous avez des bancs Ć l'envers sur la digue vous avez un renfeublement rĆ©gulier de la station balnĆ©aire c'est toutes ces raisons qui fait que Ƨa fait 1000 ans ici qu'on gĆØre les eaux et on sait les gĆ©rer donc c'est effectivement pris en compte et trĆØs fortement pris en compte en fait la seule problĆ©matique liĆ©e Ć l'eau sur le territoire Dunkerque au delĆ de l'alimentation en eau industrielle que tu Ć©voquais tout Ć l'heure c'est des inondations intĆ©rieures, ce qu'on a vu justement dans le Pas-de-Calais, c'est de dire comment demain on va aller couler l'eau qui tourne dessus puisqu'avec le changement climatique l'eau sera plus concentrĆ©e et que les temps de marĆ©e basse avec l'augmentation du niveau de la mer les temps de marĆ©e basse sont plus faibles et donc nous sommes en train de prĆ©parer les choses vous avez vu d'ailleurs que c'est pas trop nous les victimes c'est plutĆ“t en amont que Ƨa se passe et donc on est en train de travailler au niveau de l'institution du Watering pour gĆ©rer le systĆØme du Watering dans le cadre du changement climatique et donc Ƨa c'est gĆ©rĆ© actuellement la rĆ©ponse est souvent, je le dis trĆØs sincĆØrement au niveau des bassins de rĆ©tention vous voyez d'ailleurs qu'on adapte le territoire d'un carquois ceux qui prennent le boulevard Simone Veil savent que de temps en temps il est fermĆ© parce qu'en fait c'est un rĆ©servoir c'est-Ć -dire que quand on veut stocker l'eau pour pouvoir l'Ć©vacuer plus tard, on ferme Simone Veil attendez-vous demain Ć d'autres types de ce type d'amĆ©nagement vous aurez bientĆ“t des parcs qui serviront de rĆ©servoir par gros temps, vous aurez bientĆ“t des cours d'Ć©cole, vous aurez bientĆ“t qui vont devenir en rĆ©alitĆ© des rĆ©servoirs d'eau quand on devra en Ć©vacuer beaucoup plus, donc en fait on va faire un systĆØme tampon pourquoi aujourd'hui Ƨa ne se passe pas ailleurs parce que dans d'autres territoires aujourd'hui certains Ć©lus ont donnĆ© des permis de construire des zones inondables et certains Ć©lus refusent toujours de faire des bassins de rĆ©tention parce que Ƨa pourrait gĆŖner leurs concitoyens, donc Ć un moment donnĆ© il faut juste avoir le courage de dire Ć nos concitoyens qu'on peut ĆŖtre victime d'inondation et se prĆ©parer Ć ĆŖtre au rĆ©servoir Ć eau, c'est tout lĆ dessus, donc Ć Dunkerque en tout cas ce n'est pas un problĆØme et on prend les choses Ć coeur depuis maintenant pas mal d'annĆ©es mais je pourrais vous faire une confĆ©rence sur l'eau Ć Dunkerque c'est un sujet d'une passion la culture, je suis totalement d'accord avec vous c'est la raison pour laquelle Ć©videmment on est en train de monter en puissance au niveau de tout ce qui est le spectacle culturel et sportif, parce qu'effectivement un travailleur est aussi quelqu'un qui a besoin de se dĆ©tendre, alors par exemple la politique touristique en fait Ć 90% elle sert d'abord sur le territoire, on dit que j'ai la politique touristique mais la digue en gĆ©nĆ©ral elle est utilisĆ©e Ć 90% par l'heure, donc en fait en rĆ©alitĆ© quand on parle de politique touristique on parle aussi de politique Ć destination des populations et puis celle de spectacle en perspective, pĆ“le loisir et tout, on est en train Ć©videmment de prĆ©parer la montĆ©e en puissance de cette agglomĆ©ration pour qu'elle change de dimension y compris au niveau culturel, on est plutĆ“t bien servi sur le plan culturel, on a plutĆ“t d'ailleurs des infrastructures culturelles ou plutĆ“t les Ć©quipements culturels d'une agglomĆ©ration de 500 000 habitants, quand vous regardez scĆØne nationale, bible, etc, aujourd'hui on est dĆ©jĆ trĆØs bien dotĆ©, on l'a rajoutĆ© par l'Ć©vĆ©nementiel, avec la bonne aventure donc avec un festival de danse Ć Durfol, etc, donc on est plutĆ“t en train de continuer Ć monter en puissance et on va continuer Ć le faire dans les annĆ©es qui viennent, donc c'est bien quelque chose qu'on a en tĆŖte pour faire de ce qu'un lieu de vie, et je finis juste sur le lien avec la CCHF alors c'est pas que le lien avec la CCHF c'est le lien en fait Ć une Ć©chelle plus large de tous ceux qui seront grosso modo Ć 40 minutes de la plateforme industrielle portuaire demain, on va dire trois quarts d'heure, donc on a le Calaisie l'Odomarois donc la CCHF Asbrooke, la CCFI grosso modo en fait c'est cette Ć©chelle lĆ quand j'Ć©tais ministre des transports nous avons validĆ© ce territoire comme ferme service express rĆ©gional mĆ©tropolitain Ƨa veut dire que nous sommes accompagnĆ©s par l'Ć©tat la rĆ©gion pour justement dĆ©velopper un plan de transport Ć cette Ć©chelle, donc c'est Ƨa qui est intĆ©ressant un plan de transport Ć cette Ć©chelle pour pouvoir conjuguer transport collectif voitures, modes actifs, etc et donc c'est ce qu'on est en train de prĆ©parer Ć l'Ć©chelle du pĆ“le mĆ©tropolitain de la CĆ“te de PĆ¢le, on est en train de prĆ©parer un plan de transport on se pose la question de la ligne ferroviaire Calais-Bainquerque on se pose aprĆØs qui connaĆ®t d'autres problĆØmes mais en tout cas on se pose la question, on se pose la question de car express depuis Asbrooke depuis Saint-Auvergne, demain sur la plateforme industrielle portuaire, bien entendu un plan de transport se dĆ©finit en degrĆ© de massification des flux si vous me permettez c'est un peu technique mais le bus ne viendra jamais Ć Crocs parce qu'il n'est pas rentable parce qu'il n'est pas rentable par contre le transport collectif Ć Crocs s'appelle le covoiturage et donc en fait Ć certaines Ć©chelles le transport collectif c'est du covoiturage pour aller sur un parking voilĆ©, Ƨa s'appelle un pĆ“le intermodal où vous allez prendre un car express où vous allez prendre un train où vous allez prendre un dĆ©cabus et Ć partir de lĆ vous avez un transport massifiĆ©, c'est Ć dire qu'il faut massifier les flux pour rentabiliser un transport collectif donc Ć Crocs il ne viendra jamais par contre Ć Crocs, et je l'ai dit d'ailleurs Ć AndrĆ© Figoureux, il faudrait mettre en place des plateformes de covoiturage parce que demain Ć Crocs il y aura probablement plusieurs salariĆ©s dans la plateforme industrielle portuaire et j'encourage non pas plutĆ“t le dĆ©calage des horaires en ce moment mais au contraire je suis en train de dire Ć la plateforme industrielle si vous voulez faire du transport collectif massifier les flux parce que lĆ plus les flux sont massifiĆ©s plus nous on peut faire du transport collectif plus il est rentable et donc au contraire, alignez-vous sur les horaires de maniĆØre Ć ce qu'on puisse nous assurer le transport collectif. Si vous Ć©talez on ne pourra pas faire du transport collectif donc c'est un peu l'inverse qu'on essaie de pousser en ce moment et vraiment pour organiser Ƨa. Pour aller vite c'est l'idĆ©e que on peut commencer par le transport individuel. DĆØs que c'est massifiĆ© on doit trouver un transport collectif qu'on voiturasse puis car express puis bus puis train pour aller trĆØs trĆØs vite en fait dans la hiĆ©rarchie des transports et voilĆ comment on est en train de penser ce CERN Ć l'Ć©chelle de la CĆ“te d'Opale aujourd'hui pour desservir les 20 000 emplois plus qu'il y a dĆ©jĆ . Moi quand je vais Ć la centrale nuclĆ©aire aujourd'hui et je vois cet immense parking j'ai peur quoi. Ća sature la 16. Toutes les voitures qui vont aujourd'hui travailler dans la centrale nuclĆ©aire Ƨa sature la 16. Il faudra demain qu'Ć la centrale nuclĆ©aire il n'y ait plus de parking. Dans 10 ans, dans 15 ans, on mettra le temps qu'il faut et Ć la centrale nuclĆ©aire il n'y aura plus de parking. Il faudra arrĆŖter Ƨa. Et donc on devra y arriver donc c'est mĆŖme les entreprises existantes qui demain devront rentrer dans cette nouvelle modalitĆ© des transports. Alors on va prendre une ou deux derniĆØres interventions juste avant pour que vous ayez le temps de rĆ©agir. J'ai vu moi 4-5 sujets Ć©merger. La mobilitĆ© Ć©videmment on en a beaucoup parlĆ©. L'attractivitĆ© des mĆ©tiers. Les compĆ©tences liĆ©es avec l'Ć©cole depuis finalement les lycĆ©es jusqu'Ć l'universitĆ© etc. La qualitĆ© de vie au travail et aussi la qualitĆ© de vie au sens large en y intĆ©grant effectivement la santĆ© mais aussi la culture etc. VoilĆ en tout cas ce que peut dessiner les sujets. On y retravaillera nous et on vous fera un compte rendu mais en tout cas ce qui m'a semblĆ© moi c'est dĆ©fini. TrĆØs rapidement sans rentrer dans le dialogue, un dialogue monosuivĆ©. Je vous en prie. Je rentre vite fait sur deux sujets que j'ai entendus c'est le bouloir qui est un axe principal pour le transport en commun de personnes pour vraiment rallier les personnes de Gravelines Ć Dunkerque et donc forcĆ©ment nous quand on voit que ce boulevard est fermĆ© Ƨa dĆ©sorganise tout le transport de personnes donc on dĆ©grade la qualitĆ© et on dĆ©grade aussi nos conditions de travail. Attends toi si on est d'autre demain parce que quand on doit gĆ©rer l'eau c'est prioritaire. VoilĆ . Et donc il faut habituer notre population Ć quand il y a des inondations eh bien oui le systĆØme de transport collectif mettra peut-ĆŖtre 5 minutes de plus. Il y a des solutions qu'on peut vous trouver c'est nous on peut vous proposer mais pour l'instant on n'est pas dans le groupe. Ća c'Ć©tait un point. Le deuxiĆØme point vous parliez des parkings de la centrale nuclĆ©aire et je vous entends sur le long terme. Moi je vois au quotidien avec la ligne F4 qu'en heure de pointe il y a Ć©normĆ©ment de voitures qui se rendent aujourd'hui Ć la centrale nuclĆ©aire et pourquoi attendre demain ce qu'on peut faire aujourd'hui ? Monsieur Gercord nous a pas encore donnĆ© son prochain nom d'humilitĆ© Mais qui ne nous demande que Ƨa Sylvain ? Allez Thierry rapidement et monsieur rapidement. Un petit mot pour l'instant on n'a pas parlĆ© d'emploi de seigneur aujourd'hui. Un petit peu qui dĆ©pend des gens reconnaissants d'ailleurs. Je crois qu'on pourrait travailler quand mĆŖme lĆ -dessus. Il y a vraiment beaucoup de seigneurs qui sont retraitĆ©s et qui ont des enfants jeunes etc. ou des besoins Ć financer et qui souhaiteraient travailler temporairement ou continuellement pour une certaine pĆ©riode et je crois que Ƨa pourrait ĆŖtre aussi une piste quand mĆŖme puisque c'est quand mĆŖme des gens qui ont normalement un petit peu d'expĆ©rience. Merci et on va finir avec monsieur on aura l'occasion tous de on aura tous l'occasion de se retrouver et de travailler. Encore une fois on vous envoie une petite synthĆØse et une invitation Ć vous inscrire dans les groupes de travail qui vont ĆŖtre Ć l'Ć©tude d'arrivĆ©e. Je vous en prie. VitrĆ© Ƨa a Ć©tĆ© soulignĆ© mais nous quand mĆŖme avec les nouvelles entreprises qui sont amenĆ©es Ć s'implanter et qui sont en lien avec l'automobile. Quand on voit la situation de l'automobile bon mĆŖme si j'ai entendu il n'y a pas de remise en cause de ces projets qui ont Ć©tĆ© confirmĆ©s. NĆ©anmoins on constate quand mĆŖme des lobbying trĆØs puissants qui s'exercent avec une concurrence internationale extrĆŖmement fĆ©roce une concurrence aussi au sein de l'Europe. Et donc moi je en tout cas la CGT pousse pour que il y ait absolument il faut une nĆ©cessitĆ© d'une diversification aussi de l'industrie. L'industrie de demain en dehors de l'automobile parce que sinon on va ĆŖtre exposĆ©s on sera Ć nouveau exposĆ©s comme on a pu le mettre par le passĆ©. Donc pour nous il faut vraiment pousser pour que les projets industriels de demain soient protĆØges de ce risque lĆ . Revenir vite fait sur la mĆ©decine du travail. Nous on se contacte dans les entreprises. C'est Ć dire qu'il y a quand mĆŖme beaucoup de salariĆ©s d'entreprises extĆ©rieures qui aujourd'hui sont renvoyĆ©s vers le semestre alors qu'ils pourraient ĆŖtre trĆØs bien traitĆ©s examinĆ©s au sein de leur entreprise. Et c'est un choix patronal qui est fait. Et nous aujourd'hui on a on a parfois les reprĆ©sentants du personnel posent des fois des questions qui dĆ©rangent l'employeur. Et donc pour ne plus pouvoir les traiter le choix est fait de renvoyer les salariĆ©s d'entreprises extĆ©rieures vers le semestre. Sur le chantier de l'EPR nous on voudrait Ć©viter quand mĆŖme ce qui s'est passĆ© sur le terminal mĆ©tanier et le dumping social qui s'est opĆ©rĆ© je crois que lĆ on ferait une trĆØs trĆØs mauvaise presse. Donc on sera extrĆŖmement vigilant sur Ƨa. Et un dernier mot. Et le dernier mot pour finir du coup sur l'A16. Je vois de plus en plus de camions sur l'A16. Mais j'en vois de moins en moins sur les trains. C'est peut-ĆŖtre impĆ©ratif de relancer le fret sur la Carcois. Et d'ĆŖtre moteur sur cette question-lĆ . VoilĆ je vous remercie. Merci beaucoup. Merci Ć tous. Patrice un petit mot de conclusion peut-ĆŖtre gĆ©nĆ©ral sur la rĆ©union. Ća rĆ©pondait Ć vos attentes ? Oui en tout cas pour l'instant. Maintenant il faut bosser. Non ce que je vous proposais, ce que je disais en introduction. LĆ on a une discussion un peu globale qui va permettre Ć ĆcosystĆØme D justement d'identifier Ć travers la conversation qu'on vient d'avoir les thĆØmes, les groupes de travail sur lesquels il faut qu'on approfondisse notre rĆ©flexion commune. Je pense qu'on a Ć se parler. On a aussi Ć rassurer les travailleurs que vous reprĆ©sentez ou que vous dirigez. Et je pense que c'est ce travail-lĆ qu'on doit faire ensemble. Donc rendez-vous dans les groupes thĆ©matiques. Je laisserai ĆcosystĆØme D pour identifier en fonction de ce qu'on vient de se dire les thĆØmes saillants. Et puis on se retrouve au printemps dans cette configuration justement pour revenir sur tout ce qui aura Ć©tĆ© dit dans ces groupes thĆ©matiques, ce qu'on peut en conclure. Les Ć©tats gĆ©nĆ©raux et l'emploi local pour la communautĆ© urbaine, je ne parle pas pour vous, pour la communautĆ© urbaine, c'Ć©tait terminĆ© par une feuille de route de l'Ć©conomie votĆ©e en conseil communautaire qui a dĆ©fini la stratĆ©gie de la communautĆ© urbaine en matiĆØre Ć©conomique et sociale pendant dix ans, donc aujourd'hui. Je n'exclue pas qu'Ć l'issue des travaux de la confĆ©rence sociale, nous aboutissions Ć nouveau Ć une nouvelle feuille de route communautaire sur la stratĆ©gie sociale, environnementale et Ć©conomique par rapport Ć la dĆ©carbonation. Je pense que dix ans, c'est bien, mais on doit reprendre un coup d'avance. Et je pense que c'est ensemble qu'on trouvera ce coup d'avance. Madame, vous disiez, faisons de ce territoire un territoire exemplaire puisqu'on connaĆ®t quelque chose d'unique. Eh bien, faisons de ce territoire ensemble un territoire exemplaire. Mais lĆ , pour Ƨa, on a besoin d'ĆŖtre tous ensemble. On ne le fera pas tout seul. Merci. C'est le mot de la fin. Vous pouvez vous applaudir. Je vous fĆ©licite du travail menĆ©. Applaudissements Si vous ne l'avez pas fait, merci de laisser vos coordonnĆ©es. L'idĆ©e, c'est qu'on revienne vers vous avec le compte rendu et ensuite avec un rendez-vous pour commencer le travail qui a Ć©tĆ© Ć©voquĆ© par M. le PrĆ©sident. Merci encore une fois Ć toutes et Ć tous. A trĆØs bientĆ“t. Si vous avez, Mesdames et Messieurs, les journalistes, des questions Ć poser, c'est maintenant. C'est ici. N'hĆ©sitez pas Ć venir nous rejoindre.
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